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Mercedes GLE 53 AMG 4MATIC+: Sportivité maîtrisée

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La nouvelle gamme Mercedes GLE présente une version sportive au Salon de Genève 2019. C’est la nouvelle Mercedes-AMG GLE 53 4MATIC+, l’avant-goût « décaféiné » de l’AMG 63 plus extrême, qui affiche plus d’agressivité et compte un équipement à la pointe de la technologie.

Une AMG se reconnaît tout d’abord à son design dévergondé. Et la nouvelle Mercedes-AMG GLE 53 4MATIC+ ne déroge pas à la règle. À l’extérieur, la caractéristique la plus importante est la calandre Pan American, affublée de 15 barres verticales et les nouvelles formes des prises d’air du pare-chocs, qui a un séparateur dans la jupe avant. Sur le côté, les grandes jantes en alliage standard sont de 20 pouces, dévoilant un système de freinage avec disques perforés à l’avant et étriers argentés avec typographie AMG peint en noir.

Vu de l’arrière, le pare-chocs est également spécifique à ce modèle, tout comme le système d’échappement, avec deux double paires de sorties rondes. Ceux-ci, ainsi que les boîtiers de rétroviseurs, les moulures d’admission d’air avant, le diffuseur et le bord de la surface vitrée sont également peints en noir.

À l’intérieur, même tonalité sportive. Les sièges avant sont rembourrés de cuir noir avec des surpiqûres rouges contrastées, ainsi que les panneaux de portes et le volant « AMG Performance », doublé de cuir nappa noir et marqué « à douze heures ». Les pédales sont en aluminium et en option, comme d’habitude chez Mercedes, vous pouvez compter sur la fibre de carbone.

En raison du caractère sportif de la nouvelle Mercedes-AMG, l’écran du système MBUX est de 10,25 pouces, comme celui du tableau de bord, qui possède un AMG de bienvenue et quatre modes d’affichage : « Classic », « Sport », « Supersport » et « Discreet ». Il introduit également une nouvelle fonctionnalité, appelée « AMG TRACK PACE », qui permet de collecter les temps au tour et d’analyser jusqu’à 80 points clés de la configuration sportive du SUV.

En plus du 4MATIC (quatre roues motrices), le GLE 53 dispose de la suspension pneumatique « AMG RIDE CONTROL+ », qui réduit la hauteur de la carrosserie de 15 millimètres à partir de 120 km/h et le système « AMG DYNAMIC SELECT », qui ajuste la réponse du moteur et les changements de vitesse, les accélérations, la direction, les amortissements ou le son aux conditions de la route. Ainsi, la nouvelle Mercedes-AMG GLE 53 4MATIC+ évolue sur tout type de terrain en toute sécurité, grâce aux modes de conduite « route glissante », « Confort », « Sport », « Sport », « Sport+ » et « Individual » en conduite sur asphalte et « Trail » et « Arena » en quittant les sentiers battus. Deux modes supplémentaires « Traction » et « Slide » permettent de déconnecter le contrôle de stabilité ESP selon les besoins spécifiques.

Sous le capot, le nouveau Mercedes-AMG GLE 53 4MATIC+ abrite un bloc de six cylindres en ligne de 3,0 litres biturbo, bénéficiant d’une micro hybridation de 48 volts, une solution qui gomme tout temps de latence en bas du compte-tours, sans oublier l’apport de l’alternateur démarreur « EQ Boost », placé entre le moteur et la transmission.

Ce bloc est associé à une boîte de vitesses automatique à double embrayage et 9 vitesses « AMG SPEEDSHIFT TCT », qui permet des changements de vitesses rapides. En combinaison avec le système d’échappement « AMG Performance » et le mode de conduite choisi, la note musicale du moteur varie considérablement.

Aston Martin DBS Supperlegera Volante : Un tapis volant

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Mis à part les Valkyrie et Vulcan, l’Aston Martin DBS Superleggera est le fleuron de la marque
de Gaydon. Ce cocktail de design, de performance et de style peut se vanter d’être l’Aston
Martin la plus spectaculaire de ces dernières années, mais le constructeur anglais a l’habitude de
nous surprendre et l’a encore une fois fait avec la version cabriolet de ce supercar, développée
avec l’aide du studio italien Carrozzeria Touring Superleggera.

Il faut dire que la seule possibilité d’améliorer encore ce modèle était de le décapsuler, en incorporant
une capote en toile qui, une fois pliée, vous permet de profiter sans aucune barrière du timbre
magnifique du moteur V12 biturbo 5,2 litres. Situé en position avant, comme dans le coupé, ce bloc
continue de développer 725 ch et 900 Nm de couple, transférés au bitume via une boîte automatique à
huit rapports signée ZF. Grâce à cela, les performances sont de premier ordre : le 0 à 100 km/h expédié
en 3,6 secondes et le 0 à 160 km/h en 6,7 secondes. Quant à la vitesse de pointe, elle culmine à 340
km/h.

Avec ces caractéristiques, la version décapsulée n’a rien à envier au coupé. Il est vrai que les renforts
du châssis et du mécanisme de capote ont augmenté son poids d’un peu plus de 90 kg, soit plus de 1,9
tonne, mais le travail effectué sur le plan aérodynamique a permis que ses performances soient
similaires à celles du coupé. Il faut dire également que la firme de Gaydon a eu recours à la fibre de
carbone et à l’aluminium pour contenir le poids au maximum.

La capote en toile est faite de huit couches, pour améliorer l’isolation acoustique, bien qu’Aston Martin
assure que l’idéal est de circuler avec le toit plié afin de profiter du fabuleux son du V12. Bien sûr, la
manœuvre est à commande électrique et il faut 14 secondes pour capsuler et 16 secondes pour
décapsuler.

Comme pour les autres modèles de la marque, le département Q by Aston Martin permettra aux clients
de faire presque n’importe quelle demande de personnalisation, pour choisir entre différentes couleurs
pour la capote et l’extérieur, tandis que le catalogue de jantes en alliage offre différents designs et
l’intérieur pourra être habillé avec différentes combinaisons de cuir et d’alcantara. Dans ce cadre, la
palette de couleurs de carrosserie de la DBS Superleggera Volante comprend huit teintes, dont le
rouge bordeaux, le bleu atlantique et le gris Titan. Il y a aussi une infinité de détails en fibre de
carbone, en particulier le cadre du pare-brise, qui est fait de ce matériau léger et résistant (pour la
première fois dans une Aston Martin).

