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L’usine de la Viper transformée en musée

L’usine d’assemblage de Conner Avenue, ancien site de production de l’emblématique Dodge Viper, aura finalement une seconde vie. En effet, l’usine a été transformée en espace d’exposition qui réunira la collection de véhicules historiques de la société.

Rebaptisé Conner Centre, l’ancien site de fabrication, niché dans un quartier de Detroit, juste au sud du célèbre 8 Mile Road, exposera 85 des près de 400 concept cars et véhicules historiques. Avant, cette large collection de FCA était exposée dans plusieurs sites à travers le monde.

«Avec une histoire riche en son genre, l’usine de Conner Avenue est un emplacement idéal pour présenter les véhicules qui ont soutenu l’entreprise pendant plus de 92 ans», a déclaré Brandt Rosenbusch, directeur du département des véhicules historiques. «Nous sommes fiers de notre histoire et nous travaillons avec diligence au quotidien pour la restauration de ces véhicules importants. Ce déménagement nous permettra de loger toute notre collection sous un même toit et de partager cet historique avec nos employés.

Parmi les voitures exposées, le Groupe a déjà annoncé la Rambler 1902, la plus ancienne de la collection, ou encore la 1924 Chrysler Touring.

Nouveautés Auto Expo 2018

L’Auto Expo 2018 se tiendra en avril à Casablanca et les importateurs ont déjà commencé à dévoiler leur programme pour cette édition.

Alfa Romeo Stelvio QV


Premier SUV d’Alfa Romeo, le Stelvio s’est fait une place dans le segment très
disputé des SUV. Pour convaincre sa clientèle, l’italien met en avant tout
naturellement l’ADN sportif de la marque. Mais il faut dire que la sportivité
atteint d’autres sphères, à travers la version Quadrifoglio Verde. Le pouvoir du
trèfle a une nouvelle fois fait ses preuves. Pour se distinguer des autres versions,
le capot accueille deux extracteurs d’air, le bouclier intègre des prises d’air en
nid d’abeilles, alors que le logo vient s’apposer sur les ailes avant. Cette version
a également droit à 2 doubles sorties d’échappement. Dans l’habitacle, le Stelvio
reprend les éléments qui ont fait le succès de la firme du Biscione, que ce soit
pour le design ou la qualité des matériaux utilisés. Mais il est clair que la version
Quadrifoglio Verde fait la différence, grâce à sa motorisation. Elle est animée
par un bloc V6 2.9 litres bi-turbo, qui a été dérivé du V8 de la Ferrari 488 GTB.
Il développe une puissance de 510 ch et un couple de 600 Nm et est accouplé à
une boîte automatique à 8 rapports.

Honda Civic

La longue saga de la Civic vient d’accueillir la 10 e  génération. La berline est
sans conteste un des modèles les plus emblématiques de Honda. Pour ce
nouveau chapitre, la japonaise adopte un look beaucoup plus affirmé que par le
passé. Elle opte pour une calandre chromée et de nouveaux phares à LED, qui
lui procurent un regard à la fois moderne et agressif. De profil, la nouvelle
Civic, grâce à sa ligne de pavillon plongeante, prend des airs de coupé. À
l’arrière, elle est reconnaissable à travers sa signature lumineuse, assurée par
des feux à LED en forme de C. À l’intérieur, la modernité est aussi au rendez-
vous. Honda a doté sa berline d’un centre de technologie. Techniquement, elle a
eu droit à une nouvelle plateforme plus rigide, mais aussi plus légère que celle
de la génération précédente. Sous le capot, elle est équipée d’un moteur 1.6 i-
VTEC, qui affiche une puissance de 158 ch et un couple de 187 Nm et qui est
couplé à une boîte automatique CVT.

Hyundai Ioniq


L’offre hybride au Maroc vient de s’enrichir par l’arrivée de la Hyundai Ioniq.
La marque coréenne veut se faire une place sur ce créneau et l’Ioniq est le
modèle idéal pour son entrée en matière. Il faut dire que ce modèle affiche un
design aux lignes aérodynamiques et a déjà reçu le Red Dot Design Award en
2016. La face avant reprend les codes stylistiques de la marque, à commencer
par la calandre trapézoïdale, alors que l’Ioniq revendique sa propre personnalité,
en adoptant des feux de position à LED, combinés à des feux de jour à LED,
également, mais à l’alignement vertical cette fois-ci. Hyundai fait de nouveau
honneur à sa réputation et offre à sa clientèle une longue liste d’équipements.
Pour cette version hybride, la coréenne est équipée d’un moteur à essence de 4 cylindres, qui développe une puissance de 105 ch et un couple de 147 Nm. Il est
combiné à un moteur électrique, pour afficher une puissance totale de 141 ch et
un couple de 265 Nm.

Mercedes CLS


Apparue en 2003, la Mercedes CLS en est aujourd’hui à sa 3 e  génération.
Revenant à ses origines, elle adopte la fameuse philosophie de la marque Hot &
Cool. Présentée l’année dernière au Salon de Los Angeles, elle met en avant la
désormais incontournable calandre diamant à lamelles chromées et l’imposant
logo central qui va avec. Optant pour un profil bien plus marqué que sur
l’ancienne génération, la CLS affiche une ligne de ceinture haute et galbée, ainsi
que des vitres latérales dépourvues de cadres. L’arrière, quant à lui, se distingue
par ses feux à LED à l’aspect tridimensionnel. Dans l’habitacle, luxe et
sportivité offrent aux occupants une ambiance unique. L’allemande inaugure
une nouvelle motorisation essence, à savoir le 6-cylindres avec EQ Boost, dont
la puissance atteint 367 ch et un couple de 500 Nm, sans compter les 22 ch
supplémentaires. Pour ce qui est du diesel, la CLS 400d 4MATIC affiche une
puissance de 340 ch et un couple de 700 Nm.

Peugeot 5008


Le Peugeot 5008 a changé de look, mais aussi de segment, quittant celui des
monospaces, pour investir celui des SUV, qui ne cesse de croître. La famille SUV
de la marque du lion s’agrandit, avec ce modèle qui adopte donc les nouveaux
codes stylistiques. Il a ainsi droit à une large calandre à ailettes chromées, ainsi qu'à
des feux Full LED. Faisant appel au toit « Black Diamond », le profil de la française
revendique une découpe carrée. L’arrière du 5008 reprend tout naturellement la
fameuse signature aux 3 griffes à travers des feux à LED. Dans l'habitacle, le public
pourra profiter du Peugeot i-Cockpit, qui a déjà fait ses preuves sur d'autres
modèles. Le 5008 est donc équipé d’un volant compact, d’un grand écran tactile de
8 », de l’affichage à tête haute de 12,3 », mais aussi les fameuses touches piano, qui
donnent accès aux différentes fonctions. Basé sur la même plateforme que le 3008,
le 5008 lui emprunte également ses motorisations. Sur notre marché, le nouveau
SUV est animé par un bloc 2.0 HDI, développant une puissance de 150 ch.

