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Polestar 1 Électriquement sportive

Chez beaucoup de constructeurs, les départements hautes performances se sont tellement développés pour devenir des marques à part entière. C’est notamment le cas de Polestar, qui représente aujourd’hui toute la sportivité du constructeur suédois. Alors que 3 modèles sont prévus dans les années à venir, le premier a déjà fait son apparition en fin d’année dernière et s’est tout naturellement inspiré du Concept Coupé présenté par Volvo il y a quelques années. Attendu en 2019, ce nouveau concept de sportive électrique risque de rapidement se faire remarquer, autant pour son look que pour sa technologie, d’autant plus qu’il revendique une puissance de 600 ch.

Polestar a vu le jour en 1996, sous le nom de Flash Engineering, pour permettre aux voitures Volvo de participer au championnat suédois des voitures de tourisme. Après avoir mis au point plusieurs modèles pour la compétition, la première voiture de route a été dévoilée en 2010, la Volvo C30 Polestar Concept. Acquise à 100% par Volvo en 2015, elle est devenue cette année une marque à part entière, dont le premier modèle a surpris la sphère automobile, puisqu’il est tout simplement une adaptation du Concept Coupé dévoilé par Volvo il y a quelque temps. C’est donc une GT hybride rechargeable qui a été présentée et dont la production devrait être limitée à 500 voitures par an.

À l’instar du concept, la Polestar 1 met en avant une ligne puissante, certes, mais minimaliste. À l’avant, la large calandre à barres verticales adoptée, ainsi que le bouclier avec ses imposantes prises d’air, lui confère un caractère sportif. Tout comme les modèles Volvo, la Polestar 1 a droit aux fameux feux en forme de marteau de Thor, qui sont à la fois modernes, mais avec une touche d’agressivité. Le long capot nervuré accueille discrètement à son extrémité le logo de la marque. De profil, une ligne épurée est mise en avant, qui concentre toute la puissance du coupé sportif. Présentée dans une livrée blanche, la Polestar 1 affiche une poupe puissante, dont la largeur est accentuée par la forme des feux adoptée.

Pour rester fidèles à la ligne extérieure, les équipes Polestar ont opté pour un intérieur sobre et extrêmement épuré. Un imposant écran tactile prend place au centre, entouré de deux buses d’aération avec des inserts chromés. Une fois encore, les Suédois ont prouvé qu’ils pouvaient allier élégance, modernité et sportivité dans leurs habitacles, pour faire face à la concurrence allemande.

Mais il faut dire que si esthétiquement, la Polestar 1 a séduit lors de sa présentation, c’est surtout sa technologie qui suscite l’intérêt. Basée sur la plateforme modulaire (SPA), elle a droit à 50% de pièces nouvelles et conçues sur mesure.

La GT suédoise inaugure un nouveau système de moteur électrique double, entraînant les roues arrière. Ce bloc produit une puissance de 218 ch et permet à la Polestar 1 d’afficher une autonomie de 150 km en mode 100% électrique. Mais ce n’est pas tout, puisque les deux moteurs électriques sont combinés à un bloc 4-cylindres essence Volvo Drive-E qui lui, alimente les roues avant. Cette configuration permet à la GT de revendiquer une puissance totale de 600 ch et un couple de 1.000 Nm. Présentée comme une voiture électrique avec moteur thermique, la Polestar 1 connaîtra une commercialisation particulière, puisqu’il s’agira d’un abonnement, pouvant aller jusqu’à 3 ans et qui inclut tous les services dont les automobilistes auront besoin.

Premier modèle de série de Polestar, la GT est attendue en 2019, alors que deux autres modèles devraient également faire leur apparition.

 

 

Volvo XC40: Prince de la ville

Face à la croissance constante de ce segment, les constructeurs n’hésitent pas à lancer de nouveaux modèles. Fort du succès du XC90, mais surtout du XC60, qui a reçu plusieurs prix cette année, Volvo a décidé d’élargir sa gamme de SUV, en donnant naissance au petit frère de la famille, le XC40. Marchant sur les pas de ses aînés, le SUV compact mise sur son style, sa technologie et bien évidemment, comme toutes les autres Volvo, sur la sécurité.

