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Lexus UX: Le SUV compact by Lexus

Avec le Lexus UX, Toyota introduit pour la première fois un SUV compact au sein de sa gamme. Il se présente comme une véritable alternative aux meilleurs SUV compacts, grâce à son style audacieux et différent, à son habitacle bien fini et à sa riche dotation d’équipements de sécurité.

Lexus a pratiquement inventé le multi-segment haut de gamme, lorsqu’elle a lancé la RX en 1998, mais la marque de luxe était un peu en retard sur les SUV compacts. Aujourd’hui, trois ans après le lancement du NX, Lexus a créé l’UX, son troisième SUV. Il se confronte à des modèles comme la Mercedes GLA, la BMW X1, l’Audi Q3 et la Volvo XC40, mais avec un profil de coupé et des caractéristiques de conduite sportive, sa rivale la plus proche est sans doute la BMW X2.

Esthétiquement, on retrouve à l’avant l’ADN Lexus, avec une calandre trapézoïdale et la signature lumineuse propre aux modèles de la marque, tandis que l’arrière se caractérise par une vaste ligne lumineuse horizontale. Anguleux et non circulaires, les passages de roues ne sont pas sans rappeler ceux utilisés sur le nouveau RAV4.

Avec ses 4,5 m en longueur, 1,84 m en largeur et 1,54 cm de hauteur, l’UX offre un habitacle spacieux et lumineux à ses occupants. Seul bémol, le coffre à la capacité de chargement assez ridicule se limite à 283 litres en version quatre roues motrices. Poursa part, la planche de bord, orientée vers le conducteur, rehaussée de matériaux de qualité, arbore un dessin original. En partie numérique, le combiné d’instrumentation est complété par un écran de navigation central. Ce dernier s’étend de 7 ou 10,3 pouces selon la finition choisie et propose un affichage divisé en deux parties. La partie gauche peut ainsi être dédiée à la navigation et la droite au suivi des performances ou des lux d’énergie.

Par ailleurs, les ingénieurs de Lexus ont travaillé particulièrement fort pour rendre la structure de la voiture aussi rigide que possible – ce qui améliore également le raffinement et la sécurité – tandis que l’utilisation de composites pour le couvercle du coffre et d’aluminium pour les panneaux de porte permet de limiter le poids. Avec ses 1.620 kg, l’UX hybride n’est pas aussi surchargé qu’il pourrait l’être. Il y a lieu de noter que le SUV compact de Lexus est basé sur une adaptation de la plate-forme TNGA de Toyota, ce qui signifie qu’il partage ses bases avec la Toyota Prius et la Toyota C-HR.

S’agissant des équipements de sécurité, l’UX est équipé de série d’un ensemble de technologies de sécurité active, comprenant le freinage d’urgence automatique, l’assistance au maintien de la trajectoire, un régulateur de vitesse adaptatif et un système de détection des piétons et cyclistes. Pour le volet confort, la dotation de série est riche, comprenant des jantes en alliage de 18 pouces, des phares à LED automatiques, un régulateur de vitesse adaptatif, la climatisation bi-zone, les sièges avant électriques, une banquette arrière divisée 60/40 rabattable et un système audio à six haut-parleurs.

Au chapitre mécanique, l’UX est proposé en entrée de gamme avec un quatre cylindres de 2,0 litres développant 168 chevaux. Une deuxième version, 250h hybride, associe une version à cycle Atkinson de ce moteur à un système hybride, pour une puissance totale de 181 chevaux. Ces deux blocs sont associés à la nouvelle boîte automatique à changement de vitesses direct CVT de Toyota, une transmission automatique à variation continue qui simule 10 rapports. Le premier passe de 0 à 100 km/h en 8,9 s tandis que le second expédie le même exercice en seulement 8,6 s.
Il est à signaler enfin que trois modes de conduite sont proposés : Eco, Sport, Sport+, qui font évoluer les performances, mais aussi la couleur du combiné d’instrumentation : vert pour l’Eco, bleu pour le normal et orange/rouge pour le mode sport. En mode sport, l’UX est équipé d’un générateur de son censé reproduire le rugissement de moteurs plus puissants.
En ville, le mode «EV» permet de forcer le fonctionnement 100 % électrique de l’UX. L’autonomie reste limitée à quelques centaines de mètres et le mode thermique se réactivera automatiquement si l’on taquine trop la pédale d’accélérateur.