Volkswagen Arteon

Volkswagen - Gentlemen Drivers
La gamme Volkswagen vient d’accueillir un nouveau modèle, qui se veut une
représentation parfaite de l’alchimie entre le monde de la berline classique et de la
voiture de sport. C’est dans cet esprit qu’est née l’Arteon. Adoptant une silhouette,
certes classique, mais sportive à la fois, l’allemande affiche des lignes allongées et
a droit à une face avant des plus expressives. En effet, elle arbore une imposante
calandre, qui s’étend sur toute la largeur, avec des feux à la signature LED des plus
modernes. L’Arteon fait appel à un long capot, qui déborde sur les ailes et sur
l’avant. À l’intérieur, la Volkswagen veut offrir à sa clientèle une ambiance
élégante et sportive, avec plusieurs inserts en chrome. Ce nouveau modèle, qui
vient se placer juste au-dessus de la Passat, viendra concurrencer d’autres
allemandes, qui se distinguent dans le segment C. Disponible sur notre marché à
partir de 380.000 DH, la Volkswagen Arteon offre à sa clientèle le choix entre
différentes versions, à savoir Advance, Business, R-Line, Elegance.

Volvo XC40

Volvo - Gentlemen Drivers
Après avoir offert à ses deux modèles XC60 et XC90 une nouvelle jeunesse, qui
leur a garanti un succès aux quatre coins du monde, Volvo a décidé d’agrandir la
famille, en lançant le XC40, un crossover urbain, qui a été dévoilé en fin d’année dernière. Ce petit robot, comme il a été surnommé par son designer, mime ses
grands frères et adopte les incontournables feux en forme de T, évoquant le
marteau de Thor. Si la calandre fait bien appel à des barres horizontales, elle adopte
ceci dit une forme concave, à la différence des autres modèles. Pour donner au
XC40 un effet de toit flottant, les carrosseries sont proposées en teintes bi-ton. La
poupe reçoit une touche sportive à travers le becquet, alors que la touche de
modernité est conférée par la signature lumineuse. La firme scandinave reste fidèle
à ses habitacles au style épuré. Le volet sécuritaire est à la hauteur de la réputation
de Volvo tout naturellement, avec des équipements tels que le système de
protection anti-sortie de route, l’alerte de trafic en marche arrière avec freinage
automatique, la caméra panoramique à 360°, le pilote semi-autonome sur autoroute,
ainsi que le freinage d’urgence automatique avec détection des piétons et des
cyclistes.

Renault Koleos


Apparu il y a une dizaine d’années maintenant, le Renault Koleos a signé une
véritable révolution pour sa nouvelle génération. Le SUV français a été dévoilé
après le Captur et le Kadjar, que le public a rapidement plébiscité. Le nouveau
Koleos adopte la nouvelle signature stylistique de la marque, à l’image de la large
calandre chromée, ainsi que des feux avant et arrière revendiquant le C-Shape. Son
côté SUV se manifeste au niveau de ses lignes, optant pour des formes plutôt
horizontales et tendues, mais aussi au niveau de sa garde au sol. L’intérieur du
Koleos affirme la montée en gamme du SUV. En effet, il opte notamment pour une
sellerie en cuir avec des surpiqûres contrastées et du chrome satiné ultra-fin. Au
niveau technologique, le SUV français est équipé, entre autres, du système
multimédia R-LINK2, avec des fonctions telles que la reconnaissance vocale pour
la navigation, le téléphone et les différentes applications. Basé sur la même
plateforme que le X-Trail, il est commercialisé au Maroc avec la motorisation 2.0
dCi 175 ch X-Tronic, qui est couplée à une boîte automatique.

Jeep Compass


Présenté pour la première fois au public en 2006, le Jeep Compass a eu une carrière
timide aux côtés des autres modèles de la marque, qui revendiquaient des designs
plus affirmés et une identité propre. Aujourd’hui, la donne semble avoir changé
pour cette seconde génération. Pour se frayer un chemin dans le segment très disputé des SUV, le nouveau Compass a décidé de suivre les pas du Grand Cherokee. D’ailleurs, il est même possible de les confondre, tant la ressemblance, surtout au niveau de la partie avant, est frappante. Il adopte donc la calandre légendaire à 7 fentes et le même regard que son grand frère, avec une signature à LED moderne. Cette nouvelle génération affiche une touche de sportivité, grâce à un profil racé et aérodynamique. Le Jeep Compass fait bien évidemment la part belle aux nouvelles technologies, notamment le UConnect, l’Apple Carplay et l’Android Auto. À l’instar des autres modèles Jeep, le Compass est un 4×4 pur et
dur, qui inaugure une combinaison de nouveaux systèmes 4×4 avancés.

Lexus LS


La Lexus en est aujourd’hui à sa 5 e génération. Apparue pour la première fois en
1989, la limousine japonaise a su évoluer avec le temps, pour faire face à la
concurrence allemande. Affichant un look beaucoup plus affirmé, elle affiche une
face avant marquée par la fameuse calandre en trapèze. Mais c’est grâce à son
intérieur qu’elle compte faire la différence. La LS est la limousine qui permet de
s’allonger le plus à l’horizontale et elle est restée fidèle à la philosophie de
l’Omotenashi de la marque, l’art suprême de l’hospitalité japonaise. Le conducteur pourra donc bénéficier d’une fonction de massage shiatsu intégrée dans son siège,
avec 5 programmes, dont 2 massent tout le corps et les 3 autres se concentrent sur
certaines zones, qu’il est possible de choisir sur l’écran multi-information. La
japonaise est aussi équipée du Climate Concierge, qui règle automatiquement le
niveau de chaleur, de ventilation et de qualité de l’air, en fonction de la température
corporelle de chaque occupant. La Lexus LS fait appel à plusieurs systèmes, qui lui
permettent d’assurer une assistance à la conduite la pus avancée. La limousine dans
sa version 500h reprend le Multi Stage Hybrid System, inauguré par le LC 500h.