S’il y a quelque temps, les modèles Volvo étaient connus principalement pour leur côté sécurité, les choses ont bien changé ces dernières années. En effet, la firme suédoise a signé une vraie révolution stylistique, en lançant des modèles aux lignes séduisantes et à l’aspect moderne. Alors que le XC90 a ouvert la voie, le XC60 est venu confirmer les ambitions de la marque suédoise et aujourd’hui, la gamme s’est élargie en accueillant le XC40. Le SUV suédois, en plus d’afficher un style moderne et d’être à la pointe des dernières technologies, inaugure une nouvelle plateforme, qui sera ensuite utilisée par les modèles compactes de la marque.

Dévoilé au grand public à Milan, le XC40 vient apporter à la marque suédoise une touche de nouveauté, d’originalité et de créativité. S’il revendique une personnalité propre au sein de la gamme Volvo, il reprend, ceci dit, les codes stylistiques qui ont permis à ses aînés de rencontrer le succès qu’on leur connaît aujourd’hui. Qualifié par son designer de petit robot, le XC40 reprend les fameux feux en forme de T qui évoquent le marteau de Thor, ainsi que le capot nervuré ont été empruntés à ses aînés. Par contre, pour se distinguer, le petit dernier de la famille a droit à la calandre aux barres horizontales, mais cette fois dans une forme concave. Destiné à un public plus jeune, le XC40 a opté pour des carrosseries bi-ton, pour accentuer l’effet du toit flottant. À l’arrière, il reprend la signature lumineuse de la marque, mais avec des feux qui s’adaptent à la forme du hayon, qui reçoit d’ailleurs l’inscription Volvo au centre. Un petit baquet fait également son apparition pour une touche de sportivité.

Dans l’habitacle, la sobriété scandinave est de mise. Le XC40 met en avant une planche de bord épurée, qui a été équipée d’un écran central tactile, tout comme sur le XC60. Le SUV suédois a tout misé sur le confort et l’ergonomie, apportant une nouvelle approche des solutions de rangement. En effet, les occupants ont droit à un accoudoir central, bien plus spacieux que sur d’autres modèles, des tiroirs sous les sièges, un emplacement pour téléphone avec recharge par induction ou encore un crochet pliable sur la boîte à gants pour suspendre un sac et même une corbeille amovible, logée sous l’accoudoir. Il fallait juste y penser !

Comme tout Volvo qui se respecte, le XC40 fait le plein des équipements de sécurité. En plus des aides à la conduite, à l’image du système de protection anti-sortie de route, l’alerte de trafic en marche arrière avec freinage automatique, la caméra panoramique à 360°, sans oublier le pilotage semi-autonome sur autoroute et le freinage d’urgence automatique, avec détection des piétons et des cyclistes.

Inaugurant la nouvelle plateforme CMA (Compact Modular Architecture) de Volvo Cars, le XC40 sera dans un premier temps commercialisé avec deux motorisations Drive-E couplées à la boîte automatique Geartronic à 8 rapports. Le bloc essence 4-cylindres T5 développe une puissance de 247 ch, alors que le diesel D4, en 4-cylindres aussi, revendique 190 ch. L’offre serait par la suite complétée par le D3 et ses 150 ch, le T3 de 150 ch également, le T4 et ses 197 ch et bien sûr des versions hybrides et électriques sont aussi attendues.

Puisant son inspiration dans le milieu urbain où il est destiné à évoluer, le Volvo XC40 sera sans doute un des SUV les plus attendus cette année. Confirmant les ambitions de la marque suédoise, le SUV compact joue la carte de la modernité et de l’innovation. Destiné à une clientèle plus jeune, il s’est donné pour mission de lui faciliter la vie et de rendre l’expérience de conduite bien plus agréable.

 

 

Un nouveau Directeur Général pour Allianz Maroc

Un nouveau Directeur Général prendra la tête d’Allianz Maroc à partir du 1er février. Il s’agit de l’allemand, Joerg Weber, âgé de 49 ans et qui reportera à Coenraad Vrolijk, CEO d’Allianz Africa. Le nouveau Directeur Général aura pour mission de renforcer la présence d’Allianz Maroc et de poursuivre la stratégie mise en place pour que la Compagnie d’assurance puisse doubler sa part de marché.

Membre du comité exécutif d’Allianz Benelux en tant que responsable de la Distribution Directe, de la Digitalisation et du Market Management, depuis juillet 2013, Joerg Weber a également occupé le poste de Directeur Général de AllSecur Netherlands, filiale de Distribution Directe d’Allianz en Hollande.