McLaren Senna: Bête de circuit

Nommée d’après l’emblématique pilote de Formule 1 Ayrton Senna, cette hypercar extrêmement axée sur la piste est le dernier chef-d’œuvre de McLaren.

Si vous voulez donner à une voiture le nom d’Ayrton Senna, elle a intérêt à être très bonne sur une piste. Et c’est effectivement le cas de la McLaren Senna, dernier modèle de la ‘UltimateSeries’ de McLaren, qui a débuté avec l’hypercar hybride P1. McLaren prétend que c’est la voiture de route la plus extrême qu’il ait jamais construite.
La bête affiche un style plus brutal que sensuel. Elle se distingue par la complexité de ses surfaces, en particulier les lamelles superposées sous l’aile arrière. Basse et large, elle peut déplaire par ses contours torturés, mais c’est sûr qu’elle ne laisse personne indifférent.
L’habitacle a la forme d’une goutte d’eau, avec les roues poussées dans chaque coin et chaque surface est régie par la nécessité de dévier l’air froid vers l’intérieur, l’air chaud vers l’extérieur.

Ouvrez les portes dièdres de la McLaren Senna et sa structure en fibre de carbone est clairement visible sur le tableau de bord et les portes. Le matériau s’étend aux sièges baquets personnalisables et se mêle à du faux daim ou du cuir en option, sur tout l’habitacle. L’intérieur aéré offre une excellente visibilité, avec des montants de toit étroits et des sections transparentes uniques sur les panneaux de porte. L’ouvre-porte électronique traditionnel, les boutons de fenêtre et le bouton-poussoir de démarrage sont suspendus au plafond. Le volant est dépourvu de boutons et le groupe de jauges numériques se replie vers le haut ou vers le bas selon le mode d’affichage. Un écran tactile de 8,0 pouces est situé au centre et comprend des fonctions audio, multimédia, de navigation et autres. Bien que la Senna n’utilise pas la technologie d’aide à la conduite que l’on retrouve sur la majorité des voitures, elle est offerte avec un système à trois caméras qui peut être utilisé pour enregistrer des temps record au tour.

Contrairement à la P1, la Senna n’est pas une hybride. Elle est propulsée uniquement par une évolution de 4,0 litres du V8 que l’on retrouve également dans la 720S. Une longue et coûteuse liste de mises à niveau internes a permis d’obtenir 800 chevaux et 800 Nm de couple, avec 800 kg d’effort au sol, à 260 km/h en mode piste. Ce sont des chiffres sérieux pour une voiture de course, d’autant plus que le Senna pèse moins de 1.200 kg sans liquide. Bien entendu, les performances sont ahurissantes : la vitesse maximale est de 360 km/h et le 0-100 km/h est expédié en 2.8 s, bien que ce soit le 0-200 km/h en 6.8 s qui met vraiment les choses en perspective.

Et c’est le poids, et non la puissance, qui a clairement dominé les processus de pensée des ingénieurs. L’aile arrière de 4,87 kg peut supporter jusqu’à 100 fois son propre poids, chaque aile avant ne pesant que 660 grammes, et même les mécanismes de porte ont été changés, réduisant le poids de 20%. Au total, la Senna ne pèse que 1.198 kg à sec, soit environ 1.300 kg avec tous les liquides et le carburant.

Sur la route, le gigantesque aileron arrière est capable d’appliquer seul 500 kg d’appui vers l’avant et se repositionne activement à la volée, en tandem avec les pales aérodynamiques avant mobiles (en forme presque d’aile à trois éléments) pour rendre la voiture plus glissante en ligne droite, plus collante en zone de freinage et en courbe et ajuster l’équilibre avant arrière global, pour la maintenir aussi stable que possible. À ce travail de stabilisation contribuent également les amortisseurs, qui sont interconnectés hydrauliquement, à l’avant comme à l’arrière et d’un côté à l’autre, tandis qu’une fonction de rigidité automatique hydraulique appelée ‘amortisseur K’ remplit une fonction similaire à une barre antiroulis. La suspension s’adapte automatiquement sur la route, et peut également être configurée sur un panneau « Active » similaire aux autres modèles de la gamme McLaren, avec les modes Confort, Sport et Track. Le mode course, quant à lui, est accessible via une commande séparée, située en haut du plafond.

