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Fiat Tipo: Lancement au Maroc

Fiat réinvestit le segment des berlines tricorps ! Le segment C, connait depuis quelques mois une série de lancement chez les différents constructeurs. Conscients de l’importance de cette catégorie sur le marché marocain, ils veulent tous leur part du gâteau.

Après la Renault Mégane Sedan il y a quelques mois et la Peugeot 301, il y a à peine quelques jours, c’est au tour de la Fiat Tipo d’investir ce segment, qui représente 20.000 ventes par an. Produite en Turquie, elle se place justement face aux deux françaises grâce à ses différents niveaux de finitions.

Présentant une ligne statutaire, comme ses concurrentes, elle réussit tout de même à refléter un certain dynamisme. A travers, notamment, son capot nervuré et ses feux effilés. Selon les versions vous aurez droit à une calandre chromée qui accueille le logo de la marque.

Une attention particulière a été accordée à l’arrière. Le feux arrière débordent sur la malle pour ne former qu’un ensemble avec la barre chromée qui vient mettre en valeur le logo.

A l’intérieur, l’habitabilité est un argument de taille dans ce segment mais depuis quelques années l’équipement technologique a tout aussi son importance. Pour cela, la Fiat Tipo pourra compter, entre autres, sur son système multimédia UCONNECT à écran tactile 5’’.

L’italienne offre le choix entre 3 motorisations à savoir le 1.4 essence qui développe 95 ch et un couple de 127 Nm, le 1.3 Multijet affichant 95 ch et un couple de 200 Nm ainsi que le 1.6 Multijet dont la puissance atteint les 88 ch pour un couple de 320 Nm.

Disponible en 3 versions, Pop, Easy et Lounge l’italienne vise un public plus large puisque le prix d’entrée est fixé à 139.900 DH alors que le haut de gamme est facturé à 209.900 DH.

La Tipo 4 portes fait donc son entrée sur notre marché, en attendant l’arrivée de la Hatchback qui devrait également être commercialisée au Maroc.

 

Italdesign Automobili Speciali : Premières photos

 

Programme chargé pour Italdesign lors de cette édition du Salon de Genève. Le Studio de design italien après avoir annoncé le lancement d’une nouvelle marque, Italdesign Automobili Speciali, vient de dévoiler les photos de sa première supercar.

Lors du Salon de Genève, dans quelques jours, la nouvelle marque italienne fera ses débuts dans la sphère automobile et pour cela elle peut compter sur une représentante de choix. Une supercar, au nom encore inconnu, mais dont quelques détails techniques ont déjà été communiqués par la marque.

Limitée à 5 exemplaires seulement, elle a fait appel à un châssis en aluminium et carbone ainsi qu’une carrosserie entièrement en fibre de carbone pour afficher un poids allégé sur la balance. L’italienne aura droit à un moteur V10 5.2 atmosphérique.

En effet, ce bloc serait le même que celui de l’Audi R8 et la Lamborghini Huracan, appartenant au Groupe VW auquel le studio est rattaché depuis 2010. Ce V10 pourrait développer une puissance autour des 610 ch.

Cela lui permettrait d’abattre le 0 à 100 km/h en 3,2s alors que la vitesse maximale devrait dépasser les 330 km/h.

Détails de la marque :

Italdesign Automoili Speciali est la nouvelle marque du studio de design qui va se dédier à la production de séries limitées destinées à des collectionneurs triés sur le volet. Pour le logo de sa nouvelle marque, Filipo Perini, qui est à la tête du Design, explique qu’ils se sont inspirés du symbole de la ville de Turin.

En effet, c’est à Turin que l’histoire de l’automobile italienne a commencé et que le design italien a réussi à se construire une réputation qui est toujours d’actualité. D’ailleurs, le premier siège d’Italdesign était à Turin entre 1968 et 1974. Grâce à ce logo, le studio de Design célèbre la passion et le savoir-faire qui l’unit à la ville italienne.

Rinspeed Oasis: Un vrai couteau suisse

 

Frank M. Rinderknecht, CEO de Rinspeed, est connu pour ses concept-cars qui ne se contentent pas d’être futuristes mais également originaux. Il l’a, une nouvelle fois, prouvé lors du dernier Salon CES de Las Vegas où il a dévoilé au public l’Oasis. Un véhicule autonome au look plus que particulier mais qui surprend principalement par l’intégration d’un jardin miniature placé devant le tableau de bord.