Diplômé de l’ESCP Europe et titulaire d’un Doctorat en Business
Administration de Henley Management College et de l’Université Brunel, l’allemand a commencé sa carrière chez la Dresdner Bank AG en 1987.

En 1996, il a rejoint le cabinet McKinsey en tant qu’Engagement Manager avant de quitter en 2002 pour integrer Allianz où il a occupé plusieurs fonctions, notamment, en Finance.

 

 

Land Rover Defender Works V8

Alors que sa production s’est officiellement arrêtée en 2016, le Defender reprend du service pour les 70 ans de Land Rover grâce au département Classic. En attendant l’arrivée de la nouvelle génération, la firme britannique a dévoilé au grand public une édition Collector du mythique Defender baptisée Works V8.

Comme son nom l’indique, cette version fait appel à un bloc V8 en hommage aux moteurs puissants qui ont équipé le Defender Série III Stage 1 à partir de 1979.

Cette édition limitée est la plus puissante des Defender. Équipée d’un V8 5.0 l atmosphérique, elle revendique une puissance de 450 ch et un couple de 515 Nm alors que la version de série comptait à peine 122 ch et un couple de 360 Nm. Couplé à une boîte automatique ZF à 8 rapports, ce bloc permet au Tout-terrain iconique d’exécuter le 0 à 100 km/h en moins de 6 secondes pour une vitesse de pointe annoncée à 170 km/h.

Ainsi, Land Rover Classic a minutieusement choisi 150 Defender afin de les reconditionner pour cette 70ème Edition. En plus du moteur V8, cette série limitée a droit à des freins plus puissant, un kit de suspension mais aussi des jantes diamant Sawtooth équipées de pneumatiques tout-terrain 265/65 R18.

Esthétiquement, le Defender a droit à 8 teintes dont 2 finitions satinées et qui présentent un contraste avec le toit, les passages de roue ainsi que la calandre Black. Pour apporter une touche de modernité à l’avant, l’anglais a opté pour des feux avant bi-LED.

Dans l’habitacle, les équipes de Land Rover Classic ont choisi d’habiller, notamment, le tableau de bord, les portes et les sièges Recaro, de cuir Windsor.

Tim Hannig, Directeur de Jaguar Land Rover Classic, explique : « Il était tout indiqué que nous libérions tout le potentiel de l’emblématique Defender dont la silhouette demeure synonyme de Land Rover, 70 ans après avoir été révélée au public pour la première fois.
Nous avons envisagé la réintroduction d’un Defender V8 dès 2014, à l’époque où nous produisions encore le Defender à Solihull. Nous savions qu’il y avait une demande pour un Defender puissant et rapide ; l’authenticité Land Rover représente la touche finale pour les clients exigeants intéressés par cette Édition Collector. »

Flavio Manzoni

DÉCOUVREZ L’HISTOIRE CAPTIVANTE EN PDF

Né en 1965 en Sardaigne, Flavio Manzoni a grandi dans une famille où le dessin et l’art étaient omniprésents. Influencé par son père architecte, il entreprend des études à l’Université de Florence, mais sa passion pour l’automobile finit par prendrel e dessus. Après une spécialisation en design industriel, il a rejoint le studio de design de Lancia, une marque qu’il affectionne depuis sa tendre enfance. Après un passage chez Seat à Barcelone, il décide de revenir à ses premiers amours, à savoir les modèles Lancia et se donne pour mission d’offrir à la marque italienne une renaissance à la hauteur de son passé historique. En 2010, il est nommé à la tête du design de Ferrari, pour succéder à Frank Stephenson. Il a reçu de nombreuses récompenses pour des modèles conçus et produits depuis sa nomination. Rencontre avec un homme qui a pour mission de veiller à conserver les valeurs historiques de Ferrari, tout en faisant évoluer la marque. Flavio Manzoni, ou l’histoire d’une passion avant tout.

Comment est née votre passion pour l’automobile ?

Mon père était architecte et un très grand fan des voitures Lancia. Il possédait un Fulvia et un Fulvia Coupé et j’ai toujours admiré ces voitures. J’ai aimé leur beauté et même l’odeur des intérieurs. Mes frères et moi avions l’habitude de passer des heures à les dessiner et l’un de nos passe-temps favoris était d’imaginer et de dessiner de nouvelles voitures, dans les moindres détails.
J’ai vraiment eu la chance de grandir dans une famille qui m’a appris la valeur de la curiosité et une culture interdisciplinaire, avec la passion pour l’art et la musique. J’étais vraiment enclin à devenir architecte, designer, artiste ou musicien. Mon éclectisme m’a influencé probablement à choisir les études en architecture, mais dès le départ avec différentes options, pas seulement le design automobile.

