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Ford offre subventionne un projet marocain de protection de l’environnement

Un projet marocain de protection de l’environnement est à l’honneur. Et pour cause, Un programme présenté par «l’Association Ouaourint pour le développement et la coopération», basée à Bzou dans la région de Tadla-Azilal et intitulé «Préservation des voies navigables : Wadi Al Abid» a reçu une subvention de 15.000 dollars de la part du constructeur américain Ford. Selon les initiateurs, ce projet a pu obtenir la première place dans la catégorie Ingénierie de la conservation.

«Co-gagnant de cette première place aux côtés de l’association libanaise «Arcenciel», le projet marocain bénéficiera des fonds fournis par Ford et qui sont destinés à lutter contre la pollution des eaux alimentant la communauté de Bzou au niveau de la partie Nord-Ouest de la province marocaine d’Azilal», précise la même source.

Le projet porte sur la préservation et la protection des ressources en eau et des ressources halieutiques des différents facteurs de pollution et l’exploitation rationnelle de l’eau conjuguée à l’amélioration des techniques d’exploitation, en particulier dans le domaine de l’agriculture.

A propos de l’offre de Ford, l’entreprise est particulièrement fière de pouvoir responsabiliser les particuliers, mais aussi les organisations locales, entre autres. «En fournissant les financements et la visibilité nécessaires, Ford espère encourager la dissémination d’efforts locaux similaires qui serviront de catalyseurs de changement au niveau de toute la planète», souligne Mark Ovenden, président de Ford au Moyen-Orient et en Afrique.

Du côté de l’association, les récipiendaires ne cachent pas leur fierté. «Les 15.000 dollars octroyés par les subventions Ford, ajoutés aux 10.000 dollars qui ont été attribués en tant que subventions l’année dernière, contribueront grandement à la réussite de ce projet de préservation des voies navigables», se félicitent-ils.

Pour rappel, le Fonds Ford reçoit, chaque année, toute une série de candidatures provenant de plusieurs pays arabes. En à peine 18 années d’existence, l’initiative Ford Grants est devenue l’une des plus importantes de son genre dans la région.

La voiture noire de Bugatti

Telle une étoile au firmament, la Voiture noire de Bugatti a volé la vedette lors du Salon de Genève 2019. Unique, elle se réclame d’un lignage d’exception, car son aïeule n’est autre que la très rare Type 57 SC Atlantic des années 30.

Elle est incontestablement la star du Salon de Genève et surclasse tout ce qui roule. Il s’agit du bolide le plus cher au monde et le plus exclusif : la voiture noire de Bugatti. Ce modèle unique, conçu entièrement à la main, à la demande d’un très grand amateur de la marque de Molsheim, qui l’aurait payé 16,7 millions d’euros, s’inspire d’une des voitures de collection les plus convoitées du monde, la Type 57 SC Atlantic des années 30, produite à seulement quatre exemplaires. Le principal clin d’œil à cette dernière réside dans l’emblématique crête rivetée qui court sur le pavillon. Mais ce n’est pas tout, car plusieurs détails de la Voiture noire font référence à la voiture mythique de Bugatti, comme son allure élancée avec sa ligne de toit qui court jusqu’à la poupe, ses larges prises d’air, sa calandre en fer à cheval et une face avant agressive, avec des feux à effet 3D. La poupe, quant à elle, se distingue par un fin bandeau lumineux surmontant six sorties d’échappement, placées au centre du diffuseur. Un souci du détail que souligne Étienne Salomé, designer chez Bugatti, non sans fierté: «Chaque élément a été fabriqué à la main. La caisse est en carbone apparent noir brillant, avec un très fin maillage de fibres de carbone. Pour nous, ce coupé est synonyme de perfection, à la fois dans sa forme et dans ses finitions».

Sous le capot, pas de surprises, puisqu’on retrouve le célèbre moteur W16 de 8 litres quadri- turbo de 1.500 ch et 1.600 Nm de couple, capable de monter jusqu’à 420 km/h et qui anime déjà la Chiron et la récente Divo.

La cité ocre accueille la manche d’ouverture du championnat WTCR

Débutant au Maroc, la WTCR Race fera escale à Marrakech du 5 au 7 avril pour la première manche de la saison 2019 aux couleurs du premier réseau de distribution de carburants et lubrifiants au Maroc.