Lexus RX


À l’image de la nouvelle génération des modèles Lexus, le RX adopte un look bien
plus agressif, à travers des lignes ciselées. Apparu il y a plus de 20 ans maintenant,
le SUV japonais a bien fait du chemin et son look le prouve. Il opte pour une
imposante calandre trapézoïdale, qui accentue son agressivité et sa sportivité. Elle
est encadrée de triples projecteurs à LED, en forme de L. Les designers ont opté
pour une ligne de toit fuyante, qui donne au SUV japonais une forme de flèche.
Conscient des besoins de ses occupants, le RX leur propose un habitacle alliant
confort et luxe, à travers une haute qualité de finition. En effet, le tableau de bord
est en cuir cousu main, les sièges sont en cuir perforé, le volant est chauffant et le
pommeau de levier de vitesses est gainé de cuir, sans oublier la présence de
plusieurs éléments en bois. Ce nouveau millésime compte 2 groupes propulseurs, à
savoir un moteur thermique, un V6 qui développe une puissance de 295 ch et un
couple de 363 Nm. La version hybride quant à elle, fait appel à un V6 à cycle
Atkinson, à un moteur électrique à couple élevé, à une puissante batterie de
stockage et à un système de gestion de l’énergie, pour afficher une puissance
combinée de 308 ch.

Aston Martin disputera 44 courses en 2018

Aston Martin a donné le ton en dévoilant depuis l’année dernière, des modèles à la sportivité exacerbée pour annoncer son programme en sport automobile, le plus riche depuis de longues années. En effet, la firme de Gaydon sera présente aux 24 Heures du Mans mais surtout son nom fera son retour dans la sphère de la Formule 1 après près de 50 ans d’absence.

En effet, Aston Martin signe son retour en F1 grâce à un partenariat technique avec l’écurie Red Bull donnant ainsi naissance à l’équipe on Martin Red Bull Racing. L’équipe a présenté sa monoplace RB14 dessinée par Adrian Newey et qui a fait ses preuves, notamment, sur le circuit de Barcelone à l’occasion des premiers essais hivernaux.

Elle sera donc présente lors du Grand Prix d’Australie qui inaugure la saison et sera pilotée par Daniel Ricciardo et Max Verstappen. La RB14 est propulsée par un moteur hybride turbo de 1,6 litre portant la signature de l’horloger  TAG-Heuer. Ce partenariat permet à Aston Martin d’évaluer les futures réglementations de la F1 pour pouvoir se positionner en tant que motoriste en 2021.

Tout comme l’a déclaré Andy Palmer, CEO d’Aston Martin: « Les projets de réglementation élaborés par la FIA, je dirais, sont globalement acceptables pour nous, en d’autres termes, ils vont très certainement dans la bonne direction. Et ils sont pensés de manière qui, je crois, donne plus de contrôle au conducteur et moins au cerveau électronique, ce qui est après tout la raison d’être de la F1. Nous ne nous attendons pas à avoir le règlement définitif publié avant la fin de l’année, mais nous préparons nos concepts de moteur afin que nous ne perdions pas de temps. »

Mais ce n’est pas tout puisqu’au Championnat du Monde d’Endurance FIA, Aston Martin Racing engagera la fameuse Vantage GTE dans la catégorie GTE Pro alors que l’Aston Martin V12 Vantage GT3 participera aux championnats Blancpain GT Series et British GT.

Au total, Aston Martin participera à 44 courses à travers le monde en 2018.

 

 

 

 

Première manche du WTCR à Marrakech en avril

Les 7 et 8 avril prochain, tous les yeux seront rivés sur Marrakech qui accueillera la première manche de la Coupe du Monde FIA WTCR.

La ville ocre inaugurera donc ce nouveau championnat qui est une fusion du World Touring Car Championship (WTCC) et du Touring Car Cup (TCR). Pour ce championnat ce sont 13 constructeurs à savoir Alfa Romeo, Audi, Ford, Honda, Hyundai, Kia, Lada, Opel, Peugeot, Renault, Seat, Subaru et Volkswagen qui ont homologué des modèles pour un total de 28 voitures pour cette première manche.

La FIA a mis au point de nouvelles règles techniques adaptées au WTCR. Ainsi, peuvent être homologuées, les voitures deux roues motrices, les berlines 4 ou 5 portes et les voitures à hayons, utilisant des moteurs turbo de production avec une capacité entre 1750 et 2000cc, et une puissance maximale de 350 ch.

Pour ce qui est du programme de compétition, désormais les pilotes devront disputer 3 courses sur 2 jours.

« La combinaison des nouvelles règles techniques, de l’expertise de la FIA, liées à la force promotionnelle d’Eurosport Events, permettra d’avoir une grille très compétitive et des courses très intéressantes pour les fans » a déclaré le directeur d’Eurosport Events, François Ribeiro.

Aux côtés des constructeurs, d’autres écuries sont également de la partie à l’instar du Sebastien Loed Racing avec Robert Huff et Mehdi Bennani qui courront cette fois à bord de la Volkswagen Golf GTI. Cette première manche sera également l’occasion pour le Quadruple Champion du Monde WTCC, Yvan Muller de faire son retour et de porter les couleurs de sa propre écurie.

 

Ulrich Knieps

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Benjamin de trois garçons, Ulrich Knieps est né dans une famille où la passion automobile est transmise par les gènes. Alors qu’il avait à peine 4 ans, il a reçu sa première voiture à pédales, qui portait le badge Rolls-Royce. Autant dire que son histoire avec l’automobile avait bien démarré et qui aurait pensé que bien des années plus tard, il serait en charge d’établir la nouvelle stratégie de développement de la firme britannique dans le monde entier, quand elle est passée sous la houlette du Groupe BMW ? Ayant rejoint la firme à l’hélice dès sa sortie de l’université, il a su lui rester fidèle et il faut dire qu’elle le lui a bien rendu. Occupant plusieurs postes au sein du Groupe, c’est en 2013 qu’il a été nommé à la tête de BMW Group Classic, où il travaille avec acharnement pour pouvoir faire profiter le plus grand nombre de l’histoire riche et glorieuse de BMW à travers des modèles mythiques qui sont exposés au musée de Munich. Connaissant mieux que personne l’histoire de la marque allemande, Ulrich Knieps a choisi de partager avec nous, sans retenue, toute sa passion pour l’automobile en général et pour l’histoire de BMW en particulier.

D’où vous est venue cette passion pour l’automobile?

