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Maserati dévoile sa gamme améliorée au Salon de Shanghai

A l’occasion du Salon de Shanghai (du 16 au 25 avril), Maserati a présenté officiellement sa gamme MY19 pour le marché local comprenant les Levante, Ghibli et Quattroporte. Au menu, d’importantes améliorations, pour rendre les modèles de la marque au trident encore plus désirables.

Parmi les changements, on note le levier de vitesses redessiné avec un système à course courte, un schéma de changement de vitesse plus intuitif et une fonctionnalité améliorée. Pour leur part, les Levante, Ghibli et Quattroporte bénéficient du même système d’information-divertissement MTC+, muni d’un écran haute résolution multi-touches de 8,4 pouces et d’un double bouton rotatif sur la console centrale. Il a été amélioré une nouvelle fois pour la gamme MY19 avec des visuels d’affichage mis à jour ainsi qu’une meilleure ergonomie de la climatisation. Dans la foulée, le contrôle de distribution d’air, entièrement séparé pour le conducteur et le passager avant, a été repensé et offre plus d’options de personnalisation. Et cerise sur le gâteau, Maserati égaye les intérieurs des trois modèles avec le «Pieno Fiore», un cuir pleine fleur qui se démarque par sa douceur naturelle au toucher, et ses caractéristiques uniques. La nouvelle sellerie se décline en trois coloris, avec surpiqûres pour les sièges et doubles surpiqûres pour les panneaux de porte.

Essai du Renault Kadjar phase 2 : Le bon compromis

Le Renault Kadjar se situe à mi-chemin entre le petit Captur et le grand Koleos. Lancé pour la première fois en 2015, la marque au losange en a déjà vendu 450.000 exemplaires dans le monde. Sa mise à jour en matière de style, de finition et de moteurs devrait lui permettre maintenir le cap face à la concurrence. Invité à en prendre le volant lors d’un test drive sur le trajet reliant Casablanca à Oualidia, Gentlemen Drivers vous dit tout sur ce nouvel opus.

Bien calé dans un confortable siège, je profite du paysage bucolique ornant le bord de mer sur la route vers El Jadida. Les aspérités du macadam un peu défoncé ne parviennent pas à troubler ma quiétude grâce au confort des suspensions, tandis que la boîte automatique douce et réactive permet de profiter pleinement du moteur dont les vocalises sont à peine audibles. Telle est la vocation du Kadjar, qui sait prendre soin de ses occupants tout en privilégiant une conduite coulée. Le nouvel opus renforce davantage ces qualités au grand bonheur de ses fans.

Esthétiquement d’abord, le nouveau modèle se repoudre légèrement le nez, avec une calandre avant plus large, des feux de route à LED et des phares antibrouillard qui intègrent également des LED et deviennent rectangulaires, accentuant son look « baroudeur ». De nouveaux feux arrière, pare-chocs et trois nouvelles teintes, « Vert Oural », « Bleu Iron » et « Gris Highland » sont également au menu. Enfin, de très belles jantes de 18 et 19 pouces selon les finitions viennent sublimer encore plus une ligne déjà très inspirée.

Les dimensions du Kadjar ne changent pas. On n’en avait pas besoin, tant le SUV au losange se montre très habitable. L’accès à bord est des plus aisés et les places arrière permettent de loger trois adultes confortablement. Côté espace de chargement, le coffre du nouveau Kadjar dispose d’une contenance de 472 dm3 (527 litres). Très pratique, la banquette arrière 2/3-1/3 se rabat en un tournemain grâce aux poignées « Easy Break » situées de part et d’autre de la soute.

Mais ce qui saute le plus aux yeux, ce sont les modifications enregistrées au niveau de la console centrale avec notamment le recours à un plus grand écran tactile couleur 7’’ et surtout des commandes rotatives de climatisation plus intuitives. Quant aux matériaux à l’intérieur, ils restent en grande partie inchangés, avec un mélange heureux de plastiques durs et doux au toucher. Les sièges en tissu matelassé « effet 3D », se révèlent, pour leur part, accueillants et confortables.
Pour les geeks, le nouvel opus se montre plus technophile et permet une meilleure connectivité grâce au Apple Carplay et autres Android Auto. Ainsi, il est possible d’afficher le contenu de son smartphone ou tablette sur l’écran tactile. A l’arrière, de prises USB sont également de la partie.
Autre point fort, la fonctionnalité matérialisée par de nombreux espaces de rangement avec comme point d’orgue les des bacs de porte plus grands pouvant contenir une bouteille de 1,5 litre de boisson. A l’arrière, le confort thermique des occupants a été optimisé grâce à l’intégration de nouveaux aérateurs au dos de la console.

Alors que le précédent modèle n’était pas pingre côté équipement, le nouveau se révèle encore plus généreux et offre dès la finition de base « Life » plus que l’essentiel notamment, des jantes en alliage de 17 pouces, des vitres teintées, des phares automatiques, le détecteur de pluie, des capteurs de stationnement arrière, le régulateur et limiteur de vitesse, la climatisation ainsi qu’un écran tactile 7 pouces. Pour les plus exigeants, les finitions « Explore » et « Intens » sont encore plus riches. Cette dernière offre une dotation digne de la catégorie supérieure. Au menu, des jantes 19 pouces, toit panoramique, Park Assist, détecteur de l’angle mort, accès mains libres….

Au chapitre mécanique, deux motorisations déjà éprouvées sont au catalogue. Le 1.5 dci de 110 ch pouvant être accouplé au choix à une boîte mécanique à six rapports ou une automatique EDC à 6 rapports et double embrayage. Ce bloc se montre volontaire tout en étant sobre avec une consommation ne dépassant pas les 5l/100. Pour ceux qui cherchent plus de punch, ils doivent se tourner vers le 1.6 dci de 130 ch. Avec son couple de 320 Nm, ce moteur a été conçu sans compromis à la fois sur le rapport rendement/plaisir, et sur le ratio sensations/consommation.

Reste enfin à préciser que le Kadjar Phase 2 est proposé à partir de 244.900 DH pour la finition « Life » et plafonne à 319.900 DH.