Alors que tous les constructeurs ont leur vision du véhicule autonome, celle de Rinspeed est particulièrement singulière. Comme l’a déclaré son PDG, Frank M. Rinderknecht, l’intérieur des voitures à l’avenir sera entièrement redéfini, car les besoins seront différents. En effet, en plus d’être parfaitement autonome et pouvant se rendre d’une destination à une autre sans que le conducteur intervienne, le nouveau concept Oasis se donne également pour mission de divertir les passagers.

Pour cela il s’y prend d’une façon bien originale. Comparé à un salon roulant, il offre un espace vert devant le tableau de bord pour que les occupants puissent jardiner. Le CEO de la marque suggère même de faire pousser des bonsaïs à l’intérieur créant ainsi une ambiance apaisante et vous plongeant dans une bulle loin du stress du trafic. Il est même possible de modifier la température et la circulation de l’air.

Destiné aux hommes d’affaires, comme le déclare Rinspeed, c’est un véritable couteau suisse. Basé sur les recherches et les études du cabinet de conseil EY sur le thème de l’individualisation de la mobilité, il peut faire office de bureau mobile grâce à la visioconférence, de cinéma sur roues grâce aux projections holographiques sur tout le pare-brise ou même comme une capsule de livraison de colis grâce à l’intégration d’un tiroir à l’arrière.

Mais ce n’est pas tout. Les Businessmen étant souvent amenés à voyager, ils pourront compter sur l’Oasis pour les déposer à l’heure à l’aéroport puisqu’il évite les embouteillages. Au lieu de rester tranquillement dans un parking, le concept-car est hyperactif. Pensé pour un usage partagé, il communique sa disponibilité à travers les réseaux sociaux et peut faire le taxi ou encore se charger des livraisons avant de récupérer son propriétaire à l’aéroport.

Faisant appel à différentes technologies de connectivités, l’Oasis accède aux réseaux sociaux et en fonction des likes et recommandations du propriétaire, il peut lui conseiller des espaces de restauration et l’y emmener lorsque son emploi du temps le lui permet.

Le constructeur suisse, a doté sa navette 2 places 100% électrique et autonome de deux motors zéro émission qui développent 54 ch chacun pour une autonomie annoncée de 100 km. Pouvant pivoter sur lui-même, il est idéal pour manœuvrer dans les petits espaces.

Comme tous les concepts Rinspeed, Oasis n’est pas destiné à la production en tant que modèle. Mais certains de ses éléments ne devraient pas tarder à voir le jour. D’ailleurs certaines des technologies qu’il embarque sont déjà prêtes alors que d’autres sont en cours de développement.

Lamborghini Forged Composites

Lamborghini vient de révolutionner le monde des voitures ultrasportives. En effet la firme italienne, a dévoilé une vidéo de présentation du Forged Composites. Un nouveau matériau qui habillera les futurs modèles du taureau et qui a nécessité trente années de recherche et d’études.

Le «fleuron des matériaux composites» comme il a été décrit par Lamborghini, est le fruit des recherches menées dans les usines de la marque. Le développement de cette nouvelle matière a démarré en 2008, en collaboration avec Callaway Golf Company.

Maintenant les secrets de fabrication du Forged Composites et de sa composition, Lamborghini a cependant déclaré que ce matériau fait preuve de propriétés techniques qui était inimaginables jusqu’à aujourd’hui.

Le matériau composite, dont la marque a déjà été déposée, se distingue par sa géométrie intégrée, son importante flexibilité et son cycle de moulage ne dépassant pas les 3 minutes simplifie le processus de fabrication.

Composé, entre autres, de fibre de carbone, le Forged Composites, au-delà, de ses propriétés techniques, offrirait aux voitures de la marque un look bien plus affirmé qu’il ne l’est déjà. Il sera possible de voir ce matériau au Salon de Genève puisqu’il a été utilisé sur différents éléments de la Huracan Performante. Grâce au Forged Composites, elle affiche 41 kilos de moins sur la balance.

Mais si c’est la première fois qu’il est utilisé dans la structure, il a déjà fait son apparition, en 2011, sur la Sesto Elemento bien qu’il n’était pas présenté de la même manière. La marque ayant seulement annoncé une nouvelle technologie de fibre de carbone-plastique.