On peut dire que je suis né dedans. J’ai grandi dans un petit village très proche du Nürburgring, où presque tout le monde était fasciné par les motos et les voitures. De plus, mon père était professeur  et il enseignait la physique, les mathématiques et la chimie. C’est pour cela que l’intérêt que je porte pour tout ce qui bouge n’est pas simplement dû à l’endroit où je suis né. C’est aussi dans mon ADN. Je suis le plus jeune de trois frères et nous avons tous partagé la même passion. Juste pour vous donner deux brefs exemples: à l’âge de 4 ans, j’ai eu ma première voiture à pédales, qui avait une caractéristique très spéciale: un badge Rolls-Royce! Je n’avais aucune idée de ce que cela représentait, mais j’étais très fier, parce que je trouvais que c’était très beau. J’ai essayé d’installer un moteur monocylindre et une boîte de vitesses à 3 rapports dans ma troisième voiture à pédales. Cela n’a pas vraiment marché, mais c’était ma première voiture.

Vous avez toujours préféré les voitures classiques aux voitures modernes?

Quand j’étais jeune, je ne faisais aucune distinction entre les voitures modernes et classiques. À ce moment-là, d’autres facteurs ont influencé mes décisions, comme le fait d’être cool, la sportivité et, bien sûr, les véhicules qui étaient accessibles. Quand j’ai eu l’âge de passer mon permis de conduire, la BMW 2002 était pratiquement une nouvelle voiture et les voitures classiques étaient plutôt considérées comme d’anciens véhicules d’occasion. Les vrais classiques étaient des modèles d’avant-guerre et je m’y intéressais moins, à cause de leur apparence et – ce que je pensais à l’époque – de leur manque de dynamique dans la conduite.

Parlez-nous un peu de votre première voiture?

Ma toute première voiture était une Ford 12M P4, avec changement de colonne de direction. C’était uniquement destiné à un usage d’hiver, car ma passion à l’époque était plus sur les motos. Pour mon 18e anniversaire, j’ai pu avoir une BMW R26. La voiture et la moto avaient besoin de beaucoup de travail et comme je n’avais pas beaucoup d’argent, tout était question d’improvisation. Du coup, j’ai investi la cuisine de ma mère, pour changer les guides de soupape, pour mettre la culasse dans le four pendant que les guides étaient refroidis dans le congélateur.

La voiture que je considère comme ma première voiture réellement était une Renault 5 Alpine, que j’ai achetée quand j’étais à l’université. Comme je n’avais pas assez d’argent pour une voiture correcte, j’ai de nouveau acheté une voiture d’occasion plutôt usée et je l’ai réparée moi-même. Après deux mois de réparations sur la boîte à vitesses, le réglage du carburateur et le remplacement de quelques panneaux de carrosserie, elle était fin prête à rouler sur la Nordschleife. Clairement, il y avait d’autres voitures qui étaient beaucoup plus performantes. Mais aimant les défis, je devais compenser le manque de performance avec mes compétences de conduite. Et j’ai apprécié le style et l’attitude de la voiture. Cela a contribué à me donner un profil distinct et m’a distingué des autres pilotes avec leurs «voitures grand public».

Vous avez été nommé à la tête de BMW Group Classic. Comment votre carrière a-t-elle commencé, chez BMW?

J’ai rejoint BMW en septembre 1985 directement à ma sortie de l’université. J’ai été diplômé en ingénierie mécanique et industrielle, et j’ai eu l’opportunité d’obtenir un emploi en gestion de produit, où j’étais le lien entre le développement et le département des ventes. On pourrait dire que j’ai travaillé comme interprète qui était chargé de traduire les codes utilisés parles ingénieurs en langage de vente. J’ai ensuite occupé plusieurs fonctions dans la gestion des produits. Heureusement, j’ai été impliqué dans des projets pionniers pour BMW, comme le Z3 Coupé, le X5 et le Z8. Prenons l’exemple du X5: ce projet était très risqué et faisait aussi l’objet d’une discussion plutôt controversée à l’époque. En regardant comment la BMW X-Line s’est développée, vous pouvez clairement dire qu’il s’agit d’une véritable success story et l’une des lignes de modèles les plus importantes. Après un passage dans la gestion de produits, je suis passé à l’unité de planification stratégique des produits et, en 1998, je faisais partie d’une petite équipe qui travaillait sur le projet Rolls-Royce. Nous avions pour mission de définir les caractéristiques de la nouvelle Phantom. Ce fut l’un des chapitres les plus passionnants de ma carrière. Par la suite, c’est une nouvelle étape, qui a commencé au sein du nouveau département Rolls-Royce de BMW Group. Alors que la nouvelle Phantom était en cours de finalisation, on m’a demandé de mettre en place une organisation commerciale mondiale pour Rolls-Royce. Cela signifiait rien de moins que d’établir un réseau de concessionnaires entièrement nouveau, y compris après-vente et toute la logistique qui va avec. Pendant cette période, j’ai voyagé partout et j’ai vraiment appris à connaître le monde. J’ai visité presque tous les 154 concessionnaires Rolls-Royce existants – ce n’estpas quelque chose que j’aurai pu faire de mon bureau à Munich. À l’époque, j’ai établi une soixantaine de nouveaux concessionnaires – la plupart d’entre eux sont toujours dans l’entreprise, d’ailleurs. En 2003, après avoir accompli cette tâche avec succès, on m’a confié la gestion du marketing central. Encore une fois, c’était un travail international, car nous devions toujours coordonner notre stratégie marketing avec les filiales les plus importantes du monde.

Après avoir occupé différents postes au sein du développement et du marketing, j’ai été nommé responsable des produits, de la technologie et des communications sportives. À ce moment-là, le groupe cible était devenu les médias – une position très intéressante et stimulante. Pendant cette période, des produits importants ont été lancés et des décisions cruciales ont été prises. Juste pour vous donner quelques exemples: « Efficient Dynamics » a été lancé à l’époque – alliant plaisir de conduite pur et efficacité maximale. Je faisais partie de l’équipe lorsque le «Projet I» a été présenté au public et mon équipe a également géré les communications, lorsque BMW Motorsport a quitté la Formule 1. Comme je l’ai dit, c’était parfois une mission difficile, mais dont j’ai apprécié chaque minute. Et finalement, c’est en mars 2013 que j’ai rejoint BMW Group Classic.

Pouvez-vous nous donner plus de détails sur les activités de BMW Group Classic?