Nouveau Porsche Macan : Plus jouissif

Best-seller de la marque Porsche, le Macan s’est vendu à plus de 350.000 exemplaires dans le monde depuis son lancement en 2014. La deuxième génération de ce SUV de référence vise à optimiser sa technologie et sa mécanique et plus globalement ses prestations, afin de lui permettre de préserver le leadership de sa catégorie. Pour en avoir le cœur net, nous l’avons essayé sur les routes allemandes.

Esthétiquement, la silhouette parfaitement proportionnée et équilibrée du Macan reste indémodable, comme celle du mythique coupé 911. On note toutefois quelques modifications assez subtiles, histoire de l’harmoniser avec les autres modèles de la gamme. Ainsi, on note à l’avant la disparition des antibrouillards. La fonction est désormais assurée par de nouvelles optiques à LED livrées de série. Porsche en a profité également pour remanier les boucliers, qui s’affublent d’écopes désormais élargies et plus carnassières.
Mais c’est à l’arrière qu’on note le changement le plus significatif, notamment une bande lumineuse faisant office de feux arrière, qui court sur tout le hayon. Cette signature lumineuse a été inaugurée sur la Panamera, puis développée sur le Cayenne et aujourd’hui sur la 911.
À l’intérieur, des changements sont également au menu. Ainsi, la planche de bord accueille un plus grand écran tactile, qui passe de 7 pouces à 10,9 pouces. Intuitif, cet écran est facilement exploitable grâce à l’application Porsche Connect. Dans la foulée, les aérateurs qui étaient placés de chaque côté de l’écran migrent en dessous. L’autre nouveauté majeure, mais qui demeure une option, est l’adoption du volant Sport «GT», issu de la 911. En plus d’être superbe, sa particularité est d’intégrer un sélecteur de modes de conduite. Accouplé avec le Pack Chrono Sport, il permet de changer de mode, sans quitter le volant des mains. Il dispose en plus en son centre d’un bouton, permettant -même en mode confort- d’exploiter tout le potentiel mécanique «moteur et châssis», durant 20 secondes. Histoire d’effectuer un dépassement ou de s’extirper rapidement d’un virage serré. Sur notre version d’essai, le Macan «S», les sièges ventilés et chauffants était enveloppés d’un cuir de très bonne facture.
Par ailleurs, le nouveau cru soigne le confort à bord, en offrant deux vraies places arrière et une troisième étriquée, à cause du tunnel de transmission. Le volume du coffre, lui, est dans la moyenne de la catégorie, avec ses 500 litres. De plus, le Macan brille par ses nombreux espaces de rangement à bord.
Au chapitre mécanique, le Macan n’est plus proposé désormais qu’avec des moteurs à essence. C’est un retour aux sources, puisque «Chez Porsche, le plaisir commence là où un moteur diesel s’arrête, c’est-à-dire à 4.000 tr/min». En sus du quatre cylindres 2.0 litres turbo de la version de base, développant 245 ch, le «Macan S» s’octroie les services du V6 3.0 litres turbo de 354 ch, qui coiffe la gamme. Fort de 480 Nm de couple, il fait honneur au blason, en assurant des performances de sportive (5,1 s pour le 0 à 100 km/h). Lors de notre parcours alternant routes sinueuses et autoroute, nous avons pris beaucoup de plaisir à exploiter le potentiel de ce moteur, qui répond à chaque sollicitation avec entrain et surtout par des vocalises jouissives. Et pour parfaire ce tableau, la boîte à vitesses PDK nous a enchantés par sa réactivité et sa rapidité. Le confort de conduite est étonnant au vu des énormes roues de 21 pouces de notre modèle d’essai. Il faut préciser également que les très bons sièges avant et l’excellente position de conduite ajoutent au plaisir de rouler dans cette Porsche. Même lorsque la route commence à virevolter, le très bon châssis du Macan, secondé par la suspension pilotée (PASM), assure une très bonne stabilité à la voiture et la possibilité d’aborder les virages à grande vitesse sans encombre, malgré un poids dépassant 1,8 tonnes. Nous étions d’autant plus rassurés que le freinage puissant et mordant des disques avant agrandis (360 mm) et désormais à six pistons, répondait présent dans toutes les situations.

Nouveau Mercedes GLE : L’heure de la revanche

La quatrième génération du GLE remet les pendules à l’heure, face à une concurrence de plus en compétitive. Ses armes : une forte technologie, une suspension sophistiquée et sept places.

Esthétiquement, le nouveau cru affiche un design plus athlétique, pour s’affirmer parmi les concurrents. Avec ses passages de roues marqués et ses rondeurs, le GLE ne manque pas d’allure. Visuellement, le nouveau GLE ne s’éloigne pas trop de son prédécesseur. C’est plus un toilettage qu’une refonte. Les changements les plus remarquables concernent la face avant, remodelée, avec une grande calandre et des phares à LED plus expressifs. La lunette arrière, quant à elle, s’avère légèrement plus inclinée. Le SUV à l’étoile peut également être personnalisé avec des options telles que des roues allant de 19 à 22 pouces de diamètre ou des marchepieds éclairés.La nouvelle conception, ainsi que les bas de caisse entièrement recouverts, permettent de réduire le coefficient de traînée du GLE à 0,29, contre 0,32 pour le modèle sortant. Cela joue un rôle important dans l’économie de carburant sur les autoroutes et la réduction du bruit du vent dans l’habitacle.

L’intérieur de ce SUV de luxe est impeccablement assemblé. Le cuir est cossu, les commandes tombent bien sous la main et les divers placages de bois en option sont magnifiques.La banquette arrière est suffisamment généreuse pour accueillir trois adultes confortablement. Et parce que e nouveau GLE a un empattement plus long, il y a plus d’espace pour les jambes au niveau de la deuxième rangée, dont les sièges peuvent être à commande électrique en option. Le toit ouvrant panoramique, quant à lui, offre une plus grande surface vitrée qu’auparavant, ce qui permet de garder l’habitacle lumineux et aéré. L’espace de chargement est également plus généreux, avec un hayon à commande électrique, facilitant l’accès et un volume maximum de 815 litres. En option, une troisième rangée de sièges avec deux sièges indépendants peut être demandée.