Logiquement, à l’intérieur, le luxe atteint des sommets, comme en atteste le rembourrage en cuir
intégral des sièges sport, en passant par le volant en cuir, les éléments en alcantara, les logos DBS
brodés, l’écran 8 pouces avec navigateur et caméra de recul, les garnitures chromées noir brillant ou
foncé, l’accès sans clé, l’audio Bang & Olufsen, la climatisation automatique, etc….

Du côté de la tenue de route, il sied de noter que la suspension de ce modèle dispose de triangles
doubles sur l’essieu avant et multibras à l’arrière, avec ressorts conventionnels, amortisseurs adaptatifs
(ADS ou Adaptive Damping System) et barres stabilisatrices. Les jantes sont de 21 pouces, à dix
branches doubles et s’adaptent aux pneus Pirelli P Zero 265/35 et 305/30. Quant aux disques de frein,
ils sont en carbone-céramique et ventilés, avec un diamètre de 410 mm à l’avant et 360 mm à l’arrière.
Comme les autres modèles, la Superleggera Volante bénéficie d’un mode de conduite GT, qui mise sur
le confort, et des modes Sport et Sport Plus pour libérer le plein potentiel du V12 et augmenter le son
de l’échappement.

Enfin, comme il ne pourrait pas en être autrement, tout cela ne sera pas bon marché et quiconque veut
profiter de la DBS Superleggera en plein air devra s’acquitter la somme rondelette de 295.500 euros.

Lamborghini Hurracan EVO : Avis de tempête

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Lamborghini a profité du dernier Salon de Genève pour présenter la mise à jour de sa Hurracan, qui commençait un peu à dater après quatre ans de carrière commerciale. En plus d’ajouter le mot EVO à son appellation, la sportive augmente la puissance de son V10 atmosphérique à 640 ch et améliore son comportement dynamique.

Dans le sillage de sa cousine, l’Audi R8, la Hurracan passe à son tour sous le scalpel pour se faire une seconde jeunesse. À l’extérieur, les changements affectent l’avant et l’arrière. Nouveauté : les phares à LED et le pare-chocs avant sont désormais munis d’évents plus larges et d’appendices plus aérodynamiques, pour canaliser le flux d’air. À l’arrière, le pare-chocs, le diffuseur et le spoiler ont été modifiés, ainsi que les sorties d’échappement. De la même manière, le bolide italien étrenne des jantes en alliage de 20″, appelées «Aesir», équipées de pneus Pirelli PZero de 245/30 R20 à l’avant et 305/30 R20 à l’arrière. À travers les rayons, on peut entrevoir le système de freinage en carbone-céramique composé de disques de 380 mm et d’étriers à 6 pistons à l’avant. De plus, une nouvelle couleur orange, baptisée Arancio Xanto, fait son apparition.

À l’intérieur, nous trouvons maintenant un nouvel écran tactile de 8,4 pouces situé dans la console centrale, via lequel il est possible de contrôler presque tout, sauf la climatisation, qui reste séparée. Le système d’infotainment offre la navigation, l’audio, la connectivité au téléphone via Bluetooth ou Apple CarPlay avec Siri et le contrôle gestuel. Pour les plus sportifs, un système de télémétrie est disponible en option. Cet écran est similaire à celui qu’on peut trouver dans l’Urus. Les amateurs de Lamborghini apprécieront également un onglet spécifiquement dédié à la dynamique du véhicule, qui inclut l’angle de braquage en temps réel et la répartition du couple entre les deux essieux.

Et, pour la première fois, Lamborghini se drape de certains revêtements décorés avec du matériau Carbon Skin, faisant appel à la fibre de carbone. Pour accentuer le côté sportif, les sièges peuvent être rembourrés avec de l’alcantara, du cuir et des coutures contrastées.

Au-delà des modifications esthétiques, la partie la plus intéressante de cette mise à jour concerne le moteur V10 de 5,2 litres à aspiration naturelle, placé au centre. Ce bloc, qui développait 610 ch dans l’Hurricane «standard», a été amélioré pour produire 640 ch et 600 Nm de couple. Déjà présent sous le capot de la version Performante, ce moteur permet à l’italienne d’accélérer de 0 à 100 km/h en 2,9 secondes et d’atteindre une vitesse maximale de 325 km/h. À l’instar de la version « standard », l’EVO dispose de trois modes de conduite : « Strada » pour la route, un mode « Sport » qui fait grimper les décibels même au ralenti, et « Corsa », qui est le mode destiné à la piste. Il est à noter que ce bloc est associé à une boîte automatique à sept rapports à double embrayage, qui transmet la puissance et le couple aux quatre roues.

Bien sûr, l’augmentation de la puissance s’accompagne d’une nouvelle mise au point du châssis et de changements dans la gestion électronique de la suspension, des quatre roues motrices et du système à quatre roues directrices. Selon Lamborghini, la suspension adaptative a été légèrement retouchée, tandis que la répartition du couple vectoriel, capable de transmettre la totalité du couple à une seule roue a été améliorée et, nouveauté majeure, l’essieu arrière directeur a été ajouté.

Gordon Murray

DÉCOUVREZ L’HISTOIRE CAPTIVANTE EN PDF

La McLaren F1 est toujours l’une des voitures les plus spectaculaires et les plus rapides des années 90 et c’est encore aujourd’hui une voiture qui, par ses performances, est un exemple à suivre pour tous ceux qui cherchent à créer l’hypercar ultime. Son géniteur, Gordon Murray, garde toujours des tours dans son sac, puisqu’il affirme que le véritable successeur de la mythique McLaren F1 est encore à venir. En fait, Murray travaille actuellement sur sa propre marque IGM et promet de révolutionner à nouveau le monde du sport. Ce grand ingénieur, qui a révolutionné le monde de la F1 grâce à ses innovations techniques d’avant-garde, a été derrière le succès de Brabham et McLaren en Formule 1. 

Au cours de cet entretien accordé à Gentlemen Drivers, Gordon Murray partage sa passion, ses rêves et les temps forts de sa carrière exceptionnelle.

Quand avez-vous commencé à vous intéresser aux voitures ?