Enfin, la production est limitée à 500 voitures, et toutes ont déjà été vendues, malgré le prix exorbitant de 900.000 euros. Une partie des bénéfices est reversée à la Fondation Ayrton Senna, d’où le nom partagé avec le héros de F1, qui a couru pour McLaren de 1988 à 1993.

Kia Ceed: le challenger

Avec de sérieuses visées sur le marché européen, Kia table sur la nouvelle génération de la Ceed, développée sur le vieux continent, pour se faire une place au soleil sur un marché des compactes très concurrentiel, grâce à de sérieux atouts.

Conçue exclusivement pour la vente en Europe et fabriquée dans l’usine slovaque de la marque, la Kia Cee’d (devenue maintenant Ceed), est confrontée à une forte concurrence, notamment de la Ford Focus, de la Peugeot 308 et de la Volkswagen Golf. Cette troisième génération perpétue l’héritage du passé, tout en apportant de nouvelles améliorations, lui permettant de se positionner en sérieux challenger des protagonistes de la catégorie.

Esthétiquement, cette nouvelle génération est plus haute de 2,3 centimètres (1,44 mètre contre 1,42 mètre pour l’ancienne) et plus large de 2 centimètres (1,80 mètre contre 1,78 mètre auparavant), mettant en avant une ligne plus athlétique. La face avant affiche une identité forte, grâce à la célèbre calandre Tiger Nose et à ses optiques acérés. L’arrière, lui, se démarque par de jolis feux en forme ovale et dotés d’éclairage à LED.

À l’intérieur, la qualité de l’habitacle a encore fait un bond en avant, se rapprochant davantage des références de la catégorie, en particulier la Golf 7. La qualité des matériaux est excellente et l’écran tactile « flottant » semble moderne, tout en permettant aux concepteurs de rendre le tableau de bord particulièrement peu profond, pour augmenter l’espace dédié aux occupants.

Grâce à l’utilisation de la nouvelle plateforme K2, la Ceed offre davantage d’espace à bord. L’espace aux places arrière est presque aussi généreux qu’à l’avant. À l’arrière, le plancher presque plat permet à trois adultes de s’installer à leur aise. Mais, il n’y a pas que les passagers que la Kia Ceed peut transporter avec aisance. Son coffre est également spacieux, offrant une capacité de chargement de 395 litres.

Côté équipement, la gamme se décompose de trois niveaux de finition: Motion, Active et Edition #1. Cette dernière est une finition de lancement, non pas limitée en nombre, mais dans le temps. De série, sur le premier niveau de finition (Motion), on retrouve déjà un équipement assez complet, notamment en termes de sécurité, avec six airbags, le freinage automatique d’urgence, l’aide au maintien dans la file, la détection de somnolence ou encore la gestion des feux de route automatique. L’écran tactile de sept pouces, le régulateur de vitesse, la climatisation, le passage automatique des feux de croisement aux phares ou encore la caméra de recul sont de série. Le niveau supérieur, avec la finition «Active», offre en sus un écran tactile de huit pouces avec GPS, des jantes en alliage de 16 pouces, les feux arrière à LED ou encore la climatisation automatique bi-zone. Sur la finition haut de gamme, la nouvelle Ceed propose pour la première fois le « Traffic Jam Assist », la conduite automatique dans les embouteillages, une technologie de conduite autonome de niveau 2.

Au chapitre mécanique, le catalogue comprend deux versions essences : un T-GDi turbo de 1,0 litre et le tout nouveau T-GDi de 1,4 litre, développant la puissance de 118 ch et 138 ch. Ces deux blocs réalisent l’exercice du 0 à 100 km/h en respectivement 10,9 ou 8,6 secondes et sont disponibles avec une boîte manuelle ou à double embrayage à 7 rapports. Le diesel, lui, consiste en un moteur 1,6 litre, décliné en deux puissances, 115 et 138 ch. Il y a lieu de noter qu’il est possible de disposer en option du sélecteur de mode de conduite (DMS) : le mode normal réduit l’effort et la consommation, tandis que le mode sport rehausse les performances et la réactivité.