Il y a du changement également au niveau de la planche de bord, qui accueille deux dalles numériques de 12,3 pouces, l’une pour le combiné d’instruments et l’autre pour le système d’info-divertissement. Le système d’infotainment est le même MBUX que celui de la classe A. Bien sûr, en plus de toucher l’écran, vous pouvez utiliser les menus à l’aide d’une manette tactile sur la console centrale, d’une touche sur le côté droit du volant ou en disant «Hé, Mercedes» pour activer la technologie de reconnaissance.
Par ailleurs, cette génération s’avère plus riche en équipements. La dotation standard comprend les phares et les feux arrière à LED, la surveillance des angles morts, l’assistance Apple CarPlay et Android Auto, le freinage de précollision et la navigation. Les options incluent le régulateur de vitesse adaptatif et une fonction d’assistance aux embouteillages, qui peut aider à conduire la voiture dans des situations d’arrêt et de départ, un système audio Burmester, un système de parfum en cabine, des sièges avant chauffants, rafraîchissants et massants, l’affichage tête haute en couleur et la climatisation quatre zones.
La nouvelle Mercedes GLE promet également une tenue de route plus dynamique, grâce au train de roulement actif optionnel E-active Body Control, qui peut être combiné à la suspension pneumatique Airmatic revisitée. C’est le premier système disponible sur le marché qui permet de réguler indépendamment les forces d’amortissement et de suspension de chaque roue et de neutraliser les mouvements de roulement, de tangage et de verticalité de la carrosserie.

Au chapitre mécanique, le tout nouveau Mercedes GLE démarre sa carrière avec quatre moteurs, dont un seul essence. Il s’agit de la version 450 avec six cylindres en ligne de 367 ch, un bloc doté d’une micro-hybridation EQ Boost, qui permet d’avoir un surplus de puissance ponctuel de 22 ch. Pour le diesel, l’entrée de gamme est un quatre cylindres de 245 ch. Puis il y a un six cylindres en ligne décliné en deux puissances : 272 et 330 ch. Tous ces blocs sont accouplés à la boîte à vitesses automatique à 9 rapports. Il en est de même pour la transmission intégrale 4MATIC.

Essai BMW 750i : Voyage en classe affaires

Vaisseau amiral de BMW, la Série 7 en est sa sixième génération lancée en 2015 et qui vient de passer par la case restylage. Résultat : des retouches esthétiques et nouveautés mécaniques. Gentlemen Drivers a été convié à l’essai de la 750i au Portugal. Récit
Face à une nouvelle génération de l’Audi A8 et le relifting de la Mercedes Classe S, la Série 7 se devait de se refaire une jeunesse pour ne pas perdre du terrain. Et si BMW nous avait habitués à faire évoluer ses modèles par des changements à dose homéopathique, il en est tout autrement pour le restylage de ce nouvel opus. Il faut dire que la marque à l’hélice n’y est pas allée par le dos de la cuillère. Cela se traduit essentiellement par une gigantesque grille de calandre chromée aux lamelles verticales élargies. Un emprunt au X7 qui offre plus de prestance à la limousine. Dans la foulée, la nouvelle Série 7 profite d’un bouclier redessiné, de projecteurs plus acérés, d’une nouvelle signature lumineuse avec des projecteurs laser en option qui peuvent projeter un faisceau de 560 mètres de long et d’un capot au dessin retravaillé.
La proue profite également de ce toilettage. Ainsi, on notera l’apparition d’un nouveau diffuseur, qui intègre deux grandes sorties d’échappement chromées, et des feux complètement revus, plus fins à effet 3D et désormais reliés entre eux par un bandeau lumineux. Enfin, les ailes avant du véhicule s’affublent de grandes entrées d’air verticales.
A bord, on découvre un cockpit digne de la tradition d’excellence de la marque enrichi de nouveaux matériaux nobles comme le cuir ou le bois disponible pour une série d’inserts qui peuvent également être en aluminium poli. L’éclairage a également été amélioré ainsi que l’isolation acoustique par le recours à plus de matériaux pour atténuer le bruit et à un double vitrage plus épais.
Mais la chose la plus révolutionnaire dans l’habitacle est l’adoption d’un tableau de bord numérique de 12,3 pouces qui se combine avec un écran central de 10,25 pouces pour fournir une vue complète du logiciel BMW Operating System 7.0. Ce dernier inclut une commande vocale précise, une connexion Internet et un système de géolocalisation très utile en cas de vol.
L’équipement est au diapason du standing du vaisseau amiral de BMW. On y trouve la climatisation automatique à quatre zones, le toit ouvrant électrique, les garnitures en bois lustré, les sièges chauffants à 16 réglages multiples, le système de navigation à commande vocale, la commande gestuelle, le chargement par induction, l’ouverture électrique du coffre, l’affichage tête haute et un système audio haute définition. La limousine se montre également attentionnée vis-à-vis des passagers arrière en installant deux stations multimédia avec écrans tactiles de 10 pouces au dos des sièges avant.
Par ailleurs, la BMW Série 7 fait la part belle aux assistants de conduite. Le BMW Personal CoPilot combine de nombreux systèmes d’assistance qui aident le conducteur dans diverses situations et lui permettent de mieux contrôler la voiture quelque soient les conditions de la route. Grâce au BMW Live Cockpit Professional, qui inclut le système d’exploitation 7.0, le contrôle est encore plus facile et intuitif.
Sur la route, notre voiture d’essai nous a bluffés -et c’est un euphémisme- par sa stabilité et son agilité dans les épingles difficilement compatibles avec son poids conséquent. A ce petit jeu, les roues arrière directrices et la suspension adaptative avec stabilisateurs actifs, font merveille. Et à moins de pousser le véhicule dans ses derniers retranchements, il est difficile de le prendre en défaut. Et pour davantage d’efficacité, le châssis combine l’acier haute résistance, l’aluminium et le plastique renforcé au carbone.
Disponible en traction intégrale xDrive, la 750i est propulsée par un V8 biturbo de 4,4 litres de 530 chevaux et 750Nm de couple, jumelé à une boîte automatique à huit rapports avec palettes au volant. A l’usage, ce bloc nous a enchantés par son agrément et sa puissance qui font totalement oublier les deux tonnes de l’engin. Ainsi parée, la 750i devient une redoutable machine à avaler les kilomètres dans un environnement des plus feutrés.
Au final, la Série 7 montre encore d’un palier en termes d’équipements, de confort et marque des points par rapport à la concurrence surtout dans le domaine de l’agrément de conduite et du dynamisme.