Mais une image valant mille mots, retrouvez la vidéo publiée par Lamborghini pour présenter le Forged Composite avant d’avoir tous les détails au Salon de Genève.

Ferrari 812 Superfast : 800 ch !

 

La F12 Berlinetta n’est plus ! Laissez place à la toute nouvelle Ferrari dont le nom, à lui seul, est synonyme d’émotions, la 812 Superfast. Cette appellation n’est pas nouvelle et fait référence à la 500 Superfast de 1964 qui faisait partie de la série des Ferrari America.

Attendue au Salon de Genève, dans quelques jours à peine, la berlinette sera la vedette du stand de Maranello. La 812 Superfast fera ses débuts en suisse mais les détails techniques sont déjà d’ordre public. Nous nous tenons là, devant la Ferrari la plus puissante et le plus rapide de l’histoire de la marque.

En effet, l’italienne perpétue la tradition des coupés 2 places animés par des V12 atmosphérique. Ferrari n’a fait aucune concession à ce sujet. Ce bloc déjà utilisé sur d’autres modèles a augmenté sa cylindrée pour passer à  6496 cm3 lui permettant ainsi d’afficher une puissance de 800 ch, contre 740 ch avant, et un couple de 718 Nm, contre 690 Nm avant.

Cette propulsion qui fait appel à une boîte double embrayage 7 rapports, abat le 0 à 100 km/h en 2,9 s seulement alors que la vitesse maximale annoncée, serait de 340 km/h. Mais si elle a fait de la performance son objectif principal, une Ferrari séduit avant tout par son look.

Il n’en est pas autrement pour la 812 Superfast. En effet, la nouvelle berlinette affiche des lignes bien affirmées et interprète à sa manière, les codes stylistiques de la marque. Un long capot nervuré, la calandre basse badgée du cheval cabré, des projecteurs en LED qui gagnent en agressivité grâce à l’intégration d’entrées d’air.

A l’arrière, tout comme la GTC4 Lusso, elle a droit à quatre feux ronds, à un becquet et sans oublier ses sorties d’échappement et les prises d’air latérales qui ne font que confirmer ses ambitions.

Alors qu’aucun tarif n’a encore été annoncé, la Ferrari 812 Superfast sera une des principales attractions du Salon de Genève malgré la présence annoncée d’autres supercars.

 

AM-RB 001 : Détails techniques

 

L’Hypercar anglaise, AM-RB 001 d’Aston Martin vient défier toutes les supersportives de la place. Avant même sa sortie, elle place la barre très haut.

Conçue par la firme anglaise en collaboration avec l’écurie de Formule 1 Red Bull, elle dévoile aujourd’hui de nouvelles informations techniques.

Alors que le premier prototype a été présenté il y a plus de huit mois maintenant, Aston Martin vient de révéler le nom de ses partenaires techniques à commencer par Cosworth qui a élaboré un moteur V12 6.5 litres atmosphérique dont la puissance serait entre 900 et 1.000 ch.  Le constructeur de Gaydon, comme il l’a déclaré auparavant, vise un rapport 1 kg/1 ch.

 

Pour ce qui est de la batterie hybride, elle a été confiée au constructeur croate Rimac qui s’est démarqué grâce à son hypercar électrique qui compte 1.088 ch. Cette batterie s’est, tout naturellement, inspirée de la Formule 1 et plus précisément du système KERS qui fournit un supplément de puissance temporaire.

Le V12 sera couplé à une boîte de vitesses 7 rapports avec palettes au volant, qui a été conçue par l’entreprise Ricardo, dont les boîtes équipent beaucoup de sportives. L’AM-RB 001 fait appel à une structure en fibre de carbone mise au point par Multimatic.

Ce n’est pas la première fois qu’il collabore avec Aston Martin puisque c’est à lui, qu’on doit la One-77 et la Vulcan mais il travaille égelement avec Red Bull en Formule 1. Mais ce n’est pas tout, la firme de Gaydon a dévoilé la liste complète de ses partenaires.

Ainsi, les freins dont les étriers et disques sont en carbone, sont l’œuvre d’Alcon et Surface Transforms alors que la partie électronique a été confiée à Bosch.