Le championnat est né de la fusion entre les deux plus grandes compétitions de voitures de grande production, dites de « tourisme » de la planète : le WTCC et le TCR International Series. Ils ne seront plus seize, mais vingt-cinq pilotes sur la ligne de départ et toutes les voitures seront mises au même niveau grâce à la balance de performance (BOP). Ajoutez à cela, trois courses au lieu de deux pour chacun des dix événements.

Cette manche coïncide avec le 10 ème anniversaire du Circuit Moulay El Hassan. D’un tracé urbain de 4,5km, le circuit s’est adapté aux normes internationales en passant il y a 3 ans à un développement de 3 km, tout en gardant son âme originale.

Parmi les nouvelles marques qui débuteront cette année à Marrakech, citons Geely Group qui à travers la structure de Cyan Racing engagera pas moins de quatre voitures ! Développée sur la base de la Volvo S60 Championne du Monde en WTCR (2017), la Lynk & Co TCR fera ses grands débuts après 8 mois de développement intensif aux mains du champion français Yvan Muller.

Renault-Nissan: l’Alliance tourne la page Ghosn

Renault, Nissan et Mitsubishi Motors ont annoncé mardi la création d’un nouveau conseil opérationnel de l’Alliance, marquant «un nouveau départ» selon le président du constructeur français, Jean-Dominique Senard, qui va prendre la tête de l’instance mais renonce à briguer la présidence de Nissan.

Manifestement désireux de tourner la page des tensions qui ont miné le partenariat ces derniers mois, M. Senard a assuré qu’il ne briguerait pas ce titre, laissé vacant par l’arrestation de Carlos Ghosn, le 19 novembre à Tokyo pour malversations présumées.

«Je ne demanderai pas à présider Nissan, je serai candidat au poste de vice-président», a-t-il déclaré à plusieurs reprises lors d’une conférence de presse au siège de Nissan à Yokohama. «Vous serez surpris par la rapidité des changements» qui vont survenir», a-t-il ajouté.

Arval lance de nouvelles offres d’emploi au Maroc

Avec un parc d’environ 6.000 véhicules et un vaste réseau de 300 prestataires agréés couvrant tout le territoire marocain, Arval est un des acteurs incontournables du marché de la location longue durée dans le Royaume.

La filiale marocaine vient d’adhérer à la nouvelle vision RH d’Arval à l’international tendant à créer sa marque employeur dans le but de donner à ses collaborateurs les ressources nécessaires pour encourager leurs idées, atteindre les meilleures performances, et le faire grandir en assurant le développement continu des compétences des collaborateurs, notamment à travers des formations dédiées aux talents (Arval Talent Care Programme), et en facilitant la mobilité interne.

Ces trois piliers soutiennent la promesse employeur d’Arval : « Arval, a place for people in action » (« Arval, partageons l’envie d’avancer »).

«La communauté d’Arval est fière de constituer un écosystème dynamique et international, propice à l’épanouissement des collaborateurs. Nous nous engageons à travailler tous ensemble pour faire en sorte que l’entreprise donne aux collaborateurs l’envie d’avancer», se félicite Bernard Blanco, directeur des ressources humaines d’Arval.

Pour rappel, Arval Maroc accompagne les entreprises dans la gestion de leur parc automobile à travers le savoir-faire de ses 60 collaborateurs, dont 75% au service du client et du conducteur.

Renault Clio 5 : Le changement dans la continuité

Forte d’un succès incontestable dans son segment grâce à une belle ligne, une bonne habitabilité et un contenu technologique de bon aloi, la Clio 4 tire sa révérence, au profit d’une cinquième génération, qui rehausse encore le niveau de qualité perçue et la dotation d’équipements, tout en s’inscrivant dans la continuité du modèle sortant, s’agissant du design.

C’est sans doute une lapalissade que d’affirmer que la Clio est un modèle stratégique pour la marque au losange. Et pour cause, à ce jour, la Clio s’est vendue, toutes générations confondues, à pas moins de 15 millions d’exemplaires. Quant à la Clio 4, elle est tout simplement la première voiture vendue dans l’Hexagone et la deuxième sur le vieux continent. D’où la lourde responsabilité qu’endosse son héritière, la Clio 5, qui a été dévoilée en grande pompe, lors du Salon de Genève 2019.

