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Land Rover lance le Discovery au Maroc

Smeia, importateur exclusif de Land Rover au Maroc, vient de dévoiler le tout nouveau Discovery.

Dire qu’il marque une rupture avec son prédécesseur serait un euphémisme. Le design trop carré, dont les Marocains ne sont pas forcément fans, a disparu au profit d’une ligne plus fluide et qui respecte les codes stylistiques de la marque.

En effet, la face avant ressemble de plus en plus aux autres modèles. Mais au-delà des changements esthétiques, les équipes qui ont travaillé sur le nouveau Discovery mettent en avant ses 7 merveilles. Proposant 7 vrais sièges, il offre la possibilité de choisir la meilleure configuration possible grâce à son smartphone. L’anglais, qui fait la part belle aux technologies embarquées, a pensé aux familles en leur proposant une multitude de rangements possibles.

Embourgeoisé, certes, le nouveau Discovery n’a rien perdu de ses capacités tout-terrain et offre le choix entre différentes options, qui permettront à sa clientèle de profiter d’une expérience off-road unique.

Assemblée Générale de l’AIVAM

 

Le 21 juin dernier, l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (AIVAM) sous la présidence de Adil Bennani, s’est réunie pour débattre des défis que doit relever la profession pour conserver la tendance du marché de ces dernières années.

Il faut dire que sur les 5 derniers exercices, les ventes de véhicules neufs ont enregistré une croissance de 45%. Mais conscients du potentiel de croissance du marché, les importateurs ne se reposent pas sur leurs lauriers.

L’AIVAM a donc élaboré une feuille de route pour les 3 années à venir, qui s’articule autour de 4 axes. En premier lieu, la réglementation, avec des chantiers comme celui de l’établissement d’une prime à la casse pour les véhicules de plus de 20 ans.

Le deuxième axe concerne plus les produits et services, alors que le troisième se centre sur la RSE, avec un dispositif incitatif pour les véhicules propres, mais aussi un plan sécurité routière. Enfin, sur le volet de la communication, l’AIVAM veut mettre en place un plan d’accompagnement 360°, aussi bien pour ses activités internes qu’externes.

Vivo Energy Maroc: Couverture médicale

 

C’est une première dans le secteur pétrolier au Maroc. Vivo Energy Maroc vient de mettre en place une assurance maladie destinée à l’ensemble du personnel des stations-service en gestion indirecte.

Cette initiative prouve une nouvelle fois l’engagement de l’entreprise envers ceux qu’ils considèrent comme les ambassadeurs de la marque Shell auprès de la clientèle directe. En effet, après les différents programmes de formation, de motivation et de reconnaissance, Vivo Energy Maroc participe désormais à l’amélioration des conditions de vie du personnel des stations-service.

Par la même occasion, Vivo Energy Maroc souhaite apporter sa contribution à la réalisation de l’objectif que s’est fixé le Royaume pour atteindre un taux de 90% de la population qui bénéficiera d’une couverture médicale, contre 62% seulement en 2015. Pour mettre en place cette assurance médicale, Vivo Energy Maroc a signé un partenariat avec Aon et Atlanta.

Ainsi, les employés pourront bénéficier d’un remboursement à hauteur de 100% pour les chirurgies effectuées dans les hôpitaux publics,et de 90% dans les hôpitaux privés. L’assurance couvre en outre 70% du prix total des médicaments et rembourse 80% des frais des consultations médicales.

Ford Afrique du Nord a un Nouveau directeur général

 

Ford a nommé Achraf  El Boustani directeur général des opérations pour l’Afrique du Nord. Basé au siège régional de la société à Casablanca, il aura pour mission de poursuivre l’accélération de la croissance des ventes et l’amélioration de la compétitivité de la marque en Afrique du Nord.

C’est une promotion pour le Marocain, qui occupait le poste de directeur général adjoint. Le président de Ford Middle East & Africa a fait part de son impatience de voir le marché nord-africain se développer sous la direction d’Achraf El Boustani.

Âgé de 38 ans, il a rejoint l’industrie automobile en 2012, alors qu’il a commencé sa carrière dans le secteur de l’aéronautique. En 2015, il a intégré Ford en tant que General Field Manager Afrique du Nord.