Alors que les livraisons sont prévues pour 2019, il n’y a toujours pas de date pour la version définitive. L’AM-RB 001 est limitée à 150 unités homologuées pour la route et 25 exemplaires seront exclusivement destinés au circuit.

Genesis : Encore un nouveau venu de chez VW

Décidément, la marque coréenne de luxe du groupe Kia-Hyundai a trouvé en Volkswagen une sacrée mine d’or. La dernière recrue n’est autre que Hans Lapine qui vient de rejoindre Genesis en tant que Managing Director du Design de la firme aux U.S.A et qui aura également la fonction de directeur des opérations chez Hyundai Design.

Né à Détroit en 1963, Hans Lapine a, notamment, travaillé pour Opel, Porsche, McLaren, BMW Technik et même Mercedez-Benz avant de rejoindre le Groupe VW. Il a, entre autres, travaillé sur le Quattro Spyder ensuite, il a rejoint les studios VW à Simi Vlley et Santa Monica.

Mais ce n’est pas le seul qui a été débauché chez le Groupe allemand. En effet, quelques mois avant lui, c’est Alexander Selipanov qui a été engagé par Genesis pour prendre la tête du Design du studio européen de la marque. Le géorgien a travaillé en tant que concepteur chez Bugatti.

C’est à lui, que nous devons le concept Vision Gran Turismo et par la suite la Chiron. Dès qu’il a obtenu son diplôme de l’Art Center College of Design, il a rejoint le Groupe VW où il a participé à différents projets à l’instar de la Huracán de Lamborghini.

Celui qui est derrière ces 2 recrutements n’est autre que Luc Donckewolke, lui-même, ancien du Groupe allemand. Alors qu’il était à la tête du design Bentley, c’est lui qui a mené le projet du Bentayga, il a été débauché par le groupe Hyundai-Kia pour préparer la succession de Peter Schreyer qui devrait bientôt partir en retraite.

C’est avec ce dernier, père de la mythique Audi TT, que cette saga a commencé puisqu’il a été le premier à quitter le navire allemand pour rejoindre le Groupe Coréen.

Mais Genesis ne s’est pas seulement contentée de recruter les designers du groupe VW, puisque le haut dirigeant de la marque de luxe sud-coréenne, Manfred Fitzgerald, n’est autre que l’ancien directeur du design et du marketing de Lamborghini.

Affichant, d’emblée, son ambition, Genesis a déjà dévoilé la G90 et la G80 en attendant l’arrivée d’une berline et d’un SUV.

Frank Rinderknecht

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Patron de la société Rinspeed, qu’il a fondée en 1977 alors qu’il était étudiant à l’École polytechnique fédérale, Frank M. Rinderknecht a été un pionnier de l’industrie du tuning, qui a commencé à se développer à cette époque. Ce concepteur helvétique coloré, qui se qualifie de boîte à idées suisse, étonne par ses créations, aussi originales qu’abouties. Elles sont une sorte de vision du futur, concrétisée dans le présent : un volant avec clavier intégré pour les commandes radio et téléphone, des concepts de propulsion durables ou encore des systèmes d’aide à la conduite novateurs figurent parmi les inventions marquantes de l’entreprise. Depuis la vente de ses activités de tuning en 2008, Frank M. Rinderknecht se consacre à un think tank pour le secteur automobile et d’autres industries, ainsi qu’au développement des technologies, matériaux et moyens de transport de demain. Chez l’artisan suisse Rinspeed, cela fait déjà plusieurs années que la conduite autonome est au centre des préoccupations. Plusieurs concepts en témoignent d’ailleurs, comme les derniers microMAX (Genève 2013), XchangE (Genève 2014) ou encore le Budii (Genève 2015) sur base de BMW i3. Frank M. Rinderknecht, bien avant les autres, a compris que dans le secteur automobile aussi, l’avenir est étroitement lié à la notion de durabilité et à une nouvelle approche de la mobilité.

Comment avez-vous développé votre passion pour les voitures ?