Le premier enjeu pour le constructeur français était de ne pas trop dénaturer la belle ligne qui a fait le succès de la quatrième génération. Et à ce jeu, il s’en est plutôt bien tiré. Ainsi, le designer Laurens van den Acker a souhaité faire évoluer en douceur le look de la Clio. Au menu, une silhouette identique à l’ancienne génération, à l’instar des proportions générales et des poignées de portes arrière, qui demeurent au niveau des custodes. Toutefois, dans le détail, la Clio 5 reprend des gimmicks de sa grande soeur, la Mégane 4. Les phares sont soulignés par des crochets, les ailes avant sont ornées par un petit médaillon et les bas des portes adoptent des protections horizontales. S’agissant de la poupe, les boucliers et les feux arrière (avec une nouvelle signature lumineuse en forme de C) ont été redessinés.

Côté dimensions, la nouvelle venue est raccourcie de 14 millimètres et abaisse sa carrosserie de 30 millimètres. Le volume du coffre est lui porté à 391 litres, soit 91 litres de plus que sur la Clio 4.

En rupture avec le conservatisme de la ligne extérieure, l’habitacle, lui, fait sa mue. Le changement se ressent d’abord au niveau de la qualité des matériaux, qui enregistre un bond en avant. Ensuite, la planche de bord se distingue par une instrumentation et un
écran tactile digitaux. Le R-Link 2 laisse ainsi place à un nouveau système multimédia, basé sur l’Alliance Connected Cloud, qui permet de se connecter à de multiples services. Outre les finitions classiques (Life, Zen et Intens) et la très chic Initiale Paris, la nouvelle Clio 5 enfile aussi une tunique sportive. La griffe RS Line marque sa filiation avec Renault Sport et en reprend les codes esthétiques, notamment la lame F1 en bas du bouclier avant, signe distinctif des modèles RS. Elle se distingue aussi des autres finitions, par une calandre à nid-d’abeilles, des jantes de 17 pouces spécifiques et une baguette de portes gris satiné. Ce traitement caractérise aussi le bas du bouclier arrière,
alors que la sortie d’échappement est de forme ovale.

À bord, elle gagne aussi des sièges sport, des inserts au look carbone, un pédalier en aluminium et un volant sport en cuir perforé, marqué du double losange R.S. La nouveauté est également au rendez-vous au chapitre technique. Ainsi, la Clio cinquième du nom
étrenne la nouvelle plateforme CMF/B, qui tout en réduisant l’empattement, offre plus d’espace notamment au niveau du coffre. Quant aux motorisations, elles consistent en deux blocs essence (1.0 TCe de 100 ch, 1.3 TCe de 130 ch) et un diesel (1.5
Blue dCi de 85 et 115 ch).

Peugeot 508 GT Line : La rupture

En plein renouveau, la marque au lion continue son offensive, en renouvelant les modèles de toute sa gamme. Ainsi, après les 308 et 3008, c’est au tour de sa berline, la 508, de passer sous le scalpel de Gilles Vidal, directeur du style de la marque. Une mission délicate,
étant donné que la catégorie des grandes berlines est en déclin sur le vieux continent… La marque au lion relève donc un sacré challenge avec cette routière au style très affirmé. Pour jauger le potentiel de cette seconde génération, nous en avons fait l’essai, sur le trajet reliant la ville du détroit à Casablanca.

S’il y a un domaine où la nouvelle 508 opère une rupture radicale avec sa devancière, c’est bien celui du style. En effet, à la ligne pataude et très consensuelle de la première génération, elle oppose une élégante silhouette de coupé, ponctuée par un pavillon fuyant
vers la poupe… un clin d’oeil à certains modèles d’Outre- Rhin, notamment la Volkswagen Arteon, la BMW Série 4 Grand Coupé ou l’Audi A5 Sportback. Avec son regard carnassier encadré par deux canines lumineuses et ses vitres sans encadrement, la 508 respire le premium, mais affiche également de l’authenticité, comme en atteste son matricule, porté sur le capot comme la feue 504. La poupe attire aussi le regard, avec un large bandeau qui relie les feux arrière, eux mêmes reprenant la signature désormais typique de Peugeot, avec les trois coups de griffe.