Ford Ranger Raptor: un franchisseur pur jus

Ce n’est pas chaque jour qu’on est invité à conduire un engin aussi exclusif que le Ford Ranger Raptor. C’est donc avec beaucoup de curiosité et autant d’enthousiasme que nous en avons pris le volant dans les environs de la cité des alizés, Essaouira.

La particularité du Raptor est d’être inspiré par les véhicules participants aux rallyes-raids comme le Dakar et Baja. Unique dans sa catégorie, cet engin inoxydable a été développé par la division Ford Performance pour dominer son environnement.

Esthétiquement, il reprend à l’avant une calandre inspirée de celle du grand frère F150 Raptor, anthracite et barrée d’un énorme Ford. Le bouclier est spécifique et n’est plus solidaire de la carrosserie, mais directement monté sur un cadre indépendant, solidaire du châssis. Les ailes, en matériau composite, sont élargies afin de permettre des débattements de suspensions plus importants, mais aussi pour accueillir des énormes pneus BF Goodrich aux dimensions généreuses (285/70R17).
L’intérieur, lui, est moins exotique que l’extérieur. On y trouve malgré tout une sellerie spécifique, plus enveloppante, avec le monogramme Raptor brodé sur les dossiers, et des surpiqûres bleues, également présentes sur le volant et sur la planche de bord. Le volant arbore, pour sa part, un repère rouge de point milieu et une inscription Raptor.
Grâce à ses dimensions « gigantesques » avec une longueur de 5,36 m, une largeur de 1,86 cm et une hauteur de 1,81 cm, le Raptor offre assez d’espace à l’intérieur de la double cabine pour loger quatre adultes confortablement.

Côte tenue de route, ce Pick-up au design déluré est fait pour franchir tous les obstacles. Rien ne l’arrête ou presque…Ses pare-chocs avant indépendants, passages de roues élargis, son châssis unique ultra-renforcé et ses suspensions indépendantes avec amortisseurs Fox Racing sont là pour le rappeler. D’ailleurs, nous en avons fait l’expérience, lorsque notre pick-up d’essai est tombé à l’aveuglette dans un gué profond….Le choc aurait pu être fatal pour une autre voiture mais pas pour le Raptor.

Pour se sortir de toutes les situations difficiles, le Pick-up insolite de Ford fait appel à un nouveau système de gestion du terrain (Terrain Management System) permettant de choisir entre six modes de conduite différents en fonction du type de terrain : Normal privilégiant le confort lors des trajets quotidiens; Sport, pour une conduite plus réactive et plus dynamique sur route; Neige/Gravier/Herbe, conçu pour des surfaces glissantes; Sable/Boue, pour les terrains meubles qui nécessitent une meilleure motricité; Rocheux, spécifiquement pour les terrains accidentés et enfin Baja, pour une performance ultime hors route à grande vitesse.

De plus, le Raptor, dispose d’une garde au sol de 23 cm supérieure au Ranger classique pour atteindre les 28,3 cm, de quoi lui permettre de franchir tous les obstacles. Un gain en efficacité renforcée par des angles d’attaque de 32,5°, ventral de 24° et de fuite de 24°. Dans la foulée, la suspension a également été revisitée. Elle est assurée par des combinés de marque Fox Racing Shox, à piston de 46,6 mm bénéficiant d’une gestion variable de l’amortissement « position sensitive damping ». Quant au freinage, il a été confié à des disques avant et arrière ventilés de 332 mm, pincés à l’avant par des étriers flottants à 2 pistons.

Bien équipé, le Raptor met surtout l’accent sur les équipements de sécurité et les assistants à la conduite. Au menu, le détecteur des panneaux de signalisation, le système détection de collision, 7 airbags, l’assistance au freinage d’urgence ainsi que l’avertisseur de franchissement de ligne.

Au chapitre mécanique, ce franchisseur hors normes fait appel à un moteur EcoBlue Bi-turbo 2.0l de 213ch et 500 Nm de couple, associé à la nouvelle transmission automatique Ford à 10 rapports… Fort de ce couple éléphantesque, le Raptor, nous gratifié d’un bel agrément de conduite malgré son poids dépassant les deux tonnes (2 198 kg). Ce bloc coupleux et volontaire a répondu présent dans toutes les situations surtout en off road où le terrain accidenté et le fort dénivellement exigeait de la puissance.