Vous avez étudié l’architecture et le design industriel à l’Université de Florence. Il vous a été difficile de choisir entre devenir architecture ou designer automobile ?

 

Le choix n’était pas facile. Compte tenu de mon inclination éclectique, je pensais peut-être de façon utopique que je pourrais être capable de faire beaucoup de choses dans différents domaines créatifs ! Depuis l’âge de quatorze ans, j’ai collaboré avec mon père et ce fut un grand plaisir de réaliser quelques projets architecturaux. Puis j’ai compris qu eje devais prendre une décision. L’architecture représentait pour moi une grande passion, mais mon penchant pour le monde de l’automobile était nettement plus fort.
Pour ce qui est de ma relation avec le design automobile, je dois dire que ce genre d’études et d’expériences professionnelles m’ont donné beaucoup d’inspiration et, dans l’ensemble, une véritable approche multidsciplinaire dans le domaine du design.
J’ai eu l’occasion de rencontrer des maîtres et grands noms du design et de l’architecture italiens, tels qu’Achille Castiglioni, Giovanni Klaus Kœnig, Roberto Segoni, Remo Buti, Adolfo Natalini, lequel venait de de fonder à Florence Superstudio, un groupe de design avant-gardiste à l’époque.

Quand vous étiez encore étudiant, qui était une référence pour vous?

Je pense aux années soixante, une époque passionnante du point de vue créatif, où les maîtres italiens du design automobile ( de Giorgetto Giugiaro à Marcello Gandini) ont vraiment su exprimer leur talent extraordinaire et leurs capacités d’imagination.
Le prototype Lancia Stratos, l’Alfa Romeo Carabo, la Maserati Boomerang et la Pininfarina Modulo peuvent être considérés comme de véritables jalons de l’histoire du design automobile. Vous savez, chaque chef-d’oeuvre du passé vient d’une sensibilité artistique, d’une intuition ou d’un coup de génie, qui le rend unique. Si nous regardons les œuvres du design italien réalisées dans les années 60 et 70, la prétendue période du design « techno-chic », nous remarquons qu’elles ne se sont aucunement inspirées du passé.
Ces œuvres représentaient la société contemporaine, avec sa demande et son rêve de modernité. Je crois que c’est le plus grand enseignement que nous avons reçu.

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre début de carrière au Centro Stile Lancia?

Les années chez Lancia ont été une expérience extraordinaire. Les designers de voitures comme Pietro Camardella, Marco Tencone, qui venait directement de chez Pininfarina, Alberto Di Lillo, Adriano Piovano et moi-même, formions une très belle équipe. Le Lancia Style Center étaient à l’époque l’un des meilleurs endroits pour apprendre le métier complexe de concepteur automobile, dans lequel les compétences techniques et les expériences artistiques s’entremêlent. Dessiner une voiture est un art qui implique une série de règles non structurées. C’est un Métier à apprendre sur le terrain. L’équilibre d’une forme, les proportions d’un volume, la tension qui doit être donnée aux courbes qui marquent le profil de l’objet, exigent une grande maîtrise et beaucoup d’attention. Pour cela il faut avoir l’œil, mais aussi le coup de crayon qui va avec.
Au fil du temps, j’ai compris et apprécié le sens et la valeur de cette expression dans le design automobile, pour marquer l’importance de l’harmonie, pour connaître l’équilibre et la tension en premier lieu. Même en concevant une montre-bracelet ou un fauteuil, comme récemment mon équipe de Ferrari Design et moi-même avec Hublot (Techframe) et Poltrona Frau (Cockpit) l’avons fait, cette approche a permis de concevoir les choses d’une manière différente.

Quels ont été les projets les plus importants pour vous à ce moment-là ?

La lancia Y, une nouvelle génération de voitures compactes, propose des solutions formelles originales et des intérieurs innovants, avec une instrumentation au centre du tableau de bord, entre le conducteur et le passager. Puis le concept car Dialogos, caractérisé par l’intégration de références iconologiques et linguistiques, aux racines de la marque Lancia, mais entièrement projetées dans le futur, avec une disposition flexible des intérieurs, conçue comme un habitat hyper-technologique et convivial. A cette même période, j’ai travaillé avec le Lancia Styling Center, pour la marque Maserati, réalisant l’intérieur de la Maserati 3200 GT.