Essai BMW 850i: Quand luxe rime avec sport

La nouvelle BMW Série 8 renoue avec le modèle emblématique produit par la marque à l’hélice de 1990 à 1999. Contrairement à son prédécesseur, le nouvel opus a donné naissance à une version décapotable pour s’attaquer à la variante à toit rétractable de Mercedes -Benz Class, la Classe S Coupé. Pour découvrir ce qu’elle a dans le ventre, nous en avons fait l’essai à Faro au Portugal.

Dès le départ, il est assez évident que la Série 8 décapotable ressemble plus ou moins à la version Coupé, avec toutefois un toit souple rétractable électriquement fabriqué à partir de tissu ajouté au remplacement du toit. Une fois de plus, le style s’inspire directement du concept-car qui a fait ses débuts en 2017 au Concorso d’Eleganza de la Villa d’Este.
Lorsqu’on la regarde de face, la première chose à retenir de la Série 8 est sa position basse et large. La face avant est ornée de la dernière conception de la calandre BMW, qui est étirée et entourée d’une bordure métallique brillante. La calandre est également équipée de volets d’air actifs qui aident à refroidir le moteur lorsqu’il tourne à plein régime ou à lisser le flux d’air sur l’avant de la voiture lorsque l’on souhaite obtenir plus de vitesse. Sur notre version 850i, nous avions droit en sus aux feux laser avec faisceau sélectif étendu à 600 mètres et un pack design M. celui-ci comprend une rallonge de spoiler avant, des jantes en alliage léger M de 20 pouces et des pneus haute performance, un système de freinage spécifique M Sport, des bandes de garniture intérieures en acier inoxydable et des seuils de porte éclairés avec badge M. A l’arrière, les minces feux arrière entièrement à LED s’étendent et s’ancrent profondément dans les flancs et s’allument en forme de « L » distinctif. Des sorties d’échappement doubles et trapézoïdales sont placées de chaque côté de la partie inférieure arrière.

Mais ce qui distingue vraiment le cabriolet du coupé est le plaisir de conduite en plein air pour quatre personnes qu’offre la capote souple classique au fonctionnement entièrement électrique et extrêmement silencieux. Le toit s’ouvre et se ferme en 15 secondes en appuyant simplement sur un bouton et en roulant jusqu’à 50 km / h.

A l’intérieur, le luxe atteint des sommets tout en préservant l’ergonomie et la sportivité dans la pure tradition BMW. Ainsi, la M850i xDrive Convertible est équipée de série de sièges multifonctions et de garnitures en cuir mérinos aux fonctionnalités étendues. Le cockpit orienté vers le conducteur et la disposition clairement structurée des commandes accentuent le sens de l’expérience de conduite dynamique. Bien entendu, la finition est au diapason du standing de la voiture se traduisant par des matériaux de haute qualité, et des surpiqûres couvrant le tableau de bord et les contre-portes.
A noter que notre cabriolet du jour disposait de l’affichage tête haute BMW et du BMW Live Cockpit Professional de dernière génération avec système de navigation, combiné d’instruments entièrement numérique et écran de contrôle 10,25 pouces de série. Le nouveau système d’exploitation BMW 7.0 permet un accès extrêmement rapide aux paramètres et fonctions, aux affichages personnalisables et aux fonctions multimédia via l’écran tactile, le contrôleur iDrive, les boutons du volant et la commande vocale.
Et à l’instar du coupé, la variante décapsulée dispose d’une myriade de systèmes d’assistance à la conduite. On y trouve le Co-Pilot, qui prend le contrôle de la direction, de l’accélérateur et du freinage dans les situations de circulation intense, plus un avertissement de collision et de piéton. L’assistant de conduite professionnel ajoute le régulateur de vitesse actif avec arrêt et démarrage, l’assistant de direction et de contrôle de trajectoire, l’assistant de maintien de trajectoire, la protection active contre les collisions latérales, l’avertissement de changement de voie et la détection active de l’angle mort. L’avertisseur de circulation croisée est également inclus, qui surveille les virages à l’aveuglette pour les voitures venant en sens inverse, sans oublier le Parking Assistant Plus avec vue Surround, vue de dessus, vue panoramique et vue 3D à distance.
Sur la route, nous avons ressenti beaucoup de plaisir de conduite au volant de ce superbe cabriolet. Un plaisir comme seule la marque munichoise sait en donner. L’enchantement vient d’abord du superbe moteur qui anime la 850 i. Il s’agit en l’occurrence d’une nouvelle version du V8 TwinPower Turbo de 4,4 litres qui développe 523 chevaux et peut passer de 0 à 100 mi/h en 3,8 secondes. Ce dernier est accouplé à une boîte automatique à huit rapports avec palettes au volant qui transmet la puissance au système de traction intégrale xDrive. Donc, inutile de préciser que chaque pression sur la pédale d’accélérateur transforme ce bloc en véritable catapulte. Des performances phénoménales qui provoquent d’autant plus le grand frisson que la sonorité du moteur qui change de registre à l’approche de la zone rouge enchante.
Autre point fort de ce cabriolet est sa tenue de route efficace. En effet, sur des portions serpentées dans la région de Faro, nous avons été surpris par le comportement incisif de la voiture, son agilité qui fait oublier son poids assez conséquent. Le mérite en revient à la suspension à double triangle à l’avant et à cinq bras à l’arrière et également aux amortisseurs adaptatifs de série, tout comme les roues arrière directrices. Enfin, la 850 i est également équipée d’un différentiel M Sport (avec blocage de différentiel à commande électronique) monté de série sur l’essieu arrière.