Il était en charge de la réalisation des performances de vente des véhicules Ford pour la région, ainsi que de l’amélioration des processus opérationnels permettant d’obtenir des indicateurs clés autour de l’expérience des clients sur les segments stratégiques.

Renault Maroc: 1.000.000 de véhicules exportés

 

C’est le 6 juin dernier, que le Groupe Renault Maroc a célébré l’export de son millionième véhicule fabriqué dans les usines marocaines de Tanger et de Casablanca, depuis le port de Tanger Med.

Cette barre du million témoigne du partenariat fructueux signé entre le Groupe Renault Maroc et Tanger Med. Il est vrai que la marque française a commencé à exporter certains modèles dès 2007, grâce à la Somaca, qui a été la première à promouvoir le «Automotive made in Morocco».

Mais c’est en 2012 que cela a pris une nouvelle ampleur, avec l’inauguration de l’usine de Tanger. Cette décision a été motivée par la mise en place d’un dispositif cohérent intégré mis en place par le Maroc, à savoir le port, les zones industrielles et les infrastructures de connexion.

Aujourd’hui, l’usine de Tanger exporte 95% de sa production et celle de Casablanca plus de 70%. Les voitures «Made in Morocco» représentent plus de 10% des véhicules vendus par le Groupe dans le monde entier.

Citroen C1: Le come-back

La Citroën C1 est de retour sur notre marché. Avec un look plus affirmé, elle ne fait que confirmer la nouvelle stratégie de la firme aux chevrons.

Proposée en version 5 portes uniquement, elle fera de la ville son terrain de jeu de prédilection et ne passera pas inaperçue grâce, notamment, à une face avant enjouée et à un regard affirmé, à travers les nouveaux projecteurs adoptés. Affichant des dimensions contenues, avec une longueur d’à peine 3,46 m, elle sera votre meilleure alliée en milieu urbain, faisant preuve d’agilité et de maniabilité.

La petite française est animée par le moteur 1.0 Vti, qui développe 68 ch, ce qui lui permet d’afficher une consommation de 3,6 l/100 km seulement pour des émissions de CO2 de 84 g/km. La nouvelle Citroën C1 est disponible sur notre marché avec un prix de lancement de 117.900 DH.

Antony Villain

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Le dessin est bel et bien un don et Antony Villain en est la preuve. Le directeur du design d’Alpine est un vrai passionné de dessin et d’automobile. Mais il n’a jamais étudié le design automobile. Très jeune, il a commencé à faire des maquettes et à envoyer ses dessins jusqu’au jour où il a fait la rencontre de Michel Jardin, qui était directeur du design avancé de Renault. C’est grâce à cet homme qu’il a pu intégrer Renault quand il a obtenu son diplôme de l’École nationale supérieure des arts et métiers. Depuis, Antony Villain a fait ses preuves et a gravi les échelons, pour prendre la tête aujourd’hui d’Alpine et offrir à la marque une seconde jeunesse. Rencontre avec un jeune homme doué et passionné.

Comment est née votre passion pour l’automobile ?

Ma première passion est, sans conteste le dessin, mais j’étais également fan de tous les engins mobiles, que ce soit l’automobile, les avions, les bateaux ou encore les motos. Mon père était un vrai passionné et je me souviens parfaitement quand nous allions à «l’Âge d’or» sur le circuit de Monthléry, pour l’automobile ou bien au meeting de La Ferté Alais pour les avions. Donc ce n’est pas étonnant de finir designer dans un tel environnement !

Vous êtes également un vrai passionné du sport automobile. Quelle est votre discipline de prédilection ?

À vrai dire, le sport automobile est une passion plus récente. J’aime en particulier les voitures de sport des années 50 à 70. C’était une époque incroyable et toutes ces machines étaient vraiment superbes. Ce que j’aime avant tout dans le sport auto c’est l’aventure humaine. Il y a tellement d’histoires incroyables, d’exploits et de légendes autour des pilotes et des mécanos, c’est fascinant ! Du coup, la discipline que je préfère est, tout naturellement, l’endurance. Les 24h du Mans restent une course mythique, durant laquelle les amateurs peuvent côtoyer les pros, les mécanos sont aussi importants que les pilotes, tout peut se jouer dans les dernières minutes (2016 !). Ce sont tous ces éléments qui font le charme de cette course et il faut avouer que c’est plutôt rare dans le sport aujourd’hui !