Avec un gabarit plus ramassé (- 9 cm, à 4,75 m), la nouvelle 508 ne fait pas de miracle sur le plan de l’habitabilité. Les grandes tailles auront un peu de mal à accéder aux places arrière. L’esthétique a un prix. Le coffre fait également les frais de ce toilettage et perd
une trentaine de litres (485 litres), mais s’avère plus accessible.

Pour la présentation, en revanche, Peugeot a mis la barre très haut. La qualité perçue est remarquable et l’instrumentation numérique ne manque pas de classe. La position de conduite au ras du bitume ainsi que le petit volant à méplat donnent envie d’exploiter
tout le potentiel du véhicule. Les rangements sont pratiques et nombreux. Enfin, l’écran tactile sur les finitions hautes permet un accès simplifié aux différentes fonctions.

Au Maroc, la nouvelle 508 est proposée en trois finitions : Active, Allure et GT Line. C’est cette dernière qui a été mise à notre disposition par l’importateur local de la marque, «SOPRIAM». Au menu, un équipement pléthorique, intégrant les dernières technologies du moment. On y trouve notamment les sièges avant chauffant et massant, le chargeur
de smartphone sans fil, le hayon mains-libres, l’assistant actif de maintien sur la voie, une caméra de stationnement à vision panoramique, des jantes 18 » ou encore, un écran tactile avec fonction mirroring.

Il est à noter que le catalogue de SOPRIAM n’intègre qu’un seul bloc, à savoir le 2.0 HDI de 180 ch. Avec son couple respectable de 400 Nm, il nous a séduits par sa rondeur à bas régime et ses reprises vigoureuses, aidé en cela par une douce boîte automatique à 8 rapports, réactive à l’usage. Ce bloc bien insonorisé transforme la française en une agréable machine à avaler les kilomètres. Et cerise sur le gâteau, la consommation
reste bien maîtrisée, avoisinant les 5 litres en cycle mixte, selon le constructeur.

Reposant sur la plateforme du 3008, la nouvelle 508 transpire l’ADN Peugeot, dès que la route se fait sinueuse. En effet, grâce à ses trains roulants affûtés et à sa direction incisive, la française affiche l’agilité d’une ballerine. En ville, elle séduit par son rayon de braquage assez court, la rendant hautement maniable. Sur le trajet d’autoroute reliant Tanger
à Casablanca, la voiture était sur des rails, même à haute vitesse et malgré un vent qui soufflait assez fort. Il reste à préciser que la sochalienne ne sacrifie pas le confort sur l’autel de l’efficacité, malgré une monte pneumatique de 18 pouces. Quant aux tarifs,
ils démarrent à 339.900 DH et culminent à 439.900 DH pour notre version d’essai.

Au final, avec la 508, Peugeot vient toquer à la porte d’un segment largement préempté par Audi et BMW. Il s’agit, à n’en pas douter, d’une sacrée cliente, qui déboule comme un chien dans un jeu de quilles. La concurrence n’a qu’à bien se tenir !

Décès de Charlie Whiting, directeur de course de la Formule 1 à Melbourne

Le monde de la Formule 1 est en deuil. Et pour cause, Charlie Whiting, l’une des figures centrales de la Formule 1, est décédé ce jeudi à Melbourne à l’âge de 66 ans, des suites d’une embolie pulmonaire.
Directeur de course de la F1, Whiting était chargé de donner le départ et il était également le principal responsable des questions techniques et de sécurité. Il discutait avec les équipes des questions réglementaires et se rendait sur les circuits pour vérifier leur conformité. Un rôle qu’il occupait depuis 1997.
Faisant partie du monde de la F1 depuis 1977, quand il a rejoint l’équipe Hesketh Racing, Charlie Whiting est ensuite passé par Brabham, avant d’intégrer la Fédération Internationale de l’Automobile en 1988.
C’est avec une immense tristesse que j’ai appris le décès soudain de Charlie », a écrit dans un communiqué le président de la FIA, Jean Todt, saluant « une figure incontournable et inimitable de la Formule 1 », qui « a perdu un ami fidèle et un ambassadeur charismatique ».