Mitja Borkert

DÉCOUVREZ L’HISTOIRE CAPTIVANTE EN PDF

Une fois encore, les designers nous prouvent que quand on se donne les moyens, rien n’est impossible et on peut réaliser tous ses rêves. C’est le cas de Mitja Borkert, Head of Design de Lamborghini, qui a passé son enfance à dessiner des voitures, en rêvant du jour où il deviendrait designer. Grâce à sa persévérance, il a pu décrocher un stage chez Porsche, qui lui a ouvert la voie dans le monde de l’automobile. Ne ménageant pas ses efforts, il a réussi d’intégrer l’équipe de la firme allemande, une fois son diplôme en poche. Loin de se reposer sur ses acquis, il a fait ses preuves, en travaillant sur différents projets, tels que le lancement du Cayenne, du Macan ou encore des concepts comme la Mission E. Après de longues années chez Porsche, il a été nommé à la tête du design de Lamborghini. Une fois encore, Mitja Borkert a fait preuve d’une grande créativité, à travers des modèles comme le Terzio Millenio, mais s’il y a bien un modèle qui lui permettra d’avoir une place spéciale dans l’histoire de la firme italienne c’est bel et bien l’URUS. Rencontre avec un homme qui continue de réaliser ses rêves, au quotidien.

Comment est née votre passion pour l’automobile ?

Je suis né en Allemagne de l’Est, le 17 mars 1974, derrière le fameux mur. Donc, pratiquement, je n’ai jamais vu une Lamborghini ou une voiture occidentale en vrai. Il était donc juste inconcevable pour moi de devenir designer automobile. Mais malgré cela, à l’âge de 7 ou 8 ans, j’ai commencé à dessiner des voitures et des motos. Cela m’a toujours fasciné. Mais je me souviens qu’en 1986 – alors que j’avais 12 ans, j’avais décidé de concevoir des voitures – pour rendre celles qui étaient commercialisées à l’époque plus belles et plus tard, j’ai même créé ma marque fantaisie, avec un logo et un portfolio de produits. J’étais obsédé. Mais c’était aussi le cas avec les motos. Plus tard, à l’école, nous dessinions toujours assis au dernier rang de la classe. À ce moment-là, mon rêve avait pris le dessus sur tous mes doutes – je voulais vraiment devenir designer. Cela me brisait le cœur quand un de mes camarades de classe disait … Mitja, penses-tu qu’ils t’attendent chez Porsche …? Cela m’a donné une motivation supplémentaire pour prouver le contraire.

Vous saviez pour quelle marque vous vouliez travailler ?

Je ne pensais pas vraiment à une marque en particulier. Tout ce que je voulais faire, c’était de concevoir des voitures. Je regardais des vidéos et feuilletais beaucoup de magazines. Pasadena, Pforzheim, Cardesigners – J’avais envie de faire partie de cette histoire. Je me souviens avoir passé le test à Pforzheim le même jour que Daniel Simon (Roborace). Je visitais le studio de design de Transportation Pforzheim – et j’ai vu Marc Lichte (Audi), à l’oeuvre. Et je m’en souviens comme si c’était hier – l’odeur, les croquis – c’était la vie dont je rêvais et que je voulais.

Parlez-nous de vos débuts dans le monde professionnel du design automobile

En fait, ma première expérience chez Porsche remonte à août 1997, alors que j’étais encore étudiant. Cela m’a vraiment marqué. C’était juste incroyable. Porsche travaillait sur les Cayenne 1: 4 Models à ce moment-là. Je me rappelle quand Ferry Porsche nous a rendu visite une fois au centre de design – c’était un moment très spécial – parce que c’est tout simplement le père de Porsche. Je me souviens d’avoir pu admirer de très près la GT1 Racecar sur le Testtrack. C’était absolument excitant de voir et ensuite de devenir designer pour Porsche. C’est pour cette raison que j’ai tout donné. Je dessinais comme un fou. Je faisais moi-même mon Diplom Model. Je voulais à tout prix intégrer l’entreprise, car il n’y avait qu’un seul poste disponible. C’est avec Harm Lagaay (ndlr.designer automobile allemand) que je me suis entretenu, c’était  un moment mémorable!

