Ce n’est pas chaque jour qu’on est invité à conduire un engin aussi exclusif que le Ford Ranger Raptor. C’est donc avec beaucoup de curiosité et autant d’enthousiasme que nous en avons pris le volant dans les environs de la cité des alizés, Essaouira.

La particularité du Raptor est d’être inspiré par les véhicules participants aux rallyes-raids comme le Dakar et Baja. Unique dans sa catégorie, cet engin inoxydable a été développé par la division Ford Performance pour dominer son environnement.

Esthétiquement, il reprend à l’avant une calandre inspirée de celle du grand frère F150 Raptor, anthracite et barrée d’un énorme Ford. Le bouclier est spécifique et n’est plus solidaire de la carrosserie, mais directement monté sur un cadre indépendant, solidaire du châssis. Les ailes, en matériau composite, sont élargies afin de permettre des débattements de suspensions plus importants, mais aussi pour accueillir des énormes pneus BF Goodrich aux dimensions généreuses (285/70R17).
L’intérieur, lui, est moins exotique que l’extérieur. On y trouve malgré tout une sellerie spécifique, plus enveloppante, avec le monogramme Raptor brodé sur les dossiers, et des surpiqûres bleues, également présentes sur le volant et sur la planche de bord. Le volant arbore, pour sa part, un repère rouge de point milieu et une inscription Raptor.
Grâce à ses dimensions « gigantesques » avec une longueur de 5,36 m, une largeur de 1,86 cm et une hauteur de 1,81 cm, le Raptor offre assez d’espace à l’intérieur de la double cabine pour loger quatre adultes confortablement.

Côte tenue de route, ce Pick-up au design déluré est fait pour franchir tous les obstacles. Rien ne l’arrête ou presque…Ses pare-chocs avant indépendants, passages de roues élargis, son châssis unique ultra-renforcé et ses suspensions indépendantes avec amortisseurs Fox Racing sont là pour le rappeler. D’ailleurs, nous en avons fait l’expérience, lorsque notre pick-up d’essai est tombé à l’aveuglette dans un gué profond….Le choc aurait pu être fatal pour une autre voiture mais pas pour le Raptor.

Pour se sortir de toutes les situations difficiles, le Pick-up insolite de Ford fait appel à un nouveau système de gestion du terrain (Terrain Management System) permettant de choisir entre six modes de conduite différents en fonction du type de terrain : Normal privilégiant le confort lors des trajets quotidiens; Sport, pour une conduite plus réactive et plus dynamique sur route; Neige/Gravier/Herbe, conçu pour des surfaces glissantes; Sable/Boue, pour les terrains meubles qui nécessitent une meilleure motricité; Rocheux, spécifiquement pour les terrains accidentés et enfin Baja, pour une performance ultime hors route à grande vitesse.

De plus, le Raptor, dispose d’une garde au sol de 23 cm supérieure au Ranger classique pour atteindre les 28,3 cm, de quoi lui permettre de franchir tous les obstacles. Un gain en efficacité renforcée par des angles d’attaque de 32,5°, ventral de 24° et de fuite de 24°. Dans la foulée, la suspension a également été revisitée. Elle est assurée par des combinés de marque Fox Racing Shox, à piston de 46,6 mm bénéficiant d’une gestion variable de l’amortissement « position sensitive damping ». Quant au freinage, il a été confié à des disques avant et arrière ventilés de 332 mm, pincés à l’avant par des étriers flottants à 2 pistons.

Bien équipé, le Raptor met surtout l’accent sur les équipements de sécurité et les assistants à la conduite. Au menu, le détecteur des panneaux de signalisation, le système détection de collision, 7 airbags, l’assistance au freinage d’urgence ainsi que l’avertisseur de franchissement de ligne.

Au chapitre mécanique, ce franchisseur hors normes fait appel à un moteur EcoBlue Bi-turbo 2.0l de 213ch et 500 Nm de couple, associé à la nouvelle transmission automatique Ford à 10 rapports… Fort de ce couple éléphantesque, le Raptor, nous gratifié d’un bel agrément de conduite malgré son poids dépassant les deux tonnes (2 198 kg). Ce bloc coupleux et volontaire a répondu présent dans toutes les situations surtout en off road où le terrain accidenté et le fort dénivellement exigeait de la puissance.

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