Qu’en est-il de votre expérience à Barcelone, en tant que directeur du design d’intérieur de SEAT?

C’était ma première expérience internationale et je pouvais connaître une population et un pays différents. J’ai travaillé pendant trois ans en première ligne avec Walter de Silva et Wolfgang Egger, pour donner une nouvelle empreinte à la marque Seat, en créant un Style Center à partir de zéro et en affrontant la vision et la méthodologie teutonique du groupe Volkswagen.

Pourquoi avez-vous décidé de revenir chez Lancia en 2001? Qu’est ce qui était différent?

C’est ma passion pour cette marque qui m’a poussé à revenir. Je voulais vraiment contribuer à sa renaissance. J’avais ce rêve de donner un nouvel élan à Lancia malgré une situation financière difficile à travers des projets que Stilnovo et la nouvelle Fulvia. Ce n’était pas seulement des exercices de style mais des solutions possibles pour le développement de produits.

En 2010, vous avez rejoint Ferrari en tant que senior vice-président du design. Quelle était exactement votre mission?

Depuis que Ferrari a décidé de créer un centre de style interne sous ma direction, notre objectif a été de travailler côte à côte avec tous les autres départements.
Ce ne sont plus des professionnels travaillant seuls et essayant d’habiller une certaine voiture, mais un processus beaucoup plus organique de conception, où la forme est conçue dans son ensemble, avec l’âme de chaque produit. C’est ce que nous appelons un « processus holistique ». Une voiture Ferrari nécessite de très hautes compétences technologiques et leur mise en oeuvre ne peut simplement être attribuée à une somme de plusieurs parties différentes, mais il y a toujours une vision globale –  et une valeur ajoutée – qui motive le développement du projet.

J’ai eu la tâche de constituer progressivement une équipe et un personnel, capables de gérer le budget, le calendrier et la planification stratégique. Alors qu’auparavant cela se faisait en externe. L’effort le plus important a été de capitaliser sur le large patrimoine technique, mais aussi culturel de Ferrari, qui représente une grande valeur pour l’Italie.

Le centre de design Ferrari, qui a ouvert ses portes en 2010, donne à tous les designers l’opportunité de travailler en synergie avec les autres départements, dans le but de créer une forte symbiose.

Je tiens à souligner cet aspect, car une particularité de l’activité de Ferrari Design est précisément la synergie entre les designers, les ingénieurs et les techniciens. Cette synergie s’est révélée fructueuse, principalement quand il s’agit de pièces de réglage fin, qui ont une valeur ergonomique, par exemple ou aérodynamique. C’est un facteur clé pour des voitures de haute performance comme le sont les Ferrari. Dans la même mesure, l’étude de l’aérodynamique et des flux, gérée par des codes de calcul spécifiques CFD ( Computational Fluid Dynamics), aborde l’approche conceptuelle, depuis les premières étapes de chaque nouveau projet. Notr tâche de d’arbitrer les besoins techniques et formels et de développer, en parallèle, les activités de modélisation numérique et en trois dimensions, avec un « mélange » positif des technologies les plus avancées et de l’expérience de fabrication manuelle.

Quel a été le premier projet sur lequel vous avez travaillé?

Le premier modèle Ferrari que j’ai réalisé en tant que directeur du nouveau département de design Ferrari est la F12 Berlinetta. Notre objectif était de développer une connexion entre l’identité actuelle de la marque et ses origines. Mais notre stratégie ne reposait pas sur une répétition rhétorique d’éléments visuels, que le public connaissait déjà. bien au contraire, nous avons essayé d’extraire et de synthétiser la cohérence typique de Ferrari, à travers un nouveau langage contemporain, d’esthétique et de principes de dessin. Pendant la phase de recherche conceptuelle de la F12 Berlinetta, j’ai participé à la fois au design extérieur et intérieur. Nous avons commencé en même temps avec la mise en place du nouveau département Design.
Nous n’avions pas encore notre propre espace, ni des outils dédiés, et le projet F12 Berlinetta représentait concrètement le point de départ de toutes ces nouvelles activités de design à Maranello.

En 2011, vous avez été inclus dans le Hall of Fame du design automobile au Musée national de l’automobile de Turin. Qu’est ce que cela signifie pour vous?