Personne en Afrique du Sud n’avait d’argent pour aller courir, c’était donc un terrain très fertile pour les gens imaginatifs. Mon père aidait les gens à fabriquer des pièces spéciales à partir de pièces automobiles de série, à régler leur moteur et à fabriquer leur carrosserie. Tous les week-ends, on faisait des courses quelque part. Il y avait une piste pour faire le tour des maisons à Durban, plus le circuit Roy Hesketh à Pietermaritzburg et beaucoup de montées de collines sur des chemins de campagne. Tout ce que je voulais, c’était être pilote de course. Je ne m’intéressais pas du tout au design automobile. Mais je n’avais pas les moyens d’acheter une voiture, alors j’ai dû en construire une. Mais j’aimais beaucoup les moteurs. J’ai conçu un moteur de course à deux cames quand j’avais 17 ans. Je pensais que l’Afrique du Sud avait besoin de son propre Coventry Climax, alors j’en ai dessiné un. J’ai ensuite suivi une formation d’ingénieur en alternance à la journée et pour ma thèse, j’ai dû concevoir un moteur stationnaire de 3 ch.

J’ai encore tous mes cahiers d’étudiant. Dans l’un d’entre eux se trouve une esquisse inventive d’une voiture de route futuriste à moteur arrière, avec un conducteur assis au centre et deux passagers assis de chaque côté et légèrement derrière lui.

Quelle était votre première voiture ? 

C’était, par nécessité plutôt que par choix, une Hillman Minx de 1956. J’avais envie d’une Austin Healey, mais c’était quand même 300 livres sterling en occasion. Mon père a dit non, car son budget était de 150 livres. J’ai eu de la chance car, six semaines plus tard, je l’ai plantée, à 90 km/h, dans un bus. Elle s’est cassée en deux, et si j’avais été dans une Austin Healey, je ne serais probablement plus ici (rires…).

Pouvez-vous nous en dire plus sur la voiture que vous avez construite ? 

La voiture que j’ai construite pour courir s’appelait IGM. J’ai acheté une Ford Anglia 105E accidentée pour 60 livres pour obtenir le bloc, mais j’ai fabriqué mes propres pistons, arbre à cames, collecteur d’admission et d’échappement. J’ai fabriqué un dispositif d’écoulement de gaz pour faire respirer les collecteurs et il donnait une très bonne puissance. J’ai fabriqué le châssis, comme une voiture de clubman. Et j’ai participé à des courses avec beaucoup de succès, puisque j’étais champion national dans ma classe.

Pourquoi avoir bifurqué vers la moto ?

Il fallait avoir 18 ans pour conduire, mais je pouvais faire de la moto à 16 ans. Après des mois de résistance, mon père m’a acheté une Maserati 50cc deux temps. Cette moto n’a pas fonctionné, alors j’ai dû reconstruire le moteur. Je suis tombé une fois par mois pendant deux ans et j’étais constamment en train de la réparer. Elle avait trois chevaux-vapeur et pouvait accrocher 45 km/h avec le vent derrière. J’en ai encore quelques-unes dans mon atelier….

Parlez-nous de votre premier job ?

J’ai pensé que je devrais déménager en Angleterre, parce que c’était le centre de l’univers pour mes deux amours, la course et la musique. Je m’intéressais à la musique depuis l’âge de 10 ans, quand j’ai entendu Little Richard pour la première fois, cela a changé ma vie. Alors j’ai écrit à Colin Chapman. Non seulement il a répondu à ma lettre, mais il m’a offert un emploi. En décembre 1969, je suis arrivé en Angleterre au milieu d’un hiver glacial et je n’avais pas pris la peine d’apporter un pull. Je suis allé à Norwich en autocar, et quand je suis arrivé, j’ai découvert que Lotus licenciait des gens et qu’il n’y avait rien pour moi. Pendant plusieurs mois, j’ai vécu sur le sol d’une chambre à Hendon. Elle était, froide et je suis resté sans emploi. Je n’avais pas l’argent pour vivre, encore moins pour courir.

Puis un jour, je suis entré dans l’usine Brabham. Elle était alors dirigée par Jack Brabham et Ron Tauranac et, par coïncidence, ce dernier passait des entrevues ce jour-là pour un poste vacant au bureau de dessin. Il m’a pris pour un des candidats officiels et m’a donné le poste. En plus du travail de détail sur la F1 de l’époque et sur les F2 et F3 de mes clients, j’ai dessiné une simple voiture de route pendant mon temps libre. Il s’agissait d’un mini-sous-châssis et d’une carrosserie sportive de type Moke, et quatre d’entre eux ont été construits dans un hangar en bordure de l’aéroport de Heathrow. L’une d’elles a été ma seule voiture de route pendant deux ans. Bientôt, une rencontre fortuite avec Alain de Cadenet m’a conduit à concevoir la voiture Duckhams Le Mans. C’était la première vraie voiture de course que j’avais conçue et je l’ai fait en quatre mois, pendant la nuit. Je faisais une journée de 14 heures à Brabham, finissant à 22h, travaillant sur la voiture du Mans jusqu’à 3h du matin, puis j’étais de retour au travail à 8h !

Comment en êtes-vous arrivé à collaborer avec Bernie Ecclestone ?

À la fin de 1971, j’étais sur le point de passer à autre chose, lorsque j’appris que Brabham changeait de main, alors je décidai de rester et de voir comment était le nouveau propriétaire. C’était Bernie Ecclestone qui, lors de sa première visite à l’usine New Haw, m’a trouvé coincé dans un coin du bureau de dessin en train de travailler sur les détails de la F1 et des voitures F2 et F3. Il m’a appelé dans son bureau et m’a dit « Je veux une Formule 1 complètement nouvelle et c’est toi qui va la réaliser ». J’avais carte blanche pour faire ce que je voulais. Bernie était du genre audacieux, qui aimait prendre des risques et c’est peut-être ce qu’il a vu en moi. Il m’a laissé tout seul, mais il m’a toujours soutenu. Quand j’ai pris des risques, comme avec la voiture à ventilateurs ou les radiateurs de surface, il a aimé tout ça.

Le résultat fut le Brabham BT42, doté d’une monocoque à section triangulaire, qui traduisait davantage d’agressivité et de sportivité. Cette première voiture a été conçue et construite en quatre mois. Elle aurait remporté son premier Grand Prix, à Barcelone, avec Carlos Reutemann, si ce n’était un problème d’arbre de transmission à sept tours de l’arrivée. Elle était plus petite et plus compacte que ses concurrentes, et elle avait l’air pointue et élégante, à une époque où la plupart des voitures de course étaient d’apparence professionnelle, mais intrinsèquement laides.