PSA cède au Groupe Renault ses parts dans SOMACA

Souhaitant se concentrer davantage sur le développement de ses activités en propre, le Groupe PSA vient de se délester de ses parts dans SOMACA suite à un accord signé avec Renault Maroc. Il s’agit de 20% du site de production à Casablanca.

Cette cession vient en amont de l’inauguration de l’usine du Groupe PSA à Kenitra qui interviendra en 2019 et produira 100.000 véhicules et moteurs au démarrage, puis doublera sa capacité à la mi-2020 pour atteindre les 200.000 véhicules.

Pour sa part, le Groupe Renault continue d’affirmer son engagement dans le développement de l’industrie automobile du Royaume qui se positionne plus que jamais comme base de production et d’exportation des véhicules de la gamme Global Access avec ses sites de Casablanca et de Tanger.

Pour rappel, La SOMACA, a été créée en 1959 sur une initiative du gouvernement marocain, et a fabriqué des modèles du Groupe Renault depuis 1966 et des modèles de la gamme Dacia depuis 2005.

Stefan Winkelmann

DÉCOUVREZ L’HISTOIRE CAPTIVANTE EN PDF

C’est un parfait connaisseur des voitures de sport et du secteur du luxe qui rejoint Bugatti. Je suis convaincu que Stephan Winkelmann, avec ses nombreuses années d’expérience dans ces domaines, son don pour s’adresser à une clientèle exclusive et sa compréhension poussée des marques, donnera un nouvel élan à Bugatti et offrira un avenir durable à cette marque particulière». C’est en ces termes que Matthias Müller, président du Directoire du Groupe Volkswagen, a décrit celui qui préside aux destinées de la marque de Molsheim, depuis le 1er janvier 2018. Et pourtant, rien ne prédestinait Winkelman à faire carrière dans l’automobile. Son diplôme en sciences politiques et son enrôlement dans l’armée devaient sceller son destin, mais il n’en fut rien. Il a cédé aux sirènes de l’automobile, en intégrant Mercedes Benz à ses débuts, avant d’évoluer vers des postes de responsabilité au sein de marques aussi prestigieuses que Lamborghini et Audi. Fin stratège, il mettra tout son savoir-faire au service de sa passion, ouvrant ainsi la voie à l’innovation et à une créativité débordante.

Dans cet entretien exclusif, Stephan Winkelmann nous relate son parcours exceptionnel émaillé de grandes réalisations, ses projets chez Bugatti et nous fait part de sa vision de l’automobile du futur. 

Comment est née votre passion pour l’automobile ?

Pour être honnête, elle est venue de manière plutôt indirecte. Ma vraie passion en tant qu’adolescent et jeune homme était plutôt pour la moto. J’ai grandi en Italie et les années 80 étaient très différentes en matière de sensibilisation à la sécurité routière. Conduire une moto le plus tôt possible, sans casque et malgré un trafic insensé, n’était certainement pas la chose la plus sage à faire, mais pour nous, cela signifiait la liberté

Cette passion, non seulement pour la moto elle-même, mais pour la sensation de vitesse, la liberté et le rugissement d’un moteur, ne s’est traduite par une passion pour l’automobile que plus tard.

Avez-vous toujours su que vous travailleriez dans le monde de l’automobile?

Pas du tout. Tout comme ma passion pour l’automobile ne s’est développée que plus tard, ma carrière n’a pas non plus été orientée vers l’industrie automobile, du moins pas depuis le début.J’ai étudié les sciences politiques à Rome et à Munich, puis je suis devenu soldat dans les forces armées allemandes, en tant que parachutiste, pour être précis. Au cours de ces deux années, je me suis plus souvent dit que je deviendrais un soldat de métier. En fin de compte, je ne le suis pas devenu. Cependant, dès que j’ai commencé à travailler dans l’industrie automobile, il m’est rapidement apparu que c’était le lieu idéal pour développer ma carrière professionnelle.

Vous avez commencé votre carrière dans le monde de la finance. Comment s’est passée votre première expérience dans le monde automobile, avec Mercedes-Benz ?