Cela doit être dans mes gènes ou dans mon ADN. La passion a commencé dès mon jeune âge, quand je suis allé au Salon de Genève pour admirer toutes les voitures. Dites-nous comment vous avez acquis votre première voiture? J’ai obtenu ma première voiture – une Autobianchi A112 – à l’âge de 18 ans. Le budget était évidemment limité et j’ai commencé à la «booster» très vite. Qu’est-ce qui vous a inspiré à créer des modèles étonnants comme la sQuba? C’est un hommage à la célèbre Lotus Elise de James Bond qui avait volé la vedette en 1977 dans le film « L’espion qui m’aimait » et nous voulions qu’elle devienne réelle. De quelle manière un «concept-car» est-il conçu? Le but de la création d’un concept car est de susciter du désir et de l’émotion. Les gens achètent les produits non seulement pour leur qualité, mais parce qu’ils sont désirables. Il s’agit d’un acte purement émotionnel et irréfléchi. En d’autres termes, ce qu’on recherche à travers un «concept car», c’est de déclencher la convoitise. Pour y arriver, nous essayons de transformer une vision du futur en un objet concret. Le «concept-car» commence donc toujours par une histoire qui répondra à cette vision. Une bonne histoire touche les gens, provoque des émotions. Elle constituera la colonne vertébrale de la conception. Par exemple, la Rinspeed sQuba a été conçue dans l’idée de réaliser une voiture amphibie. Une fois l’histoire écrite, on peut se mettre à assembler les composants de l’objet.

C’est à partir de là que vous choisissez vos partenaires pour concevoir les différents éléments du véhicule?

Effectivement, le choix des fournisseurs dépend de l’histoire et des besoins du concept car. Rinspeed fournit la plate-forme qui permet aux fournisseurs d’ exposer le meilleur de leur technologie. Nous travaillons donc toujours avec les entreprises les plus innovantes dans leurs domaines d’expertise. Évidemment, les fournisseurs acceptent le partenariat si la stratégie de communication du «concept-car» leur correspond.

Quelle est l’histoire du «concept-car» XchangE?

Il s’agit d’une voiture qui roule de manière autonome, c’est-à-dire sans chauffeur. Contrairement à ce que l’on pense, cette technologie est récente, mais pas absolument innovante. Google, BMW et bien d’autres constructeurs ont déjà exploité ce filon et nous l’avions aussi utilisée pour la sQuba. Cette fois, notre vision était plus ambitieuse et orientée vers une conception plus holistique de la conduite automatisée. Jusqu’à présent, à peu près personne n’avait développé ce concept en fonction de la perspective de celui qui joue aujourd’hui le rôle de conducteur. Après tout, l’automobile autonome fera en sorte que le conducteur, tel qu’il se conçoit aujourd’hui, n’aura plus à concentrer toute son attention sur la route. Il pourra plutôt profiter du temps passé à bord d’une façon plus intéressante. Que désire le chauffeur lorsqu’il n’a plus à conduire? Certainement pas de s’encombrer avec un volant inutile. Il préfère de l’espace et utiliser le temps du voyage à bon escient, pour travailler ou se divertir. C’est à partir de ce constat que nous avons revisité et transformé la notion d’habitacle. Par exemple, le volant, créé par TRW, se déplace au centre de l’habitacle pour libérer l’espace. Les sièges sont modulables dans près de 20 positions différentes, grâce à la technologie du fabricant allemand de prothèses Otto Bock Mobility Solutions. La configuration idéale se rapproche de celle d’un salon, qui permet de profiter pleinement du système audiovisuel haute technologien, mis au point par l’américain Harman. La notion de parcours en voiture est ainsi redéfinie, elle devient un but en soi.

Pour quelles raisons avoir choisi la Tesla Model S comme plateforme de base pour concevoir la XchangE?

Nous étions confrontés à deux avatars pour la création de ce «concept-car». D’une part, elle devait être électrique. D’autre part, il nous fallait disposer d’un habitacle muni d’un plancher plat, afin qu’il puisse accueillir les sièges amovibles. La Tesla Model S était la seule voiture électrique existante sur le marché qui répondait à ces deux conditions.

Pensez-vous commercialiser le XchangE?