Je n’y pense pas vraiment … Je crois que nous ne devrions jamais nous reposer sur nos lauriers ! Quoi qu’il en soit, je suis honoré de cette reconnaissance et je veux la partager avec toute l’équipe de Ferrari Design et les gens qui travaillent dans l’entreprise. Je dois admettre que nous vivions une expérience extraordinaire. Nous nous engageons quotidiennement pour atteindre l’excellence dans chaque nouveau produit et à chaque étape du processus de conception. La naissance de chaque nouvelle Ferrari est dans un sens un rêve qui devient réalité. Et je ne pense pas seulement à ces gens chanceux qui peuvent l’acheter. C’est un voyage, je dirais aussi complexe qu’intrigant. En même temps, c’est un défi car chaque jour nous sommes devant un mythe et pas seulement une marque de voiture. Tout cela nous pousse à nous fixer des objectifs de plus en plus élevés. Nous voulons être en mesure de répondre aux attentes de nos clients et de nos fans du monde entier.

Sous votre direction, quatre Ferrari ont remporté le  » Red Dot Award « : FXX K, California T, LaFerrari et Ferrari 488. Quel modèle est votre préféré?

C’est sans conteste, LaFerrari, j’ai une relation très particulière avec ce projet. Au centre de design Ferrari, nous avons immédiattement compris que nous allions faire une voiture inédite, un de ces « spéciales » comme Ferrari en contruit tous les dix ans à peu près. Ce sont des modèles qui ont marqué l’histoire de Ferrari, grâce à leur technologie dans, sa plus haute expression, mais aussi grâce à leur évolution esthétique. Il aurait donc été étrange pour LaFerrari de ne pas devenir un « manifeste » de la nouvelle ère stylistique qui a débuté en 2010 avec la naissance du Centre de Design interne. LaFerrari nous a permis de relever quelques problèmes clés dans le développement du langage formel. Deux aspects en particulier ont influencé le développement du projet : la dimension du rêve et le sens de la responsabilité qu’un tel déi a imposé, rappelant sans cesse notre intérêt pour la meilleure intégration technique et formelle possible.

Pour LaFerrari, la cabine et le compartiment moteur sont intégrés dans l’empattement, pour permettre le meilleur équilibre possible des masses. Le « mouvement » des surfaces qui en résulte crée une certaine tension, qui recouvre la capsule centrale de l’habitacle, la mettant en valeur, générant le caractéristique « delta front », une sorte d’aile suspendue sur les côtés de la carrosserie.

Cependant, je dois avouer que j’aime aussi le FXX K, un projet lié à LaFerrari mais différent, dans le sens où normalement le Style Center ne travaille pas sur des voitures de course aussi radicales. La FXX K est une voiture de très haute performance pour les collectionneurs qui aiment les supercars. La FXX K  a été conçue pour atteindre des performances extrêmes, à la limite de la recherche technologique actuelle dans ce domaine. Travailler sur la FXX K était une vraie partie de plaisir, malgré toutes les contraintes que nous avions reçues. C’est un objet vraiment extrême et radical, une vraie voiture futuriste.

Comment voyez-vous le futur de Ferrari?

La mission pour moi et l’équipe de Ferrari Design est d’aller de l’avant. L’objectif est d’anticiper le développement de l’automobile d’une manière originale et non banale, afin de pouvoir se projeter dans le futur. Nous essayons constamment de trouver un équilibre entre le respect de la tradition et l’audace de la modernité. tous les projets sur lesquels nous travaillons sont basés sur ces principes. Je ne peux rien ajouter d’autre, mais depuis que le président Sergio Marchionne est arrivé à la tête de Ferrari, il a lancé des projets stratégiques, avec une vision incroyable, très inspirante, dont vous verrez les résultats dans un avenir très proche. Vous allez être agréablement surpris, je vous le garantis !

Mercedes CLS53 AMG

Alors que la toute nouvelle CLS a été dévoilée en fin d’année dernière, Mercedes n’a pas perdu de temps en présentant au Salon de Détroit la version CLS53 AMG.

Une nouvelle appellation vient donc de faire son apparition dans la famille des sportives allemandes. Après les «43», «45», «63» et «65», il faut désormais compter aussi la «53». Pas de V8 pour le moment, puisqu’il est réservé aux versions les plus puissantes, mais plutôt un 6-cylindres en ligne 3.0 turbo.