En dessinant cette voiture, cherchiez-vous à faire preuve d’originalité ?

Je suis plutôt particulier pour un ingénieur, parce que j’ai fait une école d’art quand j’avais 13 ans. Je fais encore un peu de dessin et de peinture et j’adore le style. Je ne pouvais pas me résoudre à faire une voiture laide. Avant les souffleries, le façonnage d’une voiture était tout pratique. Même avec les travaux de base en soufflerie, il y avait des pièces de la voiture qui n’avaient aucune influence sur les performances. La partie menant au poste de pilotage pouvait être pratiquement de n’importe quelle forme que vous aimiez, tant que la bulle à travers laquelle vous regardez ne touche pas le casque du conducteur. Alors, pourquoi ne pas la rendre plus jolie ? La plupart des ingénieurs ne sont pas du tout sensibles aux touches artistiques. Ils ne pourraient pas dessiner quelque chose de joli, même si on leur mettait une arme sur la tempe (rires….). En plus, j’ai essayé autant que faire se peut d’être innovant. Ainsi, Brabham a été le premier à utiliser la fibre de carbone dans la construction pour rendre le poste de pilotage plus sûr et le premier à utiliser des freins en carbone.

Et quid des autres projets que vous avez réalisés sous la férule de Bernie ?

La BT44 aurait également remporté sa première course, si ce n’était pour une erreur de ravitaillement en carburant en Argentine. Mais il y a eu trois victoires cette année-là et deux autres en 1975 avec la BT44B. Puis, dans le cadre d’une importante affaire conclue avec Ecclestone, la puissance de Cosworth a été remplacée par la puissance de l’Alfa Romeo Flat-12 pour 1976. Les moteurs italiens étaient lourds et énergivores et la BT45 n’a jamais gagné une course. En 1978, la BT46 comprenait une autre de mes innovations, les radiateurs de surface – des panneaux minces disposés sur les côtés de la monocoque, pour réduire la surface frontale – mais la voiture a surchauffé.

L’autre innovation, c’était la voiture à ventilateurs ?

Oui, la BT46B. Il s’agissait d’un radiateur conventionnel monté horizontalement sur le moteur, refroidi par un ventilateur entraîné par une boîte à vitesses à l’arrière de la voiture. La voiture était légale selon les règles de l’époque, selon lesquelles tout dispositif dont la fonction première est d’avoir une influence aérodynamique sur les performances de la voiture doit être solidement fixé. Je devais donc m’assurer que plus de la moitié de l’air refroidissait le radiateur. Après la course, la FIA a constaté que 60 % de l’air était destiné au refroidissement et 40 % à l’appui vers le bas. Ce n’est pas sa fonction première. La FIA nous a donc écrit pour nous dire que la voiture était légale, mais qu’elle utilisait une faille dans la réglementation. Dans les règles de l’année suivante, nous éliminerons cette échappatoire, mais vous pouvez l’utiliser pour le reste de la saison.

Mais Bernie – je ne le comprenais pas à l’époque – avait les yeux rivés sur de plus grandes choses. Il était obnubilé par l’Association des constructeurs de Formule 1. Il estimait que le tumulte risquait d’entraîner l’effondrement complet de l’OFAC (Formula One Constructors’ Association). Alors il m’a demandé d’installer des radiateurs normaux sur la voiture. J’étais très énervé, mais j’ai accepté.

La dernière Brabham-Alfa était la BT48 à effet de sol. L’équipe était de retour avec les moteurs Cosworth pour la BT49 de 1980, que Nelson Piquet, en pleine maturité, a mené à trois victoires et à la deuxième place dans le championnat. En 1981, avec la BT49C, Piquet était champion du monde.

Quelle était votre stratégie de travail ? 

En gros, Bernie m’a laissé diriger les choses, il me faisait confiance. Nous avons employé une fraction du personnel des grandes équipes comme McLaren et Williams. J’ai fait le travail de conception, la location, j’ai supervisé la production, l’approvisionnement en pièces, le programme d’essais, les travaux en soufflerie. J’ai fait toute la stratégie aux courses. Stupidement, j’ai refusé d’avoir un ingénieur de course. D’autres équipes avaient un ingénieur par voiture et un directeur technique. J’ai tout fait moi-même. Dieu seul sait combien d’heures par semaine je travaillais. Mais je n’avais besoin de dormir que quatre heures et je me sentais bien.

Et l’aventure avec BMW ?

En 1982, Bernie a conclu une entente avec BMW, pour laquelle j’ai conçu la BT50. Au début, il y avait beaucoup de problèmes de fiabilité avec le très puissant quatre cylindres turbocompressé, mais c’est devenu le véhicule de l’une des grandes innovations. Les arrêts de ravitaillement à la mi-course font tellement partie de la scène F1 d’aujourd’hui qu’il est difficile de se rappeler l’intrigue et le scepticisme entourant la décision de Brabham d’utiliser des réservoirs plus petits et des pneus plus souples et d’installer une plate-forme de ravitaillement dans les stands.

Ça a commencé comme une idée lors d’un bain chaud. J’avais beaucoup de bonnes idées après un bain chaud (rires….). Et j’avais appris en faisant rouler les voitures légères que le poids d’un litre de carburant coûtait environ un centième de seconde en temps au tour. Alors je me suis allongé dans le bain pour faire des maths.

Aviez-vous prédit pareil succès à l’idée de l’arrêt aux stands ?

Ce qui était intelligent, ce n’était pas d’en avoir l’idée, c’était de développer tout ce qu’il y avait dedans. C’est le passage que j’adore. Lancez-moi une série de problèmes connexes et je dois trouver un moyen de faire en sorte que tout fonctionne ensemble. Dans ce cas-ci, comment changer les pneus rapidement, comment faire le plein rapidement et comment éviter de perdre du rythme en revenant sur des pneus froids ? Nous avons filmé les mécaniciens en train de changer les pneus, l’avons analysé image par image, et j’ai redessiné les moyeux, les supports de roulements, les filetages, les écrous et les pistolets à roue, avec un dispositif pour retenir les écrous et j’ai mis des prises d’air en titane sur la voiture. Maintenant, ils peuvent utiliser des vérins à levier simples parce qu’il y a tellement de mécaniciens sur un arrêt au stand, je crois qu’il y en a 19 de nos jours, mais nous n’avions que huit gars qui travaillaient sur un arrêt.