Non, aucune de nos créations n’est destinée à une commercialisation. Mais il est fréquent qu’un fabricant s’en inspire. Pour ses voitures autonomes, Mercedes- Benz s’inspire déjà des habitacles du XchangE. Autre exemple: il y a quelques années, nous avions imaginé munir les volants de boutons pour contrôler certaines fonctions du véhicule, afin de faciliter l’ergonomie et privilégier la sécurité. Aujourd’hui, la majorité des voitures a copié ce système. En quoi Rinspeed se démarque-t-il des autres créateurs de «concept-cars»? Nous sommes les seuls créateurs au niveau international qui ne se contentent pas de modifier le design, mais confèrent au véhicule une valeur ajoutée sous forme de nouvelles fonctionnalités. Avec autant de bonnes idées, notre savoir-faire est aujourd’hui reconnu au niveau international dans le secteur automobile. Nous avons un nom, l’expérience et la crédibilité. Mais ce résultat nous a coûté des décennies d’effort.

Comment rentabilisez-vous votre travail?

Comme tout le monde le sait, les équipementiers cherchent à exposer leurs dernières avancées en matière de technologie et d’innovation, qui ne sont pas encore disponibles sur le marché automobile. Mais comme ils travaillent généralement avec différents constructeurs, ils ne peuvent se permettre de collaborer avec l’un d’eux plutôt qu’av ec les autres. Nos «concept-cars» représentent une plate-forme totalement neutre, qui leur offre cette possibilité. Après avoir proposé l’histoire du véhicule, chaque partenaire en développe une partie. Nous recevons ensuite le financement et la technologie pour organiser, synchroniser et assembler les différents éléments. Le véhicule qui en résulte est une sorte de vitrine de la technologie de dernière génération.

Vous avancez que les voitures sans chauffeur ne sont pas une nouvelle technologie. Pourquoi ne les voit-on pas arriver déjà sur le marché?

Plusieurs facteurs expliquent cela. D’abord, la technologie pose des problèmes au niveau juridique. Il est illusoire de penser que cette technologie ne fera aucune erreur. Par conséquent, qui sera responsable en cas d’accident et qui paiera les assurances? Très vraisemblablement, ce sera le fabricant. Un changement de paradigme légal est donc nécessaire. De plus, les erreurs humaines sont généralement acceptées. Une telle tolérance n’existe pas pour les machines. Je ne pense donc pas que les gens soient encore prêts.

Ensuite, d’un point de vue pratique, cette technologie est efficace sur les autoroutes, mais sa fiabilité décroît dans des environnements imprévisibles. Les systèmes de lasers, de capteurs et de radars sont encore incapables de traiter la masse d’informations présente dans le trafic en milieu urbain. L’être humain, quant à lui, répond à ces stimuli de manière intuitive. C’est pour cette raison que je refuse l’appellation d’«intelligence artificielle». L’intelligence intuitive humaine fait défaut au raisonnement logique et binaire des machines.

Imaginez-vous la voiture propre s’imposer face aux autres types de véhicules dans le futur?

J’en suis convaincu. Nous n’avons pas d’autre choix. Entre l’Europe et les Etats-Unis, il existe aujourd’hui environ 600 voitures pour 1.000 personnes. Si le reste du monde faisait de même, le volume global de véhicules serait multiplié par dix. Le futur de l’automobile doit donc passer par les énergies renouvelables. Je le vois comme une responsabilité sociale, pour les générations futures. Mais le changement ne se fera pas sans douleur.

L’automobile de l’avenir, de quoi devra-t-elle être capable dans un futur proche?

Elle sera automatisée, durable et connectée.

Est-ce que ce sont les nouvelles technologies qui créent de nouveaux besoins ou le contraire ?

A mon avis, ce sont les technologies qui constituent le moteur des besoins. Jusqu’à présent, la voiture était un moyen de transport et un symbole du statut social.

Est-ce qu’elle l’est toujours?

L’automobile n’est pas prête de disparaître comme moyen de transport individuel. Ce qui changera en revanche c’est son utilisation et ses avantages, la notion de propriété qui lui est associée et un certain nombre de valeurs intérieures et extérieures, ainsi que les possibilités liées à la voiture.

Comment le transport individuel va-t-il évoluer dans un avenir proche ?

La voiture de l’avenir est un «smart device» sur quatre roues. L’expérience qu’elle offrira à ses utilisateurs sera différente de ce qu’offre la voiture d’aujourd’hui. Il faut dire que les innovations majeures et qui font avancer vers l’avenir de l’industrie automobile viennent du numérique.

La connectivité de l’automobile sert de base pour de nouveaux modèles d’activité. Dans quelle mesure le secteur automobile est-il en train de se réinventer?