Ce fut une très bonne première expérience dans l’industrie automobile. Mercedes fut la marque automobile qui m’a ouvert cette porte, que j’ai franchie sans jamais regarder en arrière. L’industrie automobile est l’une des plus fascinantes et je dirais même la plus fascinante dans laquelle on peut travailler. Je me considère chanceux pour chaque opportunité que j’ai eue et chaque pas que j’ai franchi dans ce monde unique.

Vous avez rejoint le groupe Fiat en 1994. Qu’y faisiez-vous, exactement ?

Mon premier emploi a été directeur régional des ventes d’Alfa Romeo, sur le marché allemand.

Vous avez occupé plusieurs postes au sein du groupe, pour devenir PDG des divisions autrichienne, suisse et allemande de Fiat. Qu’est-ce que cela signifiait pour vous ?

Oui, j’ai occupé ces postes de PDG, non seulement pour Fiat, mais pour Fiat Auto, qui comprenait également à l’époque Fiat, Alfa Romeo, Lancia et « Fiat Light Commercial Vehicles ». En tant qu’Allemand qui a grandi en Italie, j’ai eu l’impression que la combinaison parfaite, à ce stade de ma carrière, était d’assumer des responsabilités dans une entreprise italienne pour les marchés de langue allemande. J’ai beaucoup appris à cette époque et j’ai noué des amitiés durables. Nous avions alors une équipe très spéciale, composée de nombreux professionnels jeunes et talentueux, que j’ai eu la chance d’avoir en tant que collègues ou membres de mes équipes. Beaucoup d’entre eux se sont débrouillés dans l’industrie automobile et je les vois encore. Certains m’ont même accompagné lors de ma nouvelle carrière dans cette industrie.

En 2005, vous avez été nommé directeur général de Lamborghini. Quels ont été les projets les plus importants sur lesquels vous avez travaillé ?

Je suis resté directeur général de Lamborghini pendant onze ans, alors, comme vous pouvez l’imaginer, j’ai dirigé de nombreux projets qui sont importants pour nous en tant qu’entreprise et qui me tiennent également à cœur. Si je dois en souligner quelques-uns, ce serait la construction de la marque que nous avons privilégiée dès le premier jour, y compris l’introduction d’une gamme de modèles plus large et plus solide, avec des produits fantastiques, tels que l’Aventador ou Huracan. De plus, je suis très heureux et fier de voir que l’Urus est à présent sous les feux de la rampe. Durant mon mandat, nous avons dû nous battre très durement pendant de nombreuses années, pour que ce projet prenne vie.

Le fait le plus important à retenir de mon séjour à Sant’Agata, c’est que j’ai trouvé non pas un simple lieu de travail, mais une deuxième maison. Nous avions une équipe professionnelle très forte et nous avons créé un lien qui va bien au-delà du cadre professionnel. Et c’est ce dont je suis le plus fier, quand je repense à cette époque très réussie. Sans cette équipe, son atmosphère et son éthique au travail, nous n’aurions pas pu atteindre ce niveau d’excellence, de toute façon.

Comment avez-vous vécu le lancement du projet Urus?

Dur, tenace… Il a fallu un certain temps entre le premier concept-car présenté à Beijing en 2012 et le début du projet. Le principal défi était les énormes efforts de persuasion, en interaction constante avec les clients et les fans. La marque et le site devaient également être préparés à cette étape importante de l’histoire de la société. En rétrospective, tous les efforts en valaient la peine. Je suis très heureux pour l’équipe Lamborghini d’aujourd’hui et tiens à la féliciter pour son excellent travail.

Vous avez officiellement rejoint Bugatti au début de cette année. Quels sont les défis à venir?

Quand on m’a demandé d’assumer la fonction de président de Bugatti, le président du groupe Volkswagen m’a dit que la tâche principale serait de construire sur les bases solides de la marque, et de la développer pour les transitions à venir. Et c’est exactement ce sur quoi nous nous concentrons depuis ma première année avec la marque, avec des projets très excitants et de très bons progrès.

La Bugatti Divo est notre premier projet côté produit depuis que je suis président. C’est une automobile incroyable, qui met en valeur ce que nous, en tant que marque et en tant qu’équipe, sommes capables de réaliser en très peu de temps. Bien sûr, je ne peux divulguer aucune information sur notre avenir à ce stade, mais nous travaillons très fort chaque jour pour satisfaire les parties prenantes internes, et plus particulièrement nos clients et passionnés du monde entier.