Tout cela a été conçu et développé en trois mois, avec une petite équipe. Nous avons choisi Donington pour un test secret et 20 secondes étaient en principe nécessaires pour ralentir, faire l’arrêt, et accélérer. Nous l’avons fait en 19. Puis j’ai élaboré une équation mathématique simple pour chaque piste. Il suffisait de remplir les caractéristiques du circuit pour avoir le moment idéal pour s’arrêter pour faire le plein.

Votre carrière de pilote a été assez éphémère….

Jusqu’en 1972, je m’étais accroché à mon ambition de courir moi-même et j’ai choisi la Formule 750, non seulement parce qu’elle était bon marché, mais aussi parce qu’elle laissait une grande liberté aux designers automobiles. J’ai conçu l’IGM T2 comme une monocoque en aluminium, et j’ai imaginé une suspension à tirant. Je l’ai utilisé sur ma deuxième voiture de F1, la BT44. Maintenant, tout le monde l’a en F1, bien sûr. Je travaillais l’IGM avec un mécanicien de Brabham, Ian Hilton, mais il a été tué dans un accident de voiture sur un passage à niveau. Un mécanicien de l’ombre voulait s’en charger et je lui ai donné tous les dessins, mais après j’étais trop occupé et il n’a jamais été construit. C’était la fin de ma carrière de pilote.

Qu’est-ce qui vous a poussé à tenter de quitter le monde de la F1 ?

En 1986, après 17 ans avec Brabham, j’ai décidé de partir. Les priorités de Bernie étaient de plus en plus celles de l’OFAC et il a laissé partir Nelson à cause de ce que je crois être une petite somme d’argent. C’était fort avec Nelson, il était avec nous depuis sept ans, il avait gagné deux championnats. Les contrats de sponsoring s’épuisaient, le contrat moteur aussi et pour couronner le tout, nous ne pouvions tout simplement pas faire fonctionner la BT55. On n’a pas pu récupérer le moteur. La BT55 était la voiture révolutionnaire, ultra basse, avec le moteur couché sur le côté. Puis Elio de Angelis a été tué dans un accident de test au Paul Ricard. J’en avais assez de tous ces voyages et de la direction générale que prenait la F1 et je ne voyais plus cela comme un défi permanent. J’ai décidé d’essayer quelque chose de nouveau.

Ron Dennis m’a couru après parce que John Barnard quittait McLaren. Je lui ai dit que j’avais une condition pour rejoindre son équipe : pas plus de trois ans en Formule 1. Cela ferait 20 ans de présence en F1, et ça suffisait. Et il a accepté cela.

Comment avez-vous vécu l’aventure McLaren ?

L’écurie McLaren était différente, parce qu’une grande partie de ce que j’avais dû faire à Brabham, que ce soit pour parler aux commanditaires ou pour régler des problèmes de personnel, était prise en charge. Ce qui était génial, parce que je pouvais me concentrer sur la structuration de l’ingénierie. Quand je suis arrivé à McLaren, j’ai découvert qu’ils n’avaient aucun processus. J’ai introduit l’analyse post-course, les rapports d’échec, tout ce qu’ils n’avaient pas et dont ils avaient grandement besoin. Je dirigeais l’équipe techniquement, j’élaborais la stratégie des courses…..Tout ce que j’aimais faire. Ron m’a laissé m’en occuper. Quand je suis arrivé en octobre 1986, la voiture de 1987 était déjà prête. J’ai fait la voiture de 1988 (MP4/4 avec un moteur Honda V6 turbo), celle de 1989 (MP4/4B avec un moteur Honda V12) et celle de 1990 (MP4/5 avec un moteur Honda V12). Ils ont tous gagné le championnat du monde.

Mais la lassitude continuait à me ronger petit à petit. Le temps des véritables innovations techniques en F1, avec de grands pas en avant, disparaissait rapidement, en raison des niveaux croissants de réglementation. Les jeunes ingénieurs qui rejoignent la F1 n’apportent plus grand chose, et pour eux, c’était génial, mais ça ne me plaisait pas autant qu’à l’époque où c’était plus sportif et axé sur l’ingénierie. Maintenant, ce n’est plus que du business.

Donc vous avez quitté la F1, mais pas McLaren…

Effectivement. Depuis 1988, je discutais avec Dennis à propos de la construction de l’ultime voiture de route et suite à cela McLaren Cars Ltd a été fondée au début de 1989. Ron a eu la prévoyance de réaliser que McLaren n’était guère plus qu’une équipe de F1 et qu’il était déterminé à l’étendre. Je voulais faire une voiture de sport sur route depuis l’âge de 15 ans, une vraie tueuse de Ferrari. Je ne pense pas qu’une voiture comme la McLaren F1 se reproduira de la même façon, non pas parce que les capacités de conception ne sont pas là, mais parce que le processus par lequel elle s’est produit ne serait pas autorisé. Il est très rare dans l’histoire qu’une seule personne se voit confier la responsabilité de tout ce qui concerne une seule voiture. La McLaren F1 a été capable d’être la vision d’un homme, sans compromis.

Voulez-vous dire que vous avez tout fait vous-même ?

En dehors de la Mercedes SLR, je peux mettre la main sur mon cœur et dire que j’ai tout conçu dans toutes mes voitures. Mais ce que je ne suis pas doué pour faire, alors qu’il nous en fallait beaucoup, ce sont ces merveilleuses incrustations où le chrome ressemble au chrome et le caoutchouc ressemble au caoutchouc. J’ai donc demandé à Peter Stevens, un concepteur automobile à part entière, s’il pouvait nous recommander un spécialiste pour le faire.

À cause de mes engagements en F1, je n’ai vraiment commencé que vers la fin de 1989. L’ensemble du programme a duré 43 mois. C’était une voiture qui allait accrocher les 380 km/h, et était 50 % plus légère que ses rivales. La première voiture de route en carbone composite au monde.

Quelle philosophie sous-tendait la réalisation de la McLaren F1 ?

Dès le premier jour, j’avais dit qu’il ne fallait jamais considérer la F1 comme une voiture de course, parce que nous allions la compromettre. Il devait s’agir d’une voiture de route que l’on pouvait conduire dans le sud de la France, avec l’air conditionné, un bon système de sonorisation, une suspension confortable, avec de longs trajets sur route. Mais, inévitablement, il y avait des clients qui voulaient changer cela et la GTR en a été le résultat. Lors de sa première participation au Mans, elle a remporté une victoire historique.