Essai Bentayga Mulliner : Le luxe dans tous ses états

À l’occasion de son centième anniversaire, Bentley a invité Gentlemen Drivers à visiter son usine à Crewe et à prendre le volant de la version la plus luxueuse de son SUV Bentayga, la Mulliner. Ce véhicule hors normes pousse l’alchimie entre luxe et performances à son paroxysme. Récit

Sur des routes étroites enveloppées d’un brouillard à couper au couteau, et malgré le froid de canard qui régnait sur la région de Crewe, berceau de Bentley, on s’oublie à l’intérieur de la Bentayga Mulliner, qui offre un cocon aseptisé et feutré à ses heureux occupants. La sensation de plénitude ressentie à la conduite d’un SUV aussi exclusif et luxueux relègue toute autre considération au second plan. D’ailleurs, c’est pour rouler différent et affirmer son statut social que l’on accepte d’investir plus de 300.000 euros pour l’achat d’une Bentley Mulliner. Ostentatoire, statutaire et très bling-bling, cette version remplit parfaitement cette tâche, car elle ne passe pas inaperçue.
À l’extérieur, la Bentayga Mulliner fait déjà dans la dentelle, avec peinture deux tons en option, jantes de 22″ uniques avec cache-moyeux flottants (ils restent fixes quand la roue tourne, comme chez Rolls-Royce), bas de caisse spécifiques et grilles de pare-chocs inférieures chromées. L’effet est sublimé par les plaques de marchepied Mulliner éclairées, qui ornent l’habitacle avant et arrière.

À l’intérieur, l’habitacle reflète le summum de l’artisanat et du luxe. La spécification de confort à quatre places avec console centrale arrière en est la parfaite démonstration. Il suffit de s’installer dans les deux sièges arrière individuels, qui se règlent selon 18 positions différentes et incluent des fonctions de massage et de ventilation pour s’en convaincre.

L’habitacle se distingue également par un nouveau placage apposé sur les renforts de portière, la planche de bord et la console. Cette finition sophistiquée garantit une transition harmonieuse, du Piano Black de l’habitacle avant au placage Burr Walnut de l’arrière. Et pour une touche de confort supplémentaire, deux coussins Mulliner doux en alcantara sont inclus. De même couleur que l’habitacle arrière, ils sont ornés d’un passepoil contrasté et d’une broderie assortie à la couleur d’accent.

Et ce n’est pas tout, car la Bentayga pousse le bouchon encore plus loin en matière de luxe, en proposant un refroidisseur de bouteilles Mulliner, entièrement intégré à la console arrière. Le compartiment de refroidissement est rétro-éclairé par LED et comprend deux flûtes à champagne en cristal Cumbria fabriquées à la main et un anneau de refroidissement des bouteilles illuminé. La porte à fermeture douce en verre dépoli est gravée du logo Mulliner. Et si cela ne vous suffit pas, vous n’avez pas besoin de balader vos yeux bien loin pour remarquer l’horloge Breitling au cadran opalescent et index diamants. Excusez du peu… Autre signe de raffinement, le système de haut-parleurs audio Naim for Bentley comprenant 20 haut-parleurs, dont deux haut-parleurs actifs sous les sièges avant et son amplificateur à 21 canaux de 1.950 W.

Par ailleurs, les systèmes d’info-divertissement du Bentayga sont accessibles via l’écran tactile, les molettes et les commandes vocales ou gestuelles, pour convenir à toutes les préférences et conditions de conduite.
Les assistants à la conduite ne sont pas en reste. Ainsi, les spécifications Touring et City enrichissent l’éventail complet de systèmes d’assistance au conducteur de série avec l’assistance au stationnement, l’assistant de maintien de la trajectoire, le régulateur de vitesse adaptatif, l’assistance en circulation, la vision nocturne et l’affichage tête haute.
Côte tenue de route, le BentaygaMulliner est équipé du Bentley Dynamic Ride, la première technologie de contrôle actif du roulis électrique au monde, exploitant un système de 48 V. Ce dispositif contrebalance instantanément les forces de roulis latérales dans les virages, pour une adhérence maximale des roues garantissant à la voiture stabilité, confort de conduite et maniabilité.
Sous le capot, la Bentayga Mulliner abrite une véritable pièce d’orfèvrerie. Un W12 capable de désactiver la moitié de ses cylindres dans les situations de faible sollicitation et développant la puissance herculéenne de 608ch et un couple éléphantesque de 900 Nm. Accouplé à une boîte automatique à 8 rapports, ce bloc permet au SUV anglais d’expédier le 0 à 100 km / h en 4,1 s et d’accrocher une vitesse de pointe de 301 km/h, malgré un poids dépassant 2,4 tonnes. Malheureusement, les conditions de circulation et le temps maussade nous ont empêchés d’exploiter tout le potentiel de cette impressionnante cavalerie.
Nul doute que ce Bentayga Mulliner, fabuleux écrin capitonné, parvient à atteindre l’équilibre parfait entre performances et confort. Bénéficiant d’un savoir-faire artisanal unique, il incarne le SUV de luxe par excellence.Un privilège qui n’est malheureusement qu’à la portée d’une clientèle nantie.

Le premier pop-up store Volvo Cars Maroc ouvre à Casablanca

Le Volvo Magic Cube vient de s’ouvrir à Casablanca et traduit le virage pris par Scandinavian Auto Maroc qui surfe sur la toute dernière tendance dans le domaine du retail. Situé au niveau de la célèbre route côtière, à quelques minutes à peine des plus importants centres commerciaux de Casablanca, mais aussi au cœur d’un quartier extrêmement touristique et luxueux, entouré des meilleurs restaurants et hôtels, ce point de vente éphémère est à la fois original et créatif. Édifié en front de mer, le pop store offre une vue panoramique imprenable sur l’océan et permet, tous les soirs, d’admirer un magnifique coucher de soleil.

Le Magic Cube permettra à Volvo Cars Maroc de renforcer sa proximité avec ses clients, mais également avec ses différents prospects. En effet, les pop-up stores offrent l’opportunité pour Volvo d’être en contact direct avec sa cible, mais aussi de pouvoir interagir avec les consommateurs et de les initier à ses nouveaux services et à ses nouveaux modèles.