Comment voyez-vous l’avenir de Bugatti ?

Je suis vraiment impatient d’y être.

Verrons-nous un SUV de Bugatti, un jour ?

Il y a eu beaucoup d’articles rapportant faussement la confirmation d’un tel projet et me citant même pour corroborer leurs propos. La seule chose que j’ai dite et que je répète sans cesse, c’est que nous avons montré avec la Bugatti Divo que nous sommes prêts à être plus qu’une marque à un seul modèle. Néanmoins, de nombreux facteurs doivent être pris en compte, avant qu’un tel projet puisse être entrepris, l’analyse de la rentabilité doit être juste et bien sûr, elle doit également s’intégrer dans la stratégie de la marque et même du groupe. Notre équipe examine en permanence le marché, étudie les pronostics des développements futurs, analyse les informations fournies par nos clients, afin d’être prête au moment opportun. À cette fin, nous pensons évidemment aussi aux plateformes potentielles et aux formes d’un tel projet. Le projet lui-même ou la forme qui serait utilisée n’ont cependant jamais été confirmés – ni par moi, ni par quelqu’un d’autre.

Quel est le principal défi à satisfaire, pour des clients très exclusifs ?

Nos clients ont le privilège d’assister à notre processus de fabrication et voient tout. Le principal défi est donc de continuer à leur offrir une surprise positive, de rester avant-gardiste et intemporel. Bugatti a toujours eu et aura à construire des automobiles qui incitent les gens à rêver, aujourd’hui et à l’avenir

Que pensez-vous de la voiture électrique et de la conduite autonome ?

La voiture électrique ne semble n’être qu’une question de temps. C’est l’avenir. Pourtant, elle doit toujours être conforme aux valeurs de la marque de chaque entreprise qui décide de se lancer dans la mobilité électrique. Tout comme il n’existe pas qu’un seul type de voitures à moteur à combustion, il existe différentes interprétations des véhicules à propulsion électrique. Nous sommes très fiers de notre moteur W16 8 litres, unique sur le marché. Vu les législations et les développements futurs, toutefois, il pourrait bien être le dernier moteur de ce type. En tant qu’amateur de voitures, je dois dire que la conduite autonome est un concept fascinant sur le plan technologique. Encore une fois, cependant, il doit correspondre à la marque et au produit en question. Pour Bugatti, cela ne figure pas sur la liste des priorités, car nous ne sommes pas une marque qui construit des voitures qui vous amènent de A à B. Nos voitures amènent nos clients de A à A, pour leur plus grand plaisir. Pour cela, à mon avis, vous avez besoin des deux mains sur le volant.

Quelle voiture conduisez-vous dans votre vie quotidienne ?

Depuis que j’ai commencé, je teste nos voitures autant que possible. Comme vous pouvez l’imaginer, j’ai eu au cours de ma carrière ma part de conduite de voitures de sport, de voitures « supersport » ou de voitures « hypersport », mais Bugatti joue dans une catégorie à part. C’est autre chose, une expérience incroyable. Au quotidien, je conduis des produits de la marque Volkswagen Group, généralement une version plus sportive et une autre plus familiale. Les marques et les modèles ne cessent cependant de changer.

Êtes-vous un collectionneur de voitures ?

Non, je ne le suis pas. Ce serait très difficile, surtout si je voulais conduire toutes les voitures d’une telle collection. Je vis dans le centre de Strasbourg et il n’y a pas beaucoup de garages ni même de possibilités de parking. Et je voyage beaucoup. Mais même sans ma propre collection, je ne peux vraiment pas me plaindre de la qualité de mon temps de conduite. Je me considère chanceux.

Biographie :

1964 : naissance à Berlin en Allemagne

1991 : commence sa carrière professionnelle au sein de la société allemande de services financiers MLP.

2005 : prend la direction de la société Automobili Lamborghini S.p.A

2014 : Chevalier Grand-Croix de l’ordre du Mérite de la République d’Italie

2016 : prend la direction de la société Audi Sport GmbH

2018 : président de la société Bugatti Automobiles S.A.S