Quels rapports avez-vous avec vos collègues et vos collaborateurs ?

À Brabham, puis à McLaren, j’avais l’habitude de faire le tour de l’entreprise tous les matins et de dire bonjour à tout le monde. Je connaissais leurs familles, les noms de leurs enfants, où ils partaient en vacances. Lorsque nous avons commencé le projet F1, nous étions 36 personnes. Au moment où nous avons commencé la production du SLR, nous étions 450. Je descendais dans l’atelier et je voyais des gens que je ne connaissais même pas. Je n’aime pas les grandes entreprises, je préfère les petites équipes. C’est ainsi qu’en décembre 2004, je suis parti pour diriger Gordon Murray Design. Depuis mon arrivée en Angleterre il y a 34 ans, je n’avais travaillé que pour deux entreprises et j’ai décidé que si j’allais tout recommencer à 58 ans, ce serait avec une équipe de gens que je connaissais. Heureusement, j’en ai 16, tout droit sortis de McLaren. C’était mon équipe, ils ont déménagé de Woking à Shalford.

Justement, vous avez créé votre propre bureau d’études en 2007, spécialisé dans les techniques de production rationalisées….

Tout a commencé avec un projet que Creighton Brown était en train de monter, une voiture de sport à construire au Brésil. Puis Creighton est mort tragiquement d’un cancer en 2006. J’ai donc pris une grande inspiration et j’ai tiré la voiture écologique vers l’avant.

C’est une refonte complète de l’automobile, sous tous ses aspects : roues, pneus, freins, position assise, bagages, sièges enfants, visibilité, essuie-glaces, congestion et stationnement. Idem pour son cycle de vie et le CO², c’est le plus important, de l’extraction du minerai du sol jusqu’à l’enfouissement de la voiture. Je veux voir une réduction des deux tiers des dommages causés par le CO² que nous causons actuellement. Mais vous ne pouvez pas vendre une petite voiture qui n’est pas emblématique, comme l’était la Mini originale, sans soigner l’esthétique.

Pour l’instant, nous avons 14 variantes à bord : taxi du centre-ville, camionnette de livraison, pick-up, lit plat, fournitures médicales d’urgence, buggy de vacances, camionnette postale. On ne s’y assied pas comme dans une voiture ordinaire. Elle ne nécessitera pas de techniques de production sophistiquées. Le châssis est conçu pour se plier à plat, comme une garde-robe Ikea.

Sur quoi travaille Gordon Murray Design Limited ?

Nous travaillons avec 11 personnes, huit équipementiers et trois start-up. Nous avons développé la technologie iStream, un châssis conçu en fibre de carbone, que l’on retrouve au sein de la TVR Griffith.

Quels sont vos projets actuellement ?

Le 5 juin 2019, Gordon Murray Automotive a dévoilé la Gordon Murray Automotive T.50. Un supercar motorisé par un V12 atmosphérique placé en position centrale arrière et d’un poids inférieur à une tonne.

Quelles voitures avez-vous dans votre garage ?

Dans mon garage se trouvent une McLaren F1, bien sûr, une SLR et une Rocket. Puis j’ai une Ford Thunderbird 1957 et une Lotus Elan Série 3 1968, qui est une vraie voiture. Mais ma voiture de tous les jours est une Smart Roadster. C’est génial, elle fait tout ce dont j’ai besoin. J’adore aussi les Fiat 500, de la variété originale des années 1960 et j’en ai équipé une d’un moteur de moto Yamaha à haut régime et d’une boîte à vitesses séquentielle à six rapports. Je possède également plusieurs motos, dont une Ducati 996 et une Honda 1300 Pan-European.

Quelle est la voiture de vos rêves ?

J’ai la voiture de mes rêves, une Lotus Elan. Je n’ai jamais conduit une meilleure sportive que ce modèle. C’est exactement ce que j’aime dans une voiture et j’ai le meilleur feedback de direction qui soit. C’est joli, aussi, et ça fait un beau bruit. J’en ai eu une en 1970 quand je me suis marié et j’en ai eu deux depuis.

Qu’est-ce que vous regrettez le plus d’avoir vendu ?

Probablement un GSM Flamingo, un coupé avec lunette arrière divisée et palmes de type Batmobile, fabriqué par le seul constructeur automobile à faible volume en Afrique du Sud. GSM a réalisé 150 exemplaires. J’ai eu un gars en Afrique du Sud qui m’en a trouvé un, j’ai passé des années à le restaurer, mais quand je l’ai conduit, je ne l’ai pas trop apprécié. Donc je l’ai revendu.

Quel est votre souvenir préféré dans une voiture ?

Conduire la McLaren F1 pour la première fois, après l’avoir conceptualisée à partir d’un morceau de papier vierge et avoir imaginé ce que cela ferait de s’asseoir au centre de la voiture avec le moteur derrière.

Quelles sont vos passions ?

Une profonde passion pour la musique en particulier le travail de Bob Dylan.

Biographie

  • 1946 : Naissance à Durban
  • 1967 : diplômé en ingénierie mécanique au Technical College de Durban.
  • 1968 : designer Hawker-Siddeley.
  • 1969-1972 : designer chez Brabham en Formule 1.
  • 1973-1986 : directeur technique chez Brabham en Formule 1.
  • 1987-1989 : directeur technique chez McLaren Racing en Formule 1.
  • 1990-2004 : directeur technique de McLaren Automotive, branche du McLaren Group spécialisée dans la conception de véhicules très haut de gamme.
  • 2017 : création de l’entreprise Gordon Murray Automotive1, spécialisée dans la production en série limitée d’automobiles de sport. La première création de l’entreprise est la TVR Griffith II.

Filippo Perini nommé chef designer de Genesis Advanced Design Studio en Europe

Filippo Perini a été nommé le 16 septembre 2019, chef designer du studio de design advanced de Genesis, la division luxe du constructeur coréen, en Europe. Il assurera ses nouvelles fonctions sous la responsabilité de Luc Donckerwolke, vice-président et directeur du design de Hyundai Motor Group. Il rejoint au sein du groupe industriel asiatique, le designer Karim Habib parti prendre la direction du design chez Kia.