Vous auriez aimé être pilote, plutôt que designer ?

Alors là, vraiment pas ! En plus, je ne vous cache pas que je suis très mauvais pilote ! Je souhaite réellement progresser et rouler plus, mais il est clair que ma passion d’origine est le dessin.

D’ailleurs, comment avez-vous choisi d’étudier le design automobile ?

Eh bien, justement, je n’ai pas étudié le design automobile. Je dessine des voitures depuis l’âge de 12 ans et je n’ai jamais arrêté depuis. À 14 ans, je faisais des maquettes en plâtre dans le garage de la maison. Je dessinais tout le temps. J’envoyais mes dessins un peu partout, pour avoir des avis (il n’y avait pas Internet à l’époque !) et j’ai eu la chance de rencontrer Michel Jardin, qui était directeur du design avancé de Renault à ce moment là. C’est lui qui m’a «coaché», quand j’avais 16/17 ans. En parallèle j’ai poursuivi mes études d’ingénieur Arts et Métiers et quand j’ai cherché du travail, Michel m’a dit «Je t’embauche». J’ai donc appris directement sur le terrain, chez Renault. C’était mon rêve de gamin qui devenait réalité, grâce à Michel. Dès votre sortie de l’école vous avez intégré Renault. Racontez-nous vos débuts. J’ai donc commencé directement chez Renault, sans formation. J’ai appris sur le tas. Autour de moi, il y avait quelques-uns des meilleurs designers du moment, comme Benoît Jacob, Stéphane Janin. C’était très stimulant et j’ai beaucoup appris à leur contact. J’ai commencé par dessiner des monoplaces de course au sein du Studio Prospective et Concept-Car. Ce passage par le studio m’a beaucoup aidé pour parfaire ma formation. J’avais eu l’occasion de travailler sur des projets très différents et il faut dire que participer aux études exploratoires était une vraie chance pour moi. C’est vraiment le rêve de tout jeune designer. J’avais donc dessiné des monoplaces pour Renault Sport (FR2000, FRV6, Renault World Series…), mais aussi des concept-cars. J’ai dessiné l’extérieur du Bebop SUV Concept en 2003 et 2 ans plus tard j’ai travaillé sur le ZOE Concept.

Après de longues années au sein du Groupe, quels projets ont été les plus intéressants à développer pour vous ?

J’avoue que je n’ai jamais eu le temps de m’embêter durant 18 ans chez Renault. Les projets les plus intéressants et également ceux dont je suis le plus fier sont les plus récents. Cela correspond également à ceux réalisés sous l’ère Van den Acker : La Clio : c’était le renouveau de Renault, un projet d’une importance majeure pour l’entreprise. Un super projet et je suis très content de voir que les ventes cartonnent toujours autant depuis 2012 ! Je la trouve toujours très belle, elle ne se démode pas. La Captur : une équipe top, un projet très sympa à faire et une voiture que personne n’attendait dans la boîte, un grand succès commercial également au final. L’Alpine Vision GranTurismo : du pur plaisir, un projet spontané, motivant et une belle rencontre avec l’équipe de Polyphony. Et bien sûr l’A110 2017 (et ses showcars, Vision et célébration). Pour nous c’est bien plus qu’un projet, c’est une aventure formidable !

Quel a été votre sentiment quand vous avez été nommé directeur de design d’Alpine ?

Beaucoup de joie … mais aussi de pression, sans vous mentir ! L’attente était très forte. Également beaucoup de motivation, car il fallait non seulement dessiner la voiture, mais également développer tout l’univers de la marque, du racing au digital, en passant par les showrooms et les produits dérivés. C’est cela que j’adore dans ce boulot.

Qu’est-ce que cette marque signifie pour vous ?

Un mythe, un bout du patrimoine français, des hommes et des femmes qui ont su dépasser toutes les attentes, un palmarès unique au monde. Juste par passion ! Pour lancer le projet, j’ai emmené mon équipe chez Jean-Charles Rédélé, fils de Jean Rédélé, créateur de la marque. On peut y voir tous les plus beaux modèles de toutes les époques, un endroit magique et historique. Nous avons dessiné, photographié, touché, respiré toutes ces voitures, afin de nous imprégner de l’âme de cette marque unique. C’était un moment fort, fondateur et inoubliable !