BMW Group Classic offre une grande variété de services à différents groupes. Nous présentons l’histoire de l’entreprise au Musée BMW, la collection de véhicules et nos archives. En ce qui concerne les événements, nous nous intéressons à toutes sortes d’activités liées aux véhicules classiques. Que ce soit des rallyes de voitures anciennes, des rassemblements de sports motorisés historiques ou des événements de moto, pour n’en citer que quelques-uns. Nous essayons toujours de couvrir tous les différents aspects du panorama automobile. Par exemple, le Concorso D’Eleganza Villa D’Este est l’un des événements les plus exclusifs et traditionnels du monde, qui présente un héritage inestimable. D’autre part, nous sommes également le sponsor officiel d’un jeune rallye de voitures anciennes, le « Creme 21 Youngtimer Rally », qui a un caractère totalement différent. Il est logique que nous ayons une présence  dans de tels événements, car il y a une grande communauté de jeunes fans de voitures classiques des années 70 et 80 et ils sont attirés par les BMW de cette époque.En 2015, nous avons emménagé dans nos nouvelles installations. Le complexe a été construit en 1918 en tant que première usine de l’entreprise. Près de 100 ans plus tard, ces bâtiments accueillent l’histoire de nos marques. À Moosacher Straße 66, à proximité du siège social de BMW, nous mettons notre atelier à la disposition des voitures et motos classiques, où des spécialistes assurent la disponibilité des pièces de rechange. Nous proposons également des concepts sur mesure pour les clients à la recherche de véhicules BMW classiques. De plus, certaines parties de ce bâtiment peuvent être utilisées pour différentes manifestations, pas forcément les nôtres. Tous ceux qui cherchent un endroit très spécial pour organiser leur événement sont les bienvenus ici.

Comment voyez-vous le futur de BMW Group Classic? Quels sont vos projets?

Il est clair que ces dernières années, le secteur automobile classique s’est développé dans le monde entier. C’est pour cette raison que nous travaillons constamment sur de nouveaux concepts. Par exemple, en parlant de nos services, l’atelier classique fonctionne à plein régime et le nombre de pièces de rechange disponibles augmente chaque année. Cependant, nous comprenons que tous les clients ne peuvent pas venir à Munich. C’est pourquoi nous avons commencé à établir un réseau de concessionnaires BMW Classic autorisés. En ce moment, vous pouvez trouver ces revendeurs aux États-Unis, en Allemagne, en Autriche et en Italie et nous prévoyons d’étendre ce réseau à d’autres marchés.

Il est clair que nous sommes toujours à la recherche de nouveaux concepts d’événements qui en valent vraiment la peine. Par exemple, l’année dernière, nous avons envoyé des motos spectaculaires et une voiture unique à Bikers ‘Meeting « Wheels & Waves » à Biarritz, en France. Il ne s’agit pas forcément de motos anciennes, mais de la fascination et du style de vie qui se dégagent des motos personnalisées et de l’enthousiasme pour les véhicules classiques.

Dernier point, mais non des moindres: BMW Group Classic est responsable du maintien de l’héritage de l’entreprise et de son évolution vers le futur. L’histoire de BMW est notre USP. Personne ne peut copier notre histoire. Prenons le lancement de la toute nouvelle M5. BMW a été le premier constructeur automobile à sortir une berline sportive avec des performances exceptionnelles combinées à la capacité de rouler au quotidien. C’est pour cette raison que pour le lancement de la nouvelle génération, nous avons bien mis en valeur toutes les précédentes. Cela nous donne une crédibilité qui ne peut être sous-estimée.

Le partenariat entre BMW Group Classic et Concorso d’Eleganza Villa Este a commencé en 2005. Comment est née cette idée et que représente le Concorso d’Eleganza Villa d’Este pour le Groupe?

Notre engagement au Concorso D’Eleganza Villa D’Este remonte à 1999, quand nous avons commencé en tant que sponsor de l’événement. Nous cherchions une plate-forme pour communiquer avec les fans de voitures historiques. Le Concorso s’est avéré être l’événement idéal. Chaque année, c’est un moment fort dans le calendrier des événements de voitures classiques. L’emplacement est unique et la liste des invités pour l’événement compte de grands noms du secteur automobile classique, parce que les amateurs du monde entier se réunissent à Cernobbio pour profiter d’un week-end d’élégance pure. En 2005, nous avons pris en charge tout l’événement, en collaboration, bien évidemment, avec le Grand Hôtel Villa D’Este. Nous avons décidé d’améliorer le concept, en lançant le Concorso di Motociclette, qui est rapidement devenu une des attractions principales de cet évènement. Le Concorso a commencé en 1929, comme un concours pour les nouvelles voitures, qui étaient des véhicules exceptionnels conçus par les carrossiers les plus admirés de l’époque. Nous avons transféré cet aspect jusqu’à nos jours, en dévoilant chaque année de nouveaux concept cars. Je pourrais peut-être résumer l’essence de cet événement en une phrase: c’est la meilleure plate-forme pour admirer des véhicules à couper le souffle, dans un cadre des plus spectaculaires et rencontrer des gens distingués de la scène automobile mondiale. Je ne pouvais rêver d’un meilleur événement pour BMW Group Classic.

Quel modèle BMW classique est le plus mythique, pour vous?

Pour moi, il y a de nombreux modèles BMW emblématiques, mais il y a une voiture que j’admire par-dessus toutes les autres voitures: la BMW 328 Mille Miglia Roadster. Juste son style est à couper le souffle. Mais ce n’est pas cela uniquement qui la rend mythique. En ce qui me concerne, cette voiture représente une multitude de vertus qui ont fait de BMW ce qu’elle est maintenant. Dans les années 1930, cette voiture était en avance sur son temps. La norme 328 a été développée comme la voiture de sport la plus dynamique de sa catégorie et, dès le départ, elle a prouvé son efficacité en remportant une course dès sa première apparition sur le circuit. Le Miglia Roadster a ensuite fait son apparition et c’était, en quelque sorte, une évolution de la 328. C’est une voiture qui a près de 80 ans, mais ce n’est pas l’impression que vous aurez en montant dedans et en la conduisant. La combinaison d’une maniabilité superbe et du moteur à six cylindres en ligne agile vous donne l’impressiond’être assis dans une voiture beaucoup plus moderne. Le seul aspect en phase avec l’époque est celui des freins – lorsque vous appuyez sur la pédale, vous êtes immédiatement transporté plusieurs décennies en arrière.

Possédez-vous une collection de voitures classiques?