Le constructeur automobile d’aujourd’hui se doit d’anticiper les transformations de demain. S’il n’y parvient pas, il rejoindra la liste des entreprises comme Kodak, Nokia, Blackberry, Sony, etc. et n’aura plus de modèle d’activité raisonnable. C’est toutefois une tâche difficile, car les fabricants d’équipement d’origine, sont à mon avis devenus de véritables poids lourds.

Nous avons parlé de l’avenir proche. Quid du moyen terme ?

D’ici là, le transport individuel se fera souvent dans des capsules connectées et autonomes, qui ne seront plus des propriétés individuelles, surtout pour les trajets courts.

Parlez-nous de la restauration de voitures que vous avez entreprises?

Nous avons fait quelques restaurations, mais nous avons décidé de nous concentrer sur l’avenir et non sur le passé.

Qu’en est-il de votre collection de voitures?

J’ai tous mes concepts cars, à l’exception du Yello Talbo (qui fait partie aujourd’hui de la Louwmann Collection) en Hollande. Et puis j’ai quelques jouets comme une voiture d’Indy de 1985 (Michael Andretti), une Porsche 356A et mes voitures quotidiennes.

Avez-vous déjà commencé à faire la restauration de vos voitures?

Non, pas vraiment…..

Que pensez-vous du marché des voitures de collection aujourd’hui?

Il a probablement surchauffé. J’ai acheté mes voitures non pas comme un investissement, mais pour la passion seulement. Et c’est ainsi que cela devrait être.

Quels sont vos plans pour l’avenir?

Seul Dieu le sait. Je prends ma vie étape par étape.

Quelle est votre voiture préférée?

Aucune. Cela dépend toujours des besoins et des circonstances.

Quels sont vos autres passe-temps?

La navigation en Méditerranée et les voyages

 

Biographie :

1955 Naissance à Zurich, en Suisse

1975 Diplômé de la Haute école à Zurich

1977 Fonde la société Rinspeed AG, alors qu’il était encore étudiant à l’École polytechnique fédérale de Zurich

1982 Invente le volant à boutons pour contrôler certaines fonctions du véhicule

1995 Démarre la conception de ses propres prototypes et concepts cars

2008 Cession de toutes les activités Tuning à un concurrent allemand et se concentre sur les nouveaux concepts de mobilité et la durabilité

Radars Fixes : 1.481.598 infractions

 

Selon les statiques provisoires des accidents de la circulation de 2016, une hausse record des infractions constatées par les radars fixes a été enregistrée. En effet, en 2016, 1.481.598 infractions ont été constatées contre 419.966 l’année précédente, soit une hausse de 253%.

Les statistiques qui ont été publiées par la direction des transports routiers et de la sécurité routière durant la réunion du Comité nationale de prévention des accidents de la circulation, révèlent que c’est durant l’été que le nombre d’infractions augmentent.

Le nombre le plus élevé de PV a été enregistré au mois de juin avec 262.196, au mois de juillet ce sont 236.235 procès verbaux et 164.574 au mois de mai. Pour ce qui est du reste de l’année, le nombre d’infractions constatées par les radars fixes est de 163.489 en décembre, 151.619 en août, 119.486 en septembre, 104.107 en novembre, 103.917 en octobre, 65.140 en mars, 38.659 en janvier, 38.490 en février et enfin 33.686 en avril.

Depuis le début de 2016, 395.858 permis de conduire ont été sanctionnés par un retrait de points selon l’infraction commise. Toujours selon la direction des transports routiers et de la sécurité routière, le nombre de permis de conduire ayant pu récupérer leurs points après un an sans aucune infraction impliquant le retrait, s’élève à 129.076.

Par ailleurs, le centre d’appel 4646, lancé l’année dernière pour permettre la signalisation des infractions commises par les conducteurs du transport public, a reçu un total de 1.274.865 appels. Après traitement, 424 véhicules ont été interceptés et contrôlés alors que 260 infractions ont été enregistrées.

A quelques jours de la Journée Nationale de la Sécurité Routière (JNSR) 2017, cette réunion a également été l’occasion de présenter un bilan provisoire des accidents de la route pour l’année 2016, le plan d’action d’urgence relatif à la sécurité routière pour l’année 2016 sans oublier le projet de la Stratégie nationale de sécurité routière 2016-2020.

(Source MAP)