Les pop-up stores permettent de créer de véritables univers autour de certains produits. Ils plongent dans le concept de boutique éphémère, les visiteurs y découvrent leurs marques préférées.

«L’idée d’un Showroom éphémère nous trottait dans la tête depuis quelques temps déjà. Cela fait un moment que nous ressentions le besoin d’avoir une autre vitrine afin de pouvoir augmenter notre visibilité », a déclaré M. Abdelouahad El Kadiri, Président de Scandinavian Auto Maroc.

Le pop-up store de Volvo Cars Maroc a été agencé pour permettre d’accueillir toute la gamme des modèles de la marque. Luxueux et fidèle aux valeurs fondamentales du constructeur suédois (transparence, sécurité, durabilité, environnement), cet espace représente de la plus belle des façons le désir que nourrit Volvo Cars de vouloir changer les choses et de continuer toujours autant à faire forte impression sur un marché de plus en plus concurrentiel.

Peugeot sponsor du tournoi de tennis de Monte-Carlo

PEUGEOT, partenaire Platinium de l’ATP Tour depuis 2016, participe avec 5 de ses 11 prestigieux ambassadeurs internationaux au Master 1000 de Monte Carlo et pas des moindres. Alexander Zverev, Lucas Pouille, Pablo Carreño Busta, Diego Schwartzman et Fernando Verdasco vont porter les couleurs de la marque lors de ce tournoi qui rassemble les meilleurs joueurs mondiaux du 13 au 21 avril2019.

Un des plus anciens au monde, le tournoi de Monte-Carlo, créé en 1897, est le premier tournoi majeur de la saison européenne. Alexander Zverev (n°3 du classement ATP derrière Novak Djokovic et Rafaël Nadal), Lucas Pouille (n°31), Pablo Carreño Busta (n°28), Diego Schwartzman (n°24) et Fernando Verdasco (n°38) vont affronter les meilleurs joueurs mondiaux sur la terre battue du Monte-Carlo Country Club qui dévoile pour l’occasion de toutes nouvelles installations. Ces cinq joueurs prestigieux, de nationalités française, allemande, espagnole ou argentine, font partie de l’équipe d’ambassadeurs que la marque PEUGEOT a constitué en 2017 pour amplifier le déploiement international de sa stratégie de sponsoring dans le monde du tennis. Partenaire et Voiture Officielle du tournoi, PEUGEOT met à disposition des joueurs et VIP présents à Monte Carlo une flotte de 36 véhicules composée des nouvelles PEUGEOT 508 berline et SW, des SUV PEUGEOT 3008 et 5008 et des PEUGEOT Traveller. La marque expose aussi à Monte-Carlo les nouvelles PEUGEOT 508 berline et SW. Nouvelle architecture basse et compacte, nouveau design extérieur acéré et musclé, intérieur spectaculaire intégrant une interprétation inédite du PEUGEOT i-Cockpit®, la nouvelle PEUGEOT 508 est une promesse de sensations intenses. Son comportement routier exemplaire, ses nouvelles motorisations, sa large dotation technologique ainsi que le saut générationnel en qualité font de la nouvelle PEUGEOT 508 le porte-étendard mondial de la montée en gamme de la marque. La nouvelle PEUGEOT 508 SW bouscule les codes du disputé marché des breaks du segment D et puise son inspiration dans l’univers des shooting brakes. Avec sa silhouette basse et dynamique, la nouvelle PEUGEOT 508 SW adopte un design percutant : elle réussit l’alliance de l’élégance athlétique et du sens pratique en termes d’habitabilité, de volume et d’accessibilité au coffre. Avec ce master 1000, une partie importante de l’histoire du tennis va se jouer juste avant l’ouverture de Roland-Garros le 26 mai prochain.

Stefan Sielaff

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Stefan Sielaff est l’un des designers automobiles les plus en vue du secteur. Il a travaillé avec des constructeurs automobiles prestigieux tels que Bentley Motors, Volkswagen et Audi. Stefan Sielaff a plus de 25 ans dans la création d’extérieurs et d’intérieurs de voitures. Il avait développé des dessins très emblématiques. Les travaux de Sielaff ont conduit au développement de modèles de voitures très demandés dans le monde entier. Il a commencé avec une bourse d’Audi au Royal College of Art de Londres, où il a obtenu une maîtrise en design automobile. Depuis, sa touche a confirmé chemin faisant qu’il était de la trempe des meilleurs designers. Après des expériences très fécondes chez des grands constructeurs notamment Audi, Mercedes et Volkswagen, il atterrit chez Bentley en 2015.

A travers cet entretien accordé exclusivement à Gentelemen Drivers, Stefan Sielaff revient sur les débuts de sa passion pour l’automobile, les moments clés de sa carrière et nous éclaire sur sa vision du design de luxe dans le futur.

Pouvez-vous définir d’où vient votre passion pour les voitures?

Tout a commencé quand j’avais quatre ans devant le magasin de tabac de ma famille à Munich. Un de nos clients, un réalisateur, est arrivé dans une toute nouvelle Porsche 911. Je pouvais juste regarder par-dessus le bord de la fenêtre. Je dois dire que c’était le moment où ma passion pour les voitures a commencé. Plus tard, comme tous les passionnés de voitures, j’ai commencé à acheter des vieilles voitures bon marché, alors j’ai beaucoup appris sur la mécanique et la technique, car je devais réparer ces voitures tout le temps. Ma toute première voiture, la plus appréciée, était une Triumph Spitfire, ce qui me donnait une grande passion pour les voitures britanniques. J’ai aussi acquis de vieux Volkswagen. Je pense qu’en tant que designer automobile, il est essentiel de comprendre les voitures d’un point de vue technique.

Qu’est-ce qui est venu en premier pour vous, le design ou les voitures?