Quel est votre plus gros défi chez Alpine ?

Convaincre, persévérer, créer en permanence les conditions pour passer à l’étape suivante. C’est la contrainte dans ce genre d’aventures. Personne n’a besoin d’un petit coupé 2 places moteur arrière ! Et je dis toujours : si c’était si facile, toutes les marques du monde auraient leur petit coupé sportif dans la rue ! Voilà, aujourd’hui, nous en sommes là !

Quels sont vos futurs projets au sein de la marque ?

Les idées sont nombreuses, mais aujourd’hui la condition de base est, bien évidemment, le succès de cette A110 nouvelle génération !

Quelle place prend le sport automobile dans l’histoire d’Alpine, avez-vous des nouveautés à ce sujet ?

Le sport a toujours été dans l’ADN de la marque. C’est une des rares marques au monde à avoir été créée par et pour la compétition. C’est pour cela que nous avons décidé de nous lancer dès 2013 en endurance. C’est avant tout l’état d’esprit, «la gagne» qui nous a motivés, ainsi que l’aventure humaine. Certes, nous n’avions pas encore de voiture dédiée, mais nous nous nourrissons en permanence de cette expérience. C’est la capacité de dépassement de soi qui nous anime et depuis 2013, nous avons été double champion d’Europe LMP2 en ELMS, nous avons gagné les 24h du Mans en LMP2 en 2016 et nous sommes champions du Monde LMP2 en WEC. Que demander de plus ?

Vous verra-t-on au volant lors d’une course automobile ? Pas pour le moment ! Mais je compte bien progresser au volant de notre A110. d’autres passions dans la vie ?

J’en ai plusieurs et je suis très curieux, donc je m’en découvre de nouvelles tous les jours ! J’ai une grande passion pour la photographie, en particulier la photo automobile. Je mélange donc mes passions et mon travail ! J’ai un blog depuis une dizaine d’années que j’alimente régulièrement et sur Facebook, j’en tire beaucoup de satisfaction. J’ai également une passion depuis tout jeune pour le skate et le surf. J’essaie de pratiquer régulièrement, même si pour le surf, c’est plus compliqué ! Et les voyages, la découverte des autres, des cultures, de la beauté de notre planète…

Paolo Pininfarina

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C’est le dernier héritier d’une famille dont le nom a marqué à tout jamais l’histoire de l’automobile italienne, dans un premier temps et mondiale par la suite. Pininfarina. Alors que la société a été fondée par son grand-père Gian-Battista, Paolo est aujourd’hui à sa tête. Héritant d’un nom et surtout d’une passion, il a fait des études d’ingénierie, conseillé par son père Sergio, avant d’intégrer l’entreprise familiale. Il a été à la tête de Pininfarina Extra au moment où cette division ne comptait que 2 personnes sous sa responsabilité et il a su la développer au fil des ans, pour avoir la même importance que la division automobile qui a fait la renommée de la marque. Malgré les difficultés rencontrées il y a quelques années, Pininfarina, sous la responsabilité de Paolo, revient sur le devant de la scène, grâce notamment à des concepts qui ont été présentés lors du dernier Salon de Genève. Rencontre avec l’héritier d’un nom, d’une légende et de toute une passion, que partagent des millions de fans à travers le monde.

Votre nom de famille est intimement lié au monde de l’automobile. Comment avez-vous vécu cette passion au quotidien ?

Quand on naît au sein d’une famille comme la mienne, tôt ou tard, on est rattrapé par cette passion commune que nous avons héritée de notre grand-père, Gian- Battista Pinin Farina. L’automobile a toujours rythmé notre quotidien. Que ce soit lui ou mon père, ils nous ont laissé un héritage, que nous avons pu préserver tout au long de ces années, grâce justement à cette passion qu’ils ont su nous transmettre dès notre plus jeune âge.

Comment était votre relation avec votre père, Sergio Pininfarina ? A-t-il influencé votre choix de devenir designer ?