J’aime vraiment conduire ma BMW M Roadster. On pourrait dire que ce n’est pas encore considéré comme une voiture classique. J’aime penser que c’est une voiture classique moderne. C’est une machine de conduite pure – comme ce que l’on peut attendre de BMW. J’ai un lien vraiment spécial avec cette voiture: au moment où j’étais au département de gestion des produits, j’étais la personne responsable de cette voiture et j’ai aidé à développer cette voiture de A à Z. Le modèle que j’ai acheté était en vente en Italie et quand j’ai vérifié le numéro de châssis, j’ai découvert qu’il s’agissait d’une voiture d’essai, qui était destinée à la presse. Inutile de dire que je devais tout simplement prendre cette voiture.

Quel modèle avez-vous eu le plus de difficulté à acquérir?

Il y a eu plusieurs voitures qui n’ont pas été faciles à trouver. Mais la BMW 507 appartenant à Elvis Presley a certainement été l’une des acquisitions les plus spectaculaires. Trouver cette automobile dans une grange en Californie n’était que le premier pas. Après avoir pris contact avec le propriétaire, il nous a fallu du temps, des appels téléphoniques et des vols transatlantiques pour le convaincre que ce serait une bonne idée de ramener la voiture en Allemagne et dans notre musée. L’équipe a fait un travail fantastique et chaque fois que je vois la voiture exposée dans notre musée, je reste un moment à la contempler.

Quel modèle manque encore à votre collection et que vous aimeriez avoir par-dessus tout?

Il y aura toujours des véhicules qui pourraient enrichir notre collection. Et vous pouvez être sûr que nous sommes constamment à l’affût. Nous avons une sorte de «liste de courses» pour les voitures, les motos, ainsi que les objets. L’énumération de toute la liste prendrait beaucoup de temps! Parfois, nous tombons sur des offres qui n’étaient même pas sur notre radar, mais qu’il serait logique d’avoir dans notre collection. L’année dernière par exemple, nous avons eu l’opportunité d’acheter l’un des tout premiers certificats d’actions de BMW AG jamais émis.

Conduisez-vous une voiture classique au quotidien?

Quand j’ai le temps, je prends mon roadster M pour faire un peu de route. Mais quand le temps se fait rare, j’essaie d’en profiter autrement et je l’utilise pour aller au bureau en été. Puisque les motos ont toujours joué un grand rôle dans ma vie, j’apprécie ma BMW R nineT. L’un des grands avantages en tant que chef de BMW Group Classic est que j’ai beaucoup de chance d’avoir l’occasion de conduire différentes voitures de notre collection lors de divers événements. Cela compense le manque de temps libre pour conduire ma propre voiture et ma propre moto.

Quelles sont vos autres passions?

J’ai toujours été un petrolhead. J’ai une grande fascination pour les voitures et les motos. C’est pourquoi je ne pouvais rêver un meilleur endroit pour travailler. Mais dans la vie il y a autre chose que le travail, c’est certain. Je pense que ce serait vrai de dire que j’aime les belles choses de la vie. J’aime passer du temps sur les parcours de golf, j’apprécie la bonne gastronomie et j’aime voyager vers des destinations différentes, où je me rends pour le travail.

 

 

Bornes de recharge sur les autoroutes marocaines

Annoncée il y a quelques mois, dans le cadre du projet Green Miles, l’installation des premières bornes de recharge pour les véhicules électriques a démarré sur l’axe autoroutier Tanger-Agadir.

Initié par l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN) en partenariat avec Schneider Electric, Autoroutes du Maroc (ADM) ainsi que l’ensemble des distributeurs de carburant installés, ce projet a commencé à mettre en place du premier réseau pilote de bornes de recharge sur les aires de repos tous les 60 km.

Concrètement sur les 800 km de cet axe, ce sont 37 bornes avec 74 points de recharge de différentes puissances qui sont en cours d’installation. Mais ce n’est pas tout puisqu’il est également de question d’intégrer le couplage avec des ombrières solaires, la communication intelligente entre les bornes et le développement de solutions innovantes sans perdre de vue les spécificités du contexte socio-économique marocain.

Ces bornes de recharge ont été cofinancées par l’IRESEN et le groupe Schneider-Electric, au moment où les distributeurs de carburant, l’IRESEN et ADM sont en charge, eux, de l’ingénierie, des études, de l’installation et de la mise en place des bornes.

Le projet Green Miles aux côtés d’autres actions à l’instar de l’exonération totale de la vignette pour les véhicules hybrides et électriques, participera donc au développement de la mobilité électrique au Maroc et contribuera à encourager aussi bien les particuliers que les professionnels qu’ils soient investisseurs, développeurs ou industriels.

 

BMW 507

Le Roadster des stars

Ancêtre du roadster Z8, la 507 est sans conteste un des modèles les plus légendaires de la firme allemande et celui qui a marqué son histoire à tout jamais. Il faut savoir, que l’industrie automobile a connu des difficultés après la 2e guerre mondiale. BMW n’a pas échappé à cette crise, au point de risquer d’être racheté par Daimler-Benz. C’est à ce moment-là, au milieu des années 50, que Max Hoffman, importateur de BMW aux États-Unis qui suggère à la marque de lancer un roadster sportif exclusif, destiné à une clientèle triée sur le volet.

La 507 est considérée en quelque sorte comme le sauveur de BMW qui, en plus de lui assurer un nouveau départ aux États-Unis, lui a surtout permis d’éviter la faillite. C’est en 1955 que la marque bavaroise a décidé de présenter à Francfort son tout nouveau roadster. Dessinée par le dessinateur industriel allemand Albrecht Goertz, qui était exilé aux Etats-Unis, la nouvelle BMW séduit d’emblée par sa ligne qui n’est pas sans rappeler les modèles italiens de l’époque. Cet élève de Raymond Loewy, inventeur de la fameuse bouteille de Coca-Cola, a opté pour un long capot qui plonge vers l’avant ; où il retrouve les fameux naseaux qui s’étendent, cette fois, sur toute la largeur de la calandre, se distinguant ainsi des autres modèles de la marque. Autre signe distinctif du roadster, les ouïes latérales qui avaient tellement marqué à l’époque que BMW n’a pas hésité à les reprendre sur les Z3 et Z8. Se voulant sportif, le roadster affichait des flancs tendus et un arrière fuyant, mais il accueillait également plusieurs touches de chrome, qui lui donnaient à la fois une finition haut de gamme et qui lui permettaient de se placer sur une niche où il n’avait pas vraiment de concurrent direct. BMW a choisi d’habiller l’intérieur de la 507 de cuir et de l’équiper, entre autres, d’un poste radio Becker à recherche automatique de stations, dont le haut-parleur monophonique avait été incrusté au centre même de la planche de bord.