Après vos études, vous avez été retenu chez Porsche. Comment ont été vos débuts ?

Au début, je suis allé à Huntington Beach, pour participer au projet de la Carrera GT. Après cela, je suis revenu en Allemagne et j’ai eu l’opportunité de faire partie du Customer Design de Porsche. Nous avons dessiné et conçu pour de nombreuses marques comme Subaru, Honda, Citroën, Nissan, Fendt, etc. J’ai même eu l’occasion de faire des motos et des tracteurs. Plus tard, j’ai pu travailler sur le Facelift de la 987 Boxster, puis sur le Cayenne 2010, dans toutes ses versions, le Macan 2013, la Panamera Sport Turismo Concept 2012, la Panamera Mission E de 2015.

Vous avez été, pendant des années, General Manager Advanced Design. Pouvez-vous nous expliquer en quoi consistait ce poste ?

J’ai toujours été très fort pour tout ce qui est idées stratégiques et visionnaires pour une marque. L’Advanced Design est un domaine très vaste. Des idées les plus folles aux nouvelles idées produits plus concrets – avec pour résultats des modèles comme le Macan, la Panamera Sport Turismo et la Mission E. Au final, vous devez explorer plusieurs idées, travailler sur des modèles 1: 3, des modèles Fullsize, mais aussi sur des présentations. C’était un vrai plaisir, une période très créative.  Peut-être de 20 idées, 3 seulement atteignent le stade de la production.

Quel projet vous a le plus marqué, à cette époque ?

Vous savez, tous les projets sont réellement passionnants. Il y a des projets sur lesquels j’ai adoré travailler, mais que le public n’a jamais pu voir. On verra ce que nous réserve le futur,  peut-être qu’un jour ils seront présentés. Je n’arrêterai jamais d’y croire. Je suis optimiste. Ce que peu de gens savent, c’est que le design est un vrai sport d’équipe. Donc, le moment le plus excitant pour moi est, quand vous travaillez avec des gens passionnés sur un projet cool. Cela permet à chacun de repousser ses limites de créativité. C’est ce que je recherche constamment. C’est une de mes principales motivations.

Vous avez travaillé sur plusieurs modèles Porsche.  Lequel est spécial pour vous ?

En tant que concept, la Mission E, sans conteste. Parce que c’était une sorte de réponse à Tesla et aujourd’hui, je suis fier de voir qu’elle a beaucoup d’influence sur certaines des nouvelles voitures électriques d’autres marques. Pour ce qui est des modèles de production, je dirai le Macan. Parce que c’est un succès énorme pour Porsche et tout le monde semble aimer le Design du Macan.

Parlez-nous de votre nomination à la tête de Lamborghini

C’était mon rêve, certes, d’être Head of Design. Mais dessiner une Lamborghini était un rêve encore plus grand. Maintenant j’en suis là grâce à des gens très importants, comme Walter de Silva et Michael Mauer, qui ont cru en moi. Je me sens très chanceux. C’est un grand rêve et je fais de mon mieux pour créer les meilleurs designs pour Lamborghini.

Qu’est ce que cela fait d’être Head of Design de Lamborghini ?

Je ne vais pas vous mentir, c’est une très grande responsabilité. Mais je ne peux pas céder à la  pression, pour rester créatif. Donc, ma philosophie est d’être créatif, optimiste et surtout un joueur d’équipe. J’ai la chance de travailler avec une équipe fantastique. Ce sont des gens talentueux et très passionnés. Je suis reconnaissant.

Comment voyez-vous le futur de Lamborghini ?

Une de mes devises est « Expect The Unexpected », Nous sommes Lamborghini. Notre ADN et critères de design sont des plus reconnaissables dans le monde automobile. J’ai pour mission de conserver cela. Mais nous sommes aussi dans l’obligation d’évoluer et de nous renouveler. Ma première grande vision était le Terzo Millennio. Une forte déclaration d’une Lamborghini «full electrical» et une perspective de quelques éléments de design du futur – comme les Y Lights. Mais nous devons toujours trouver les prochaines tendances, avec un caractère différent. Je veux juste vous dire que je passe par la période la plus créative de ma carrière.