Mais Mercedes a aussi accompagné ce bloc d’un compresseur électrique de 320 kW pour une puissance de 435 ch et un couple de 520Nm, ainsi que d’un alterno-démarreur  EQ Boost 48 V pour 16 kW et 250 Nm supplémentaire qui a été placé entre le moteur et la boîte automatique à 9 rapports. La firme allemande réussit donc à augmenter les performances de la CLS53 AMG et à réduire à la fois son empreinte carbone.

Se positionnant au-dessus de la CLS450 qui revendique une puissance de 367 ch, elle exécute le 0 à 100 km/h en 4,5 secondes seulement et la vitesse de pointe bien qu’elle soit bridée à 250 km/h, elle peut passer à 270 km/h grâce au Pack Conducteur. Pour ce qui est de la consommation, elle a été annoncée à 8,4 l/100 km en cycle mixte au moment où les émissions de CO2 sont de 200 g/km.

Pour se distinguer, cette version AMG Hybride a droit à un kit carrosserie spécifique avec une calandre aux lamelles horizontales, un bouclier avant plus agressif mais aussi une quadruple sortie d’échappement intégrée dans un insert noir mat.

Mercedes - Gentlemen Drivers

Pour le lancement commercial de la CLS53, Mercedes respecte la tradition en proposant l’Edition 1 qui se caractérise, notamment, par un intérieur baptisé Copper Art et une horloge analogique IWC.

 

 

Opel sous la houlette d’Auto Hall

Le Groupe Auto Hall ne cesse d’élargir son catalogue. Sa dernière acquisition, la carte Opel. En effet, suite au conseil d’administration qui s’est tenu le 12 janvier, le Groupe Auto Hall est désormais le premier acteur de la distribution automobile au Maroc.

Le partenariat a été signé entre le Groupe PSA, dont Opel est devenue la filiale en Août dernier et SM2A qui est la Société Marocaine de l’Auotmobile Allemande et qui est une filiale du Groupe Auto Hall.

Opel pourra donc bénéficier du large réseau du Groupe à travers les différentes villes du Royaume. S’il y a plus de 50 sites maintenant, est prévue, pour cette année, l’inauguration de nouvelles succursales, notamment à Agadir, Beni Mellal et Rabat.

Grâce à ce dispositif, la marque au Blitz vise une part de marché de 5% dans les 5 années à venir.

ABB Championnat FIA de Formula E Marrakech E-Prix

Le Maroc, et plus précisément le Circuit International Moulay El Hassan, a accueilli une manche de la Formula E pour la première fois en marge de la COP 22. Mais les organisateurs ont décidé de revenir à la ville ocre cette année encore pour la 3ème manche du Championnat.

Critiquée au départ, la Formula E a fini par trouver sa place dans le large panorama des sports automobiles grâce dans un premier temps aux constructeurs qui ont vu, en cette discipline, une vraie opportunité de développer et de tester leurs innovations sur les monoplaces électriques.

Après les 2 premières manches qui se sont tenues à Hong Kong en décembre dernier pour inaugurer la 4ème saison de la Formula E, les équipes se sont données rendez-vous, le samedi 13 janvier sur le Circuit International Moulay El Hassan.

A l’issue des qualifications, c’est le pilote suisse de Renault e.dams, Sébastien Buemi qui a signé la Pole Position en réalisant un chrono de 1’20’’355. Sam Bird, pilote DS Virgin Racing est, lui, parti en 2ème position juste devant le pilote Mahindra Racing, Felix Rosenqvist.

Formula E -Gentlemen Drivers

 

Finalement, c’est le même trio qui a dominé la course mais l’ordre a été chamboulé au fil des tours. Buemi a contrôlé la course dès le départ et a réussi à creuser l’écart avec le reste du peloton mais alors qu’il restait à peine 5 tours, Rosenqvist, après avoir pris le dessus sur Sam Bird, a réussi à dépasser le pilote Renault e.dams pour se proclamer vainqueur de cette 3ème manche. Le pilote Mahindra a finalement pris sa revanche sur ce circuit de Marrakech, puisque l’année dernière, malgré une pole position, il n’avait pas pu s’imposer. C’est la 2ème victoire du pilote suédois, cette saison, ce qui lui permet de se hisser à la tête du championnat Pilotes avec 4 points sur Sam Bird. Au pied du podium, on retrouve Nelson Piquet Junior à la 4ème position, qui a pu décrocher un point bonus grâce au Visa Fastet Lap pour le meilleur tour de course, devant Jean Eric Vergne. Pour ce qui est des abandons, Lucas di Grassi pilote Audi Sport ABT Schaeffler a dû rentrer aux stands à cause de soucis techniques. Mais ce n’était pas la seule déception d’Audi puisque son autre pilote Daniel Abt, a fini à la 10ème position puisqu’il a été sanctionné pour avoir percuté Alex Lynn, pilote DS Virgin Racing.