Pour offrir à sa clientèle une tenue de route irréprochable, BMW a eu recours à des techniques déjà éprouvées. Ainsi, la 507 a eu droit au châssis à longerons et traverses tubulaires de la 502, mais a perdu 35 cm pour l’occasion. Le roadster, avait droit à une suspension à bras triangulés à l’avant et à un essieu rigide avec barre type Panhard, à des roues de 16’’chaussées, à une direction à engrenages coniques réglable axialement, à des freins à tambours en alliage léger, avec un système de refroidissement spécifique et une assistance hydraulique.

Destiné au marché américain, il était primordial pour le roadster allemand d’adopter un moteur V8. Une fois encore, BMW a décidé de chercher dans sa banque d’organes, pour opter pour le bloc qui équipait la 503. Conçu par le Dr Fritz Fielder, designer et ingénieur allemand, c’était l’un des premiers moteurs en aluminium. Le V8 développait une puissance de 150 ch, à un régime maximum de 5.000 tr/mn et était couplé à une boîte à vitesses ZF. Pour le démarrer, il fallait appuyer sur un bouton-poussoir placé sous la clé de contact. Grâce à un poids contenu d’à peine 1.300 kg, la BMW 507 exécutait le 0 à 100 km/h en 11 secondes, alors que la vitesse de pointe oscillait entre 190 et 220 km/h. À cette époque déjà, la firme allemande a affirmé ses qualités de motoriste, grâce à un bloc en alliage léger avec chemises humides, une compensation automatique du jeu des soupapes et un vilebrequin à demi-coussinets.

Fabriquée à partir de novembre 1956, la BMW 507 a été commercialisée à un prix jugé exorbitant, ce qui en a fait d’emblée une voiture rare, qui a été produite à 253 exemplaires seulement, dont 2 avaient servi de prototypes. Parmi les exemplaires les plus célèbres, figure sans conteste celui ayant appartenu à Elvis Presley. Le «King» avait acheté le roadster alors qu’il faisait son service militaire en Allemagne. Cette voiture, dont le premier propriétaire, était le pilote de course Hans Stuck, était blanche à l’origine, mais Presley avait choisi de la repeindre en rouge, à cause des messages laissés par ses fans au rouge à lèvres. En 2014, cette voiture a été retrouvée dans un garage aux États-Unis dans un piteux état. Il a fallu à BMW Group Classic deux longues années pour lui redonner son éclat.

La 507 est sans doute la plus mythique des BMW et sa rareté en fait une voiture de collection très recherchée, que les collectionneurs s’arrachent lors des ventes aux enchères.

Peugeot Instinct Concept

Si, au moment de leurs présentations, les véhicules autonomes fascinaient le public par cette capacité d’emmener leurs occupants d’un point A à un point B sans aucune intervention du conducteur, au cours du développement de leurs différents concepts, les constructeurs jugent désormais que cela n’est pas suffisant pour se distinguer. C’est notamment le cas de  Peugeot et de son Instinct Concept. Révélé en 2017, ce concept a été pensé avec un seul mot d’ordre, «La liberté».

Aujourd’hui, les constructeurs mettent tout en œuvre pour préparer le public au futur et plus concrètement à l’arrivée des véhicules autonomes. Mais pour se différencier, chacun opte pour le concept qui représente le mieux ses valeurs et son histoire. C’est le cas de Peugeot avec l’Instinct Concept, qui aura pour mission d’offrir au conducteur toute la liberté de choisir son mode de conduite, la liberté de mouvement, ainsi que la liberté par l’interconnexion.

Inspiré de l’Homme, le Peugeot Instinct Concept est une voiture autonome, mais qui va plus loin, puisqu’elle apprend de son environnement, grâce au deep learning. En effet, la firme française a doté son concept-car de la plateforme I.o.T (Internet of Things) SAMSUNG ARTIK Cloud. Cette plateforme permet de collecter toutes les informations possibles concernant le conducteur, grâce à son smartphone, sa smart watch ou encore ses réseaux sociaux. Pour exploiter ces informations, Peugeot a fait appel à l’entreprise Data Science, pour ainsi répondre aux besoins de sa clientèle, mais aussi les anticiper. Ainsi, l’Instinct Concept, après avoir consulté votre agenda et étudié le trafic routier, vous proposera l’heure adéquate pour arriver à l’heure à vos rendez-vous, mais ce n’est pas tout. Calculant le niveau de fatigue, le véhicule est capable d’activer de lui-même le mode Autonomous Soft, pour permettre au conducteur de se reposer.

Si les modèles actuels de Peugeot se distinguent par leur fameux i-Cockpit, qui a été primé dans le monde entier, ce concept, lui, fait appel au Responsive i-Cockpit. Le volant compact est toujours de la partie et la lame qui supporte les «Toggle switches» s’escamote dans la planche de bord, au même moment que la pédale d’accélérateur disparaît dans le tablier. Inspirés de l’aéronautique, les sièges veulent préserver l’espace dédié à chaque passager. Ce dernier pourra choisir la position la plus adaptée à son activité, que ce soit pour se reposer, conduire ou tout simplement regarder un film. Chacun dispose d’un assistant personnel, par voie vocale naturellement, qui lui offre d’innombrables services, notamment les achats en ligne. Pour ce qui est des matériaux utilisés, Peugeot a surpris le public en dotant son concept d’une fine couche de béton au sol, mais aussi d’une maille 3D pour un meilleur confort.

Pour ce qui est du design, le Peugeot Instinct Concept met en avant une ligne qui prouve que les ingénieurs ont tenu à obtenir les meilleurs résultats aérodynamiques. Il affiche des lignes acérées, un long capot nervuré et des passages de roue au galbe généreux. Si la face avant a droit à des projecteurs LED, ils intègrent des caméras qui visionnent l’environnement du véhicule et transmettent par la suite les informations aux systèmes d’aide à la conduite.

 

Pirelli P Zero Experience

Trackday à Yas Marina

Live from Yasmarina

Posted by Ahmed Kseibati on Freitag, 9. Februar 2018

Apparue il y a quelques années, la Pirelli P ZeroExperience est devenue un rendez-vous incontournable des clients de la marque propriétaires de supercars. qui n’ont pas peur d’attaquer les courbes des circuits les plus prestigieux du monde entier. Cette année, Gentlemen Drivers Magazine a été convié à Abu Dhabi, sur le circuit de Yas Marina, pour vivre cette expérience, à laquelle plus de 200 supercars ont pris part. Avant de chauffer les pneus sur la piste, les clients venant des Émirats arabes unis, des pays du GCC et de la Jordanie ont organisé une jolie parade.