Quand j’étais jeune, je n’étais pas un designer de voitures classiques, je ne faisais pas de croquis de voiture à quatre ans. J’étais plus intéressé par les beaux-arts, la sculpture. Je rendais fous mes parents en travaillant avec d’énormes blocs de marbre dans leur garage quand j’avais 14 ou 15 ans. Les voitures me passionnent depuis toujours, mais je n’ai jamais pu combiner ces deux passions. Donc je n’ai commencé à y réfléchir que lorsque j’ai eu mon diplôme d’études supérieures. Je devais me demander ce que j’allais faire pour gagner ma vie. À l’époque des années 80, il n’y avait pas de formation pour le design automobile en Allemagne, alors j’ai commencé à l’étranger. J’ai eu un stage chez Audi, qui investissait beaucoup dans la formation de designers à cette époque. Ils m’ont donné une bourse d’études supérieures pour aller au Royal College of Arts de Londres et j’ai tout appris sur le design automobile. Ensuite, évidemment, j’ai commencé avec Audi et après un intermède chez Mercedes, ce fut le retour au groupe Volkswagen, alors j’ai travaillé aussi pour Lamborghini et Bugatti.

Quel est le processus de conception d’une Bentley?

L’équipe de designers principale est composée de 25 personnes, à savoir le design extérieur, le design intérieur, la couleur et les garnitures. Ensuite, en plus des 25 personnes, nous avons les modélisateurs de données, les modélisateurs d’argile et quelques autres éléments, ce qui fait environ 120 personnes au total. Cela reste bien évidemment largement inférieur à Volkswagen, Audi ou Mercedes, où nous parlons d’équipes d’environ 700 personnes.

Pour être honnête, plus je vieillis, plus je préfère les petites équipes car c’est avant tout un retour aux sources, et la possibilité d’avoir des échanges directs tous les jours, sans avoir à passer par email, par téléphone ou par téléphone ou réunions. J’entre dans le studio et tout le monde est là. Si un designer a une bonne idée et qu’il la présente sur un croquis de serviette, pas de problème. Mais la plupart des jeunes créateurs utilisent évidemment maintenant les médias numériques. Nous utilisons Alias pour le programme 3D. Et les imprimantes 3D sont extrêmement précises. Néanmoins, nous commençons toujours par les sketches d’idéation, un travail très artistique, puis nous passons aux étapes suivantes, un peu plus terre à terre.

Nous commençons à examiner les données, non seulement sur les murs, mais aussi avec les lunettes de réalité virtuelle. Cela nous aide parce que nous avons une impression 3D de l’extérieur. On peut regarder autour de nous, ce qui est une grande différence. Nous nous sentons assez à l’aise avec VR car il nous montre le produit immédiatement à la lumière du jour, ce qui est très important. En regardant les modèles en argile, nous n’obtenons pas les réflexions. Ensuite, on doit s’asseoir dans ce cocon que nous avons créé, et cela reste très économique et rapide avec les modèles en mousse.

Travaillez-vous avec l’équipe de décoration intérieure de la même manière que vous faites avec l’équipe de coloris et de garnitures, par exemple?

Eh bien, ce que j’ai fait lors de mes débuts avec Bentley a été d’intégrer les équipes de coloriste et de décorateurs d’intérieur. Nous devions nous assurer que c’était vraiment un processus où les deux débutaient au démarrage et travaillaient ensemble tous les jours.

Que faites-vous en termes de recherche?

En tant que designers, on regarde toujours la concurrence. Mais d’un autre côté, nous examinons également notre patrimoine. Lorsque nous parlons de la nouvelle Continental, nous avons examiné l’héritage de la Continental R à partir de 1952. Il était très important pour nous de conserver le code génétique.

Combien de temps dure un processus complet du début à la fin?

Quatre années. Deux ans de travail créatif et deux ans supplémentaires pour le travail de faisabilité.

La Bentley Continental Gt est un modèle iconique pour la marque. Que représente pour vous la nouvelle génération de cette GT ?

Pour moi, cette voiture est une grande beauté, ce qui, bien sûr, est quelque chose de très subjectif. Mais cela dépend aussi de mon instinct en tant que concepteur designer et conducteur, je sens immédiatement si quelque chose est correct ou non. Ce que j’ai essayé d’obtenir avec la nouvelle Continental, c’est le sentiment instinctif que cela semble juste. Pour résumer, la nouvelle voiture est vraiment élégante. Elle présente des lignes nettes en aluminium et le fantastique langage tridimensionnel de sa surface.

Mais ma caractéristique préférée de cette voiture reste l’affichage rotatif sur le tableau de bord. Nous avions eu beaucoup de discussions dans le studio de design sur les éléments du vrai luxe aujourd’hui, et l’une des choses que nous avons décidées est que les gens aiment vraiment pouvoir se déconnecter de la surcharge numérique. Ainsi, alors que la Continental GT dispose de toutes les dernières technologies qu’on pourrait associer à une voiture de luxe, et qu’une grande partie de celle-ci est accessible via un affichage à l’écran de 12,3 pouces sur le tableau de bord, il peut arriver que l’on ne souhaite pas l’avoir face à nous. Le client a peut-être fait une journée de 14 heures et rentre chez lui sur un itinéraire qu’il connait bien et il veut juste activer la musique et se détendre… Dans ce cas, en appuyant sur un bouton, l’écran tourne et il est remplacé par un tableau de bord en bois avec trois simples horloges. C’est comme une cure de désintoxication numérique.

Ce que j’ai compris, lorsque nous avons présenté le nouveau modèle à nos clients, c’est que cette option de suppression de l’écran a été interprétée comme un peu de magie. Cela leur donne presque un moment mystique.

Quelles sont vos inspirations architecturales et de conception non automobiles?

Beaucoup de choses commencent par les beaux-arts. La mode est aussi toujours importante. Mais, l’effet de la mode est plus percutant et immédiat sur la société parce que c’est tellement plus rapide. Tous les six mois, vous sentez donc beaucoup de tendances dans cette société à travers la mode. Mais nous nous sommes aussi inspirés des projets à long terme comme l’architecture, incarnés par des artistes tels que Norman Foster ou Renzo Piano.

Quel regard portez-vous sur l’avenir du design de luxe?