Pour ce qui est des Rookie Test, auxquels avaient pris part le jeune marocain Michael Benyahia, pour le compte de l’écurie Venturi Formula E Team, ils ont été organisés le dimanche 14 janvier. Roulant à une vitesse moyenne de 126,5 km/h et réalisant son meilleur temps en 1’24’’581 il a fini à l’avant dernière place. Finalement lors de ces tests c’est l’anglais Paul Di Resta, pilote Panasonic Jaguar Racing qui s’est distingué avec un temps de 1’22’’343 devant son compatriote James Rossiter, pour le compte de Techeetah et du suédois Joel Eriksson pilote DS Virgin Racing.

Formula E -Gentlemen Drivers

Grâce à une organisation des plus minutieuses et un tracé urbain redessiné, Marrakech a réussi à attirer une nouvelle fois les pilotes de Formula E pour la 3ème manche de cette saison.

 

Nouveau record pour la BMW M5

Après un premier record établi sur le circuit de Shanghaï, la nouvelle BMW M5 fait parler d’elle grâce à un record plus impressionnant et qui a demandé aux équipes, une organisation des plus minutieuses.

En effet, la berline allemande vient de battre le record du plus long drift en parcourant 232,5 miles (un peu plus de 373 km) soit 140 miles de plus que le précédent record, le tout en 8 heures non-stop. Mais le plus gros défi des équipes de BMW était de pouvoir ravitailler la M5, dont la consommation mixte s’élève à 11 l/100 km, sans qu’elle ne fasse d’arrêt.

Pour cela, les équipes de BMW se sont inspirées de l’aviation pour équiper la voiture d’un système adapté et mettre à sa disposition une voiture ravitailleuse pour refaire le plein tout en driftant. En plein séance de drift, alors que les pilotes des 2 voitures essayaient de synchroniser leurs manœuvres, une 3ème personne était en charge de mener à bien le ravitaillement.

Au total, 5 pleins ont été nécessaires pour réaliser cette performance avec quelques imprévus à la clé mais qui n’ont en aucun cas mis en péril ce record.

En présence des représentants du Guiness, BMW a réalisé un 2ème record grâce à sa voiture ravitailleuse. Avec une distance cumulée de 63 km, c’est le drift à 2 véhicules le plus long de l’histoire.

Equipée d’un V8, la nouvelle BMW M5 revendique une puissance de 600 ch et un couple de 750 Nm.

41,8% de parts de marché pour le Groupe Renault Maroc

Le marché automobile marocain a fini l’année dans le vert mais il faut dire que nous sommes loin de la croissance à 2 chiffres enregistrée en début d’année. Mais si certains ont pu difficilement se maintenir à flot, le Groupe Renault Maroc a fini l’année avec une part de marché cumulée de 41,8%.

Au mois de décembre grâce à ses 7.553 véhicules livrés, le Groupe s’est adjugé 39,5%. Entre les véhicules particuliers et utilitaires, Dacia et Renault ont écoulé 70.540 voitures tout au long de l’année 2017. Ce chiffre représente une croissance de 14,3% par rapport à 2016.

Bien évidemment, ce sont les véhicules particuliers qui permettent au Groupe Renault Maroc de confirmer son leadership. En effet, en 2017 ce sont 67.325 voitures, dont 45.599 Dacia et 21.726 Renault, qui ont été livrées à leurs clients. Ceci représente une hausse de 13,3% par rapport à 2016/

Sur le seul mois de décembre, Dacia a vendu 4.289 voitures s’assurant une part de marché à hauteur de 24% alors que Renault a vu ses ventes augmenter de 4,8%. Le mois dernier, 2.907 Renault ont été vendues ce qui a permis à la marque de s’adjuger 16,2% de parts de marché.

Pour ce qui est de l’utilitaire, le marché marocain a enregistré 13.380 ventes soit 24% de plus que l’année dernière. Le Groupe Renault Maroc a vendu 3.215 véhicules en 2017 soit 24% de parts de marché et une évolution de 38,1%.

Renault - Gentlemen Drivers