Que pouvez-vous nous dire du Forged Composite ?

Le Forged Composite est une technologie du futur disponible dès aujourd’hui. Vous pouvez créer des formes plus complexes avec une fonction intégrée comme le système ALA du Huracan Performante. C’est aussi un matériau très élégant. Grâce à la possibilité de créer des formes complexes, nous avons plus de liberté créative

Pour finir, qu’est ce que Lamborghini nous réserve pour le futur ?

Malheureusement, je ne peux pas vous parler des projets sur lesquels nous travaillons actuellement, mais tout ce que je peux partager avec vous est une déclaration du fondateur de la marque : je suis Ferruccio Lamborghini: « J’ai créé cette voiture pour moi. C’était toujours un rêve et cela doit rester un rêve!  » Cette phrase est très claire pour moi. Elle a fait que Lamborghini vise toujours le top et l’exclusivité. Pas de niveau d’entrée. Nous avons toujours créé des voitures pleines d’innovation, de technologie et très belles visuellement. Vous savez, nous sommes une petite entreprise. Nous sommes environ 1.400 personnes. Nous devons faire les bons choix et nous appliquer étape par étape, parce que nous voulons réaliser nos voitures de rêve, selon la philosophie et la méthode Lamborghini. Toujours le top. Toujours l’ADN de Lamborghini. Nous sommes les designers de l’expérience.

 

FCA Morocco s’allie à la Continentale et célèbre ses marques

La Continentale commercialisera désormais les voitures urbaines Fiat et Abarth, les belles italiennes Alfa Romeo, les aventurières Jeep sans oublier les utilitaires Fiat Professional. Ce spécialiste de l’automobile, dont le siège historique est basé Rue Soumaya, vient en effet de sceller un partenariat avec Fiat Chrysler Automobiles Morocco, lancé le Jeudi 9 Mai. Il reprend dans la foulée le show-room du Maarif, un bel espace où toutes les marques du Groupe sont mises en vedette.

Grâce à cette alliance, FCA Morocco déploie une stratégie commerciale de proximité et propose une solution de service au cœur de la ville. Une belle occasion de découvrir et redécouvrir l’ensemble des modèles des marques FCA, et plus particulièrement la nouvelle gamme Alfa Romeo. Avec ses modèles phares, Stelvio et Giulia, Alfa Romeo exprime avec brio la sportivité, la performance et l’esthétisme si chers à la marque.

Aujourd’hui, la marque au Biscione renforce sa gamme avec de nouvelles motorisations équipées du système SRC (Réduction Catalytique Sélective) avec adjonction d’AdBlue visant à piéger les Nox pour répondre à la norme Euro6 D.
A noter que les versions Diesel 150 et 180 ch gagnent 10 ch supplémentaires, passant à 160 et 190 ch, alors que la motorisation 136 ch (Giulia uniquement) reste disponible en boîte automatique AT8 dès le premier niveau de finition. Le niveau d’équipements s’enrichit par la même occasion sur la plupart des versions, à l’image du système Apple Car Play/Android Auto désormais de série sur toutes les finitions Giulia et Stelvio.

A souligner, enfin, que la nouvelle gamme d’Alfa Roméo est accessible à partir de 379.900 DH.

Global Occaz s’investit dans le marché marocain du véhicule d’occasion

Les ventes des voitures d’occasion dépassent de loin celles du marché du neuf. Mais le bémol est le manque de structuration de ce marché où le client devient une proie facile à certains escrocs. Depuis quelques années, les importateurs et certains opérateurs se bousculent au portillon pour s’accaparer une part de gâteau de ce marché très juteux. Le dernier en date est Global Occaz, filiale du Groupe Bugshan Maroc présent au Maroc à travers, entre autres, les filières de l’automobile (Global Engines, importateur exclusif de la marque Hyundai au Maroc ; BM Rental spécialisée dans la location de voiture et Global Tyres spécialisé dans les pneus.

Global Occaz a été créée pour établir la confiance entre acheteurs et vendeurs à travers plus de clarté et de transparence, développer et compléter l’écosystème du Groupe Bugshan Maroc, contribuer à assainir le marché des pratiques peu orthodoxes, et à faire évoluer les procédures de mutation de cartes grises et lutter contre la lourdeur administrative.