L’avenir du design de luxe est plutôt complexe car les clients font preuve de nouvelles exigences. Nous ne pouvons pas parler uniquement d’un extérieur sculptural et d’un intérieur fonctionnel. Nous devons intégrer les nouvelles technologies. Je crois fermement que le design et l’esthétique ne peuvent être que plus avancés avec une contribution importante de la technologie. La digitalisation et la révolution numérique ont tout révolutionné et l’automobile ne fait pas l’exception. Mais heureusement qu’il y a aussi cette demande pour quelque chose de fait à la main, quelque chose d’humain, qui a une âme, une sorte de savoir-faire artisanal qui représente un amour du détail. Et chez Bentley, nous sommes très bien placés pour continuer à faire ce genre de choses. Mais à la fin, il faut atteindre une sorte d’équilibre du numérique avec l’artisanat et ce que nous faisons si bien.

Mais peut-être que la tendance future est la domination de la technologie. Ne le croyez-vous pas ?

Je suis allemand et je viens de l’école de design du Bauhaus. Pour moi, la technologie est une opportunité car tout en proposant moins de fonctionnalités, elle peut offrir plus de services. Par exemple, une voiture devient presque comme un majordome virtuel. Auparavant, un bon majordome savait ce que vous vouliez avant de savoir que vous le vouliez vous-même; C’est un service parfait. Ainsi, la prochaine étape en matière de luxe et de service et de technique parfaits dans une voiture de luxe haut de gamme est que la voiture sait mieux que vous quand allumer les lumières, par exemple, lorsqu’un tunnel est devant vous. Il y a des capteurs et des caméras à bord, alors pourquoi devrais-je allumer la lumière? Je n’ai même plus besoin de l’interrupteur. La technologie signifie que je peux m’en débarrasser, ce n’est qu’un dérangement. La technologie et l’ingénierie ne conduisent donc pas toujours à la surexploitation.

Selon vous dans quel sens se dirigent les tendances automobiles que ce soit en termes de design ou d’utilisation des voitures?

La société évolue. Je pense que dans les vingt prochaines années, l’industrie automobile connaîtra des changements sismiques. Les trois quarts de la population humaine vont vivre dans des mégalopoles, le flux de trafic doit donc être différent. Dans ces mégalopoles, nous allons perdre une relation très personnelle consistant à conduire sa propre voiture. Je pense que c’est plus qu’une question de véhicules autonomes en mouvement, et qu’il faudra disposer de renseignements précis sur les conditions du trafic pour maintenir la circulation. Je suis également convaincu qu’il y aura des véhicules de luxe, mais il faudra peut-être redéfinir ce que le luxe signifie. Le luxe pourrait signifier appartenir à un club exclusif qui a accès à une voie rapide, le temps étant le bien le plus précieux. À la campagne, à la montagne, vous pourrez peut-être vivre cette expérience personnelle de liberté dans votre voiture, mais cela changera dans les mégalopoles.

Comment cela se traduira-t-il dans le design à venir que nous pourrions voir chez Bentley?

Eh bien, par exemple, une des caractéristiques typiques de Bentley est le long moteur longitudinal. Mais en avons-nous besoin dans le futur? Personnellement, je ne le pense pas. Je pense que nous pouvons exprimer une Bentley en modifiant un peu les critères de conception mais aussi en montrant au même moment qu’il s’agit d’une architecture différente, d’un produit différent. Je pense que nous devrions différencier le monde de la combustion du monde électrique. Et cela a à voir avec les proportions et ensuite les détails.

Le prochain véhicule électrique de Bentley sera basé sur une toute nouvelle architecture. Cela libère-t-il l’approche et les techniques du design?

Personnellement, je pense que pour changer de paradigme, il ne peut s’agir d’une architecture existante, car ce ne serait alors que la moitié de l’histoire. Il faut une révolution totale. Dans ce cas, il faut suivre la fonction, ou l’innovation technologique, et ensuite faire une déclaration de conception fantastique. Cela libère, mais cela doit nous rendre également très prudent car nous ne pouvons pas endommager la marque. Ça doit être une Bentley à la fin.

Sinon, comment l’avenir de la conception des voitures haut de gamme pourrait-il changer?

À long terme, je ne pense pas que nous aurons besoin de toutes ces formes élégantes et aérodynamiques. Comme vous le savez, l’aérodynamisme n’est nécessaire qu’à partir d’une certaine vitesse. Et cela a à voir avec la consommation. La question est de savoir à quelle vitesse allons-nous conduire ou serons-nous conduits à l’avenir? Cela pourrait signifier un changement dramatique. Nous sommes un peu plus philosophiques sur le sujet, mais cela pourrait signifier que la ligne extérieure n’aura plus autant d’importance que par le passé. Pas comme aujourd’hui, où il faut tomber amoureux du design. Il pourrait aussi y avoir des raisons sociales pour montrer le luxe à l’intérieur plutôt qu’à l’extérieur. C’est difficile à dire. Et cela peut se produire, encore une fois, très rapidement, surtout avec le changement de la société.

Quelles voitures avez-vous dans votre garage ?

Je possède une Porsche 356A de 1958. J’aime beaucoup sa forme très pure. J’ai aussi une Morgan 4/4 et une Aston Martin Vantage DBS de 1968. J’aimerais bien posséder une Bentley Continental Mulliner R, mais cela dépasse légèrement mon budget.

Biographie

1962: naissance à Munich.

1988: diplômé de l’université des sciences appliquées de Munich en design industriel.

1990: Obtention d’un master en design au Royal College of Art in London, suite à une bourse d’AUDI AG.

1990: début de carrière professionnelle chez AUDI AG à Ingolstadt, dans le domaine du design intérieur.

1993: passage chez Audi Design Centre à Munich, où il a travaillé dans le domaine du design intérieur chez Audi et VW.

1997: nommé responsable du design intérieur chez Audi.

2003: Passage chez DaimlerChrysler AG en tant que directeur du design intérieur

2006: reprend son poste du designer en chef de la branche Audi incluant Seat mais aussi Lamborghini.

2015 : arrivée chez Bentley en tant que directeur du design après le départ de Luc Donckerwolke.