Nommée d’après l’emblématique pilote de Formule 1 Ayrton Senna, cette hypercar extrêmement axée sur la piste est le dernier chef-d’œuvre de McLaren.

Si vous voulez donner à une voiture le nom d’Ayrton Senna, elle a intérêt à être très bonne sur une piste. Et c’est effectivement le cas de la McLaren Senna, dernier modèle de la ‘UltimateSeries’ de McLaren, qui a débuté avec l’hypercar hybride P1. McLaren prétend que c’est la voiture de route la plus extrême qu’il ait jamais construite.
La bête affiche un style plus brutal que sensuel. Elle se distingue par la complexité de ses surfaces, en particulier les lamelles superposées sous l’aile arrière. Basse et large, elle peut déplaire par ses contours torturés, mais c’est sûr qu’elle ne laisse personne indifférent.
L’habitacle a la forme d’une goutte d’eau, avec les roues poussées dans chaque coin et chaque surface est régie par la nécessité de dévier l’air froid vers l’intérieur, l’air chaud vers l’extérieur.

Ouvrez les portes dièdres de la McLaren Senna et sa structure en fibre de carbone est clairement visible sur le tableau de bord et les portes. Le matériau s’étend aux sièges baquets personnalisables et se mêle à du faux daim ou du cuir en option, sur tout l’habitacle. L’intérieur aéré offre une excellente visibilité, avec des montants de toit étroits et des sections transparentes uniques sur les panneaux de porte. L’ouvre-porte électronique traditionnel, les boutons de fenêtre et le bouton-poussoir de démarrage sont suspendus au plafond. Le volant est dépourvu de boutons et le groupe de jauges numériques se replie vers le haut ou vers le bas selon le mode d’affichage. Un écran tactile de 8,0 pouces est situé au centre et comprend des fonctions audio, multimédia, de navigation et autres. Bien que la Senna n’utilise pas la technologie d’aide à la conduite que l’on retrouve sur la majorité des voitures, elle est offerte avec un système à trois caméras qui peut être utilisé pour enregistrer des temps record au tour.

Contrairement à la P1, la Senna n’est pas une hybride. Elle est propulsée uniquement par une évolution de 4,0 litres du V8 que l’on retrouve également dans la 720S. Une longue et coûteuse liste de mises à niveau internes a permis d’obtenir 800 chevaux et 800 Nm de couple, avec 800 kg d’effort au sol, à 260 km/h en mode piste. Ce sont des chiffres sérieux pour une voiture de course, d’autant plus que le Senna pèse moins de 1.200 kg sans liquide. Bien entendu, les performances sont ahurissantes : la vitesse maximale est de 360 km/h et le 0-100 km/h est expédié en 2.8 s, bien que ce soit le 0-200 km/h en 6.8 s qui met vraiment les choses en perspective.

Et c’est le poids, et non la puissance, qui a clairement dominé les processus de pensée des ingénieurs. L’aile arrière de 4,87 kg peut supporter jusqu’à 100 fois son propre poids, chaque aile avant ne pesant que 660 grammes, et même les mécanismes de porte ont été changés, réduisant le poids de 20%. Au total, la Senna ne pèse que 1.198 kg à sec, soit environ 1.300 kg avec tous les liquides et le carburant.

Sur la route, le gigantesque aileron arrière est capable d’appliquer seul 500 kg d’appui vers l’avant et se repositionne activement à la volée, en tandem avec les pales aérodynamiques avant mobiles (en forme presque d’aile à trois éléments) pour rendre la voiture plus glissante en ligne droite, plus collante en zone de freinage et en courbe et ajuster l’équilibre avant arrière global, pour la maintenir aussi stable que possible. À ce travail de stabilisation contribuent également les amortisseurs, qui sont interconnectés hydrauliquement, à l’avant comme à l’arrière et d’un côté à l’autre, tandis qu’une fonction de rigidité automatique hydraulique appelée ‘amortisseur K’ remplit une fonction similaire à une barre antiroulis. La suspension s’adapte automatiquement sur la route, et peut également être configurée sur un panneau « Active » similaire aux autres modèles de la gamme McLaren, avec les modes Confort, Sport et Track. Le mode course, quant à lui, est accessible via une commande séparée, située en haut du plafond.

Enfin, la production est limitée à 500 voitures, et toutes ont déjà été vendues, malgré le prix exorbitant de 900.000 euros. Une partie des bénéfices est reversée à la Fondation Ayrton Senna, d’où le nom partagé avec le héros de F1, qui a couru pour McLaren de 1988 à 1993.

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