Titulaire d’un diplôme d’ingénieur en génie mécanique (1992) ainsi que d’un master en architecture et en design automobile obtenu à l’école polytechnique de Milan en 1994, Perini débute en 1995 sa carrière chez Alfa Romeo comme designer, puis devient chef du design extérieur en 2001. En 2003, il rejoint Audi au département design en Allemagne en tant que Senior Designer. L’année suivante, il intègre le Centre de Style de Lamborghini en Italie où il a été successivement responsable du design extérieur et intérieur et chef du design du centre. En 2015, Perini devient chef du design d’Italdesign, une filiale du groupe Volkswagen. Depuis 2016, il est responsable du design et de l’innovation d’Italdesign.

Achraf El Boustani nouveau Directeur Général de Ford pour l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne

Ford a annoncé la nomination d’Achraf El Boustani au poste de Directeur Général de Ford pour l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne. Achraf exercera ses nouvelles prérogatives depuis le siège régional de Ford à Casablanca.

Fort de près de 20 ans d’expérience dans les secteurs de l’aéronautique et de l’automobile sur l’ensemble des marchés, Achraf El Boustani, a une connaissance approfondie de la région Afrique du Nord et subsaharienne.

General Field Manager pour l’Afrique du Nord depuis 2015, Achraf a dirigé avec succès les opérations commerciales avec les distributeurs de la région. En 2017, il s’est concentré sur le renforcement de la croissance des ventes et l’amélioration de la compétitivité de la marque en Afrique du Nord en tant que Directeur Général des opérations de Ford en Afrique du Nord.
Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Achraf El Boustani dirigera les activités commerciales et de vente de Ford dans la région Afrique du Nord et Afrique subsaharienne, favorisant ainsi les partenariats et une approche centrée sur le client.

Dans le cadre de cette nouvelle organisation, Mlle Hajar Dinar a été nommée au poste de Directeur des Communications de Ford pour la région Afrique du Nord et Afrique subsaharienne. Elle aura la responsabilité des communications, du positionnement et de la promotion de l’image de marque dans la région.

Depuis mars 2017, date de son intégration de Ford, Mlle Hajar Dinar occupait, le poste de Directeur des Communications pour l’Afrique du Nord. Elle bénéficie d’une expérience de près de quinze ans dans les métiers de la communication et relations publiques, en gestion de marque et en développement de partenariats. Elle a occupé au cours de sa carrière des postes d’importance au sein d’entreprises de renom au Maroc et en France, dans l’industrie automobile, le développement territorial et l’industrie du divertissement et des médias.

Achraf El Boustani et Hajar Dinar exerceront leurs nouvelles prérogatives depuis le siège régional de Ford à Casablanca.

Le nouvel site de production du Porsche Taycan est fin prêt

Le nouvel atelier de construction de la sportive 100 % électrique de Porsche a officiellement ouvert ses portes sur le site de Zuffenhausen après moins de 48 mois de travaux. Avec cette inauguration, c’est un nouveau chapitre de l’histoire de l’entreprise qui s’ouvre. « Le Taycan, la berline zéro émission de la marque, est une nouvelle icône de Porsche », a déclaré Oliver Blume, Président du Directoire de Porsche AG. « Bien que différent des autres modèles de la marque, le Taycan possède toutes les qualités d’une authentique Porsche : innovant, sportif et capable de procurer des émotions. »

Au sujet des nouvelles installations, Oliver Blume a précisé : « Nous sommes conscients de notre responsabilité vis-à-vis de l’environnement et de la société. La production du Taycan est neutre en carbone. Tradition et avenir se côtoient sur le site de production de la marque à Zuffenhausen (Stuttgart), qui est le cœur historique de l’entreprise. »

L’accueil positif réservé au concept Mission E dès sa première présentation en septembre 2015 avait marqué le coup d’envoi du plus vaste chantier de construction jamais entrepris sur le site de Zuffenhausen depuis sa création. Moins de 48 mois plus tard, la production des premiers modèles Taycan destinés aux clients est lancée.

Le nouveau site de production établit de nouvelles références en matière d’efficacité énergétique et de développement durable. L’assemblage de la voiture est assuré dans une « usine du futur », un site flexible et interconnecté qui met en œuvre des technologies et des systèmes de production 4.0. Le nouvel atelier marque ainsi une nouvelle étape vers « l’usine zéro impact sur l’environnement » : la production du Porsche Taycan, doté d’un groupe motopropulseur zéro émission, sur le site de Zuffenhausen sera neutre en carbone. Outre le recours à de l’électricité provenant de sources d’énergie renouvelables et au biogaz pour générer de la chaleur, les nouvelles installations de production sont également conçues pour assurer une efficacité énergétique optimale. Par ailleurs, l’entreprise fait appel à des véhicules électriques pour la logistique de l’usine, récupère la chaleur pour alimenter l’atelier de peinture, a entrepris la végétalisation d’une partie du toit du bâtiment et a mis en œuvre une approche globale pour optimiser l’utilisation des ressources naturelles.

La production du Taycan annonce une nouvelle ère dans la construction automobile. La production est interconnectée et flexible. Porsche utilise des chariots autoguidés, en lieu et place de la traditionnelle bande transporteuse utilisée généralement sur les sites de production automobile, pour assurer la manutention et le convoyage des pièces et des véhicules d’un poste de travail à l’autre.

La production du Porsche Taycan permettra à terme de créer 1 500 nouveaux postes sur le site de Zuffenhausen, ce qui démontre que l’électromobilité est créatrice d’emplois chez Porsche. Au total, l’entreprise entend investir plus de six milliards d’euros dans l’électromobilité d’ici 2022. L’entreprise a déjà investi 700 millions d’euros pour le seul site production.

Samir Cherfan, nouveau directeur de la Région Moyen-Orient Afrique du Groupe PSA

À compter du 1er septembre 2019, Samir Cherfan est nommé Directeur de la Région Moyen-Orient Afrique et devient membre du Comité exécutif global. Depuis 2017, il s’est distingué par sa grande contribution aux succès du Groupe en Moyen-Orient Afrique. Sa grande connaissance des marchés et des partenaires de la région, ainsi que son expérience dans les nombreux métiers de l’industrie automobile, tels que l’ingénierie, le programme et le commerce, acquises chez différents constructeurs, seront autant d’atouts pour la réussite dans sa nouvelle mission.