Pirelli, qui est le fournisseur officiel de pneus de la Formule 1, a su tirer profit de cette collaboration pour développer des pneus destinés à une clientèle friande de supercars. C’est dans ce but que le pneu P Zero a été conçu, il y a plus de trente ans maintenant. Ce produit ultra-haute performance, qui peut être personnalisé en termes de taille, technologie et saisonnalité, combine l’expérience Pirelli, acquise dans les sports mécaniques de compétition et l’association avec les plus grands constructeurs automobiles. D’ailleurs, ce trackday comptait des véhicules exceptionnels, à l’instar de la Ferrari 458 Spéciale, de la Lamborghini Aventador SV, la McLaren 675 LTS, la Lamborghini Huracan, la Porsche 918 Spyder, la Porsche 991 GT3R ou encore la McLaren 720S, à bord de laquelle nous avons fait quelques tours de piste sur le fameux circuit qui accueille le Grand Prix d’Abu Dhabi.

Mercedes-Benz CLS

«Hot & Cool»

Lancée en 2003, la CLS a permis à Mercedes d’inaugurer par la même occasion un nouveau segment, qui compte aujourd’hui une multitude de modèles. Plébiscitée dès sa présentation, elle avait séduit le public, grâce à sa ligne et à son aspect de coupé. Pour cette 3e génération, les designers ont décidé de revenir à l’essence de ce modèle, mais surtout de lui appliquer les nouveaux codes stylistiques de la marque, conformément à la philosophie Hot&Cool.

Si aujourd’hui le monde des coupés quatre portes compte plusieurs modèles, il ne faut pas oublier que c’est la Mercedes CLS qui l’a inauguré. Alors que la précédente génération n’a pas réussi à faire l’unanimité, la nouvelle mouture a décidé d’offrir une nouvelle interprétation aux gènes qui ont permis au tout premier modèle de s’imposer et surtout d’inspirer les autres marques, qui n’ont pas hésité à suivre la tendance. Présentée en fin d’année dernière au Salon de Los Angeles, l’allemande a une nouvelle fois misé sur une silhouette bien plus affirmée que la précédente génération. Tout comme l’a confirmé le patron du Design de Daimler AG, le nouveau modèle se veut une véritable icône du design.

En effet, la nouvelle CLS, tout comme les autres coupés de la marque, adopte la fameuse calandre diamant à lamelle chromée, au centre de laquelle une imposante étoile fait son apparition. Elle adopte de nouveaux feux à la forme effilée, pour un effet agressif garanti, accentué par la nouvelle signature lumineuse. Comme les précédentes générations, elle affiche un long capot nervuré, qui lui procure puissance et sportivité à la fois, deux éléments qui sont présents dans chaque détail de la carrosserie. De profil, elle se distingue par sa ligne de ceinture haute et galbée, mais aussi par ses vitres latérales qui sont dépourvues de cadre. Pour la proue, qui est clairement inclinée vers l’avant, les équipes de Mercedes ont adopté le «shark nose». Les feux arrière à LED, à l’apparence tridimensionnelle, s’étendent sur la malle et adoptent une signature distinctive. Parfaite représentation de la philosophie Hot & Cool, la nouvelle CLS a droit à des lignes sensuelles et des surfaces galbées, qui ne risquent pas de laisser indifférents ses futurs clients.

Tout comme l’extérieur, l’habitacle du coupé allemand a droit à des lignes fluides, mais surtout sensuelles. Comme tous les modèles de Mercedes, la qualité de finition ne laisse rien à redire. Le poste de conduite se veut sportif, avec des sièges de fabrication artisanale spécialement conçus pour l’occasion, mais n’oublie pas d’offrir à ses occupants une sensation d’espace généreux, grâce notamment à la combinaison des couleurs choisie. Entièrement numérique, le poste de conduite peut être configuré selon les besoins du conducteur, qui peut choisir entre les styles Classique, Sport et Moderne. La nouvelle CLS offre aux occupants le choix entre 64 coloris pour l’éclairage d’ambiance, qui peut être réglé individuellement. Toujours dans cette perspective, l’allemande propose la commande confort ENERGIZING avec ses 6 programmes, à savoir Fraîcheur, Chaleur, Vitalité, Joie, Bien-être, Remise en forme. Pour ce qui est des systèmes d’assistance à la conduite, elle a décidé de s’inspirer du vaisseau amiral de la marque, la Classe S. Elle est donc notamment équipée de l’Attention Assist, le système de protection des occupants PRE-SAFE avec sa nouveauté, le son PRE-SAFE, qui active un mécanisme de protection auditive naturel, contre le bruit qui risque de résulter de l’impact, en cas de collision. Elle fait également appel à des systèmes de caméras et de radars perfectionnés.

La nouveauté ne s’est pas arrêtée au volet esthétique, puisque les ingénieurs de Mercedes ont réservé à la CLS 3e du nom de nouvelles motorisations. Il s’agit du 6-cylindres essence avec EQ Boost et réseau de bord 48 V. Equipant la CLS 4MATIC, il revendique une puissance de 367 ch et un couple de 500 Nm, mais ce n’est pas tout, puisque grâce l’EQ Boost, 22 ch supplémentaires sont au programme, ainsi qu’un couple ponctuel de 250 Nm. Pour ce qui est du diesel, la version CLS 400 d 4MATIC affiche une puissance de 340 ch et un couple de 700 Nm. Cette dernière a droit, pour la première fois, à la distribution variable CAMTRONIC, dont la conception se caractérise par la combinaison d’une coque en aluminium, de pistons en acier et d’un revêtement NANOSLIDE perfectionné. D’autres moteurs, plus connus du grand public, sont également de la partie, pour les versions d’entrée de gamme, notamment.

Produite à partir du mois de janvier dans l’usine de Sindelfingen en Allemagne, la Mercedes CLS sera bientôt commercialisée en Europe. Cette nouvelle génération adopte de nouveaux codes stylistiques puissants qui seront ensuite adoptés par les autres modèles de la marque. Ce 3e opus du coupé quatre portes allemand pourrait parfaitement reproduire le succès de la première génération et marquer la tendance dans ce segment.