La filiale du Groupe Global Occaz proposera à ses clients des véhicules à l’origine sure, sélectionnés et expertisés, un engagement sur la qualité, la transparence, le juste prix, un « Guichet unique » permettant une offre intégrée (accompagnement administratif, financement, assurance) et enfin une capacité à expertiser, à estimer et à racheter les véhicules en temps record.

Aston Martin lance la DBS Superleggera Volante

La firme de Gaydon, vient de lancer officiellement son nouveau cabriolet quatre places : L’Aston Martin DBS Superleggera Volante. Sa pièce maîtresse est un V12 de 5.2 litres gavé par deux turbos, qui développe 725 ch et un couple dantesque de 900 Nm dès 1 800 tr/mn. Le tout distribué seulement aux roues arrière…. Mais en devenant découvrable (il lui faut 14 secondes pour décapoter), la britannique a aussi pris un peu de poids. Sur la balance, elle dépasserait désormais les 1 863 kg. De quoi mettre à mal l’amortissement piloté et les freins carbone céramique, tous de série.

Malgré les 167 kg supplémentaires par rapport au coupé, le monumental V12 est une vraie catapulte. Le 0 à 100 km/h ne demanderait d’ailleurs à l’anglaise que 3,6 secondes. Et malgré qu’Aston Martin a beau assurer que la répartition des masses de la nouvelle « Volante », qui reprend les soubassements de la DB11, atteint le parfait 50/50, mieux vaudra ne pas tenter le diable au volant de cette diva. Outre les quelques assistances électroniques, son prix devrait suffire à calmer les ardeurs des propriétaires. Il leur en coûtera au moins 295 500 €. Les livraisons débuteront au troisième trimestre 2019.

Gentlemen Drivers Magazine fête son centième numéro

Pour fêter son centième numéro, Gentlemen Drivers Magazine a organisé une soirée le samedi 20 avril 2019 en partenariat avec l’hotel Four Seasons de Casablanca, Univers Motors, Shell Vivo Energy, DMA et speedGom.

Les convives représentant la presse automobile mais aussi des collectionneurs ayant fait l’objet de couvertures du magazine tel que , Kamoil Kholti , Dafir Arraki , Herve Arnone Demoy, Gilbert Guzzi et Karim Benkirane ont été conquis par le bilan exceptionnel de plus de huit ans d’engagement acharné au service de la passion automobile.

Le Directeur général de Gentlemen Drivers Magazine, Ahmed Kseibati, a rappelé la genèse du projet qui a démarré en janvier 2011 avec l’ambition d’apporter une autre vision de la passion automobile accès sur l’humain en tant que créateur de cet objet tant désiré. Fort de concept unique au Maroc, monde de arabe et africain, Gentlemen Drivers Magazine se targe d’être le seul magazine au monde avec ce concept en apportant une forte valeur ajoutée au paysage médiatique automobile national et international à travers des interview et des shooting uniques pour : 17 collectionneurs, 10 constructeurs, 15 pilotes, 22 designers et 19 gentlemen appartenant à 14 nationalités.

Le nouveau Porsche Speedster dévoilé au Salon de New York

Après le show-car dévoilé en juin 2017 lors des célébrations du 70e anniversaire de Porsche et une deuxième version du concept au Mondial de l’Automobile de Paris, la version définitive du Speedster est enfin là. Cette ultime déclinaison de la septième génération de la 911 a été dévoilée à l’occasion du salon de New York 2019.

Ce modèle se distingue d’une « simple » 911 cabriolet par son pare-brise raccourci et plus incliné. Le vitrage latéral est adapté en conséquence. Les places arrière ont été supprimées. La carrosserie remonte ainsi derrière le conducteur et le passager, sans la grille d’aération traditionnelle pour le moteur. Mais la grande nouveauté est à chercher du côté de ce dernier. En effet, cette nouvelle génération du Speedster est dotée d’un flat-six 4.0 litres, emprunté à la GT3. Excusez du peu!! Il développe 502 ch et est associé à une boîte manuelle à six rapports. C’est donc d’une vraie voiture de pilote qu’il s’agit, car il n’y a pas d’automatique au programme ! Ce modèle sera produit en série limitée. 1 948 exemplaires sont prévus en référence à l’année de naissance de la marque.