Il succède ainsi à Jean-Christophe Quemard, membre du Comité exécutif global, nommé à compter du 1er Septembre, directeur Qualité du Groupe PSA. Ce dernier a contribué significativement à la construction et à la mise en œuvre du plan de développement du Groupe PSA dans la région.

À ce propos, Carlos Tavares, président du directoire du Groupe PSA a déclaré : «Ces deux nominations permettent de renforcer la mise en œuvre de notre plan stratégique Push to Pass, qui vise notamment un déploiement accéléré hors de l’Europe et la position de Numéro 1 en qualité. Les expériences et savoir-faire respectifs de Samir Cherfan et de Jean Christophe Quemard répondent parfaitement à cette double ambition, dans leur nouvelles missions».

Ferdinand Piech tire sa révérence

Ferdinand Piech, le descendant de la famille Porsche qui a fait de Volkswagen AG le premier constructeur automobile au monde est décédé « soudainement et inopinément » dimanche 25 août 2019, a déclaré sa femme Ursula dans un communiqué. Le journal allemand Bild a rapporté que Piech s’est effondré après le dîner avec sa femme dans un restaurant de Rosenheim, dans le sud de l’Allemagne, et a été transporté d’urgence dans un hôpital voisin, où il est mort.  » Volkswagen ne serait pas là où nous sommes aujourd’hui sans Ferdinand Piech « , a déclaré Bernd Osterloh, le puissant dirigeant syndical de Volkswagen et membre du conseil de surveillance. « Nous lui devons notre gratitude et notre reconnaissance. »

Petit-fils de Ferdinand Porsche, qui a jeté les bases de l’emblématique 911, Piech s’est hissé au sommet de la hiérarchie Volkswagen dans les années 1990 après s’être formé chez Porsche et Audi. Admiré pour ses connaissances techniques approfondies et son obsession des détails de fabrication, mais craint pour son style de gestion machiavélique, Piech a pris la direction de VW en 1993 lorsque l’entreprise a été accablée par des pertes énormes, une mauvaise qualité et des coûts élevés.

Environ dix ans plus tard, Piech est devenu président du conseil de surveillance, après avoir redressé l’entreprise, sans réduction d’effectifs à grande échelle, un exploit qui lui a valu l’allégeance des puissants syndicats et des actionnaires. Piech a continué d’orienter la stratégie après être devenu président du conseil de surveillance en 2002. Sa soif d’acquisitions et de construction d’empire a aidé VW à devenir une puissance automobile mondiale qui a dépassé Toyota Motor Corp. pour devenir le plus grand constructeur automobile du monde.

Son plus grand triomphe a été l’acquisition de la marque Porsche en 2012. La prise de contrôle est venue avec une touche personnelle parce que Piech a été en mesure de renverser la situation de son cousin, Wolfgang Porsche, qui avait poussé le fabricant de voitures de sport à soumissionner pour VW quatre ans auparavant. Piech s’est rangé du côté du Land de Basse-Saxe, qui détient une participation bloquante dans VW, pour repousser l’offre de Porsche au moment même où la dette du prétendant montait en flèche à la suite de la prise de contrôle. »Sa plus grande réussite est d’avoir créé la plus grande et la plus prospère entreprise automobile du monde « , a déclaré John Wolkonowicz, historien de l’automobile qui a travaillé chez VW en Allemagne comme consultant dans les années 1990. « Et il l’a construit à partir de rien. »

Volkswagen attribue à Piech le mérite d’avoir façonné « le développement de l’automobile comme personne d’autre, d’avoir fait progresser l’ensemble de l’industrie et surtout Volkswagen, transformant l’entreprise en un groupe mondial de mobilité », selon une déclaration du Président du Conseil de surveillance, Hans-Dieter Poetsch.

En 2015, Piech a perdu son emprise après de féroces querelles internes et une tentative apparente d’installer sa femme comme présidente du conseil de surveillance pour lui succéder. Le comité de direction du groupe l’a également défié en avril 2015 en déclarant qu’il voterait pour prolonger le contrat de Martin Winterkorn en tant que CEO, contre sa volonté. Un mois plus tard, Piech démissionne.

L’héritage de Piech a été entaché par les retombées spectaculaires du scandale des émissions de diesel qui a coûté jusqu’à présent 30 milliards d’euros à l’entreprise et qui a déclenché la crise la plus profonde de son histoire, avec les membres de sa famille et d’autres acteurs clés de VW. « Dieselgate a mis la touche finale à sa carrière », a déclaré Wolkonowicz. « La plupart des gens croient que parce qu’il était un vrai manager, il le savait probablement. »

Total inaugure sa 1.000e station-service solarisée à Marrakech

La 1.000 e station-service solarisée inaugurée par Total est celle de la Palmeraie à Marrakech. Cela marque une étape symbolique dans le déroulement du projet mondial de solarisation des stations-service du réseau du Groupe, lancé fin 2016. Total s’est en effet fixé pour objectif de « solariser » 5.000 stations. Ce déploiement dans 57 pays va s’intensifier dans les prochains mois pour atteindre un rythme d’environ 1 000 stations par an. Plus du tiers du réseau TOTAL dans le monde sera ainsi équipé de panneaux solaires à haute performance SunPower.

Parallèlement à ce programme, Total mène des projets de solarisation de ses sites industriels et tertiaires (usines de production, bureaux, raffineries, …). A ce stade, ont été identifiés des projets de solarisation de diverses installations industrielles ou bureaux du Groupe qui représentent une puissance globale supérieure à 200 MWc, soit l’équivalent de l’électricité consommée par une ville de 200.000 habitants. « La solarisation des stations-service du réseau Total s’inscrit pleinement dans notre stratégie de produire et de fournir de l’électricité renouvelable distribuée. Nous sommes fiers d’inaugurer cette millième installation solaire. Cette réalisation témoigne de l’engagement de Total de développer l’énergie solaire sur ses sites et de notre capacité à accompagner nos clients industriels et commerciaux pour qu’ils bénéficient d’une électricité plus propre, plus abordable, et sûre», a souligné Julien Pouget, Directeur Renewables de Total.

La station TOTAL Palmeraie, nouvellement solarisée et inaugurée à Marrakech, est équipée de 134 m² de panneaux photovoltaïques. A titre d’exemple, cette installation va permettre à elle seule de produire annuellement 45 MWh d’électricité et de réduire ses émissions de CO₂ de 30 tonnes par an.