Mon père était très juste et libéral. Il s’était également engagé à m’intégrer au sein de la société, mais dans les règles de l’art. C’est lui qui m’a suggéré d’étudier l’ingénierie, parce que c’était le cursus le plus adapté à mes futures fonctions. Avant de commencer, il m’avait dit : « C’est avec le temps qu’on verra: si tu es plus attiré par les problèmes techniques, tu travailleras au sein du département d’ingénierie, si tu te sens plus à l’aise dans la partie créative, tu intégreras l’équipe de conception et si tu aimes les rapports financiers, tu seras parfait pour tout ce qui est gestion de l’entreprise « . Donc en résumé, il nous montrait la voie, mais ne nous imposait rien. Il nous a toujours conseillé, de façon à ce qu’on puisse faire nos propres choix.

Tout comme votre père, vous avez étudié l’ingénierie au Politecnico de Turin, avant de passer votre stage de fin d’études chez Pininfarina, tout naturellement. Parlez-nous de cette expérience.

J’ai obtenu mon diplôme à la fin de 1982. Par la suite, j’ai intégré Pinifarina pour un stage de 6 mois. Mon père a tenu à ce que je passe du temps dans les différents départements, afin de découvrir et de connaître toutes les phases de développement d’un produit: 1 mois dans le studio de design, 2 mois dans le département d’ingénierie et les derniers mois, je les ai passés entre le body shop, qui est le magasin de peinture et de finition et le département des ventes et surtout au sein de l’administration. J’ai gardé beaucoup de très bons souvenirs de cette période, notamment lorsque j’ai rencontré des centaines d’employés de Pininfarina. C’est une image qui restera gravée dans ma mémoire, à tout jamais.

Comment se fait-il que votre carrière ait commencé chez Cadillac, plutôt que Pininfarina ?

Au printemps 1983, nous avons signé un contrat avec Cadillac, pour la conception, l’ingénierie et la fabrication de la carrosserie de la Cadillac Allanté convertible. Fin mai, pour être exact, j’ai été envoyé pour effectuer un autre stage à l’usine Clark Street au centre-ville de Détroit. En arrivant à cette usine, c’était comme plonger dans l’Amérique d’antan, puisqu’ils y assemblaient encore le tout 1er modèle à propulsion de la Cadillac Eldorado. En juillet, la décision a été prise de créer une équipe d’ingénieurs en Italie pour gérer le développement de la voiture et c’est là que je suis devenu responsable de la qualité et de la fiabilité. Je devais notamment superviser les tests des sous-systèmes de la carrosserie en Europe et surtout en Allemagne. C’est donc de cette manière que j’ai intégré la société Pininfarina, mais je suis resté à la tête de l’équipe d’ingénieurs jusqu’au printemps 1986, quand la production de l’Allanté a été lancée.

Au moment d’intégrer Pininfarina en 1987, vous avez pu faire du design, mais dans des secteurs, autres que l’automobile. Quels souvenirs en gardez-vous ?

En 1987, après que la Compagnie ait été citée par la Bourse italienne, mon père a décidé de créer Pininfarina Extra. Cette division est spécialement dédiée à l’extension de notre activité de conception et à notre marque en dehors du champ de l’automobile. J’aimerais rappeler qu’à cette époque, nous nous occupions également de la production des véhicules. La société comptait plus de 2.000 , alors que pour Pininfarina Extra, nous étions seulement 3 personnes et pas plus. Je vous avoue qu’au début, j’étais frustré et je me rappelle parfaitement avoir dit à mon père: « Merci de m’avoir désigné président de rien … », mais il m’a répondu: « Sois juste patient. Tu verras, dans 30 ans, cette division sera aussi importante que celle qui se charge de l’automobile » et maintenant, exactement 30 ans après, il faut dire que les deux équipes de conception ont la même importance et comptent autant d’employés. C’était un vrai prophète, mais je me dis qu’en ayant travaillé sur près de 700 projets de design, j’ai certainement apporté ma contribution pour que sa vision puisse se réaliser.

Comme vous avez travaillé dans plusieurs secteurs, à part l’automobile, dans quel autre vous sentez-vous le plus à l’aise ?

Je dirais sans conteste dans l’immobilier et surtout dans les bâtiments à tendance verticale. Chaque fois que je vois qu’une nouvelle tour, sur laquelle nous avons travaillé, entre dans la phase de construction, je ne peux pas cacher mon enthousiasme et je me sens vraiment faire partie de ces projets.

Quelle a été votre première réalisation, quand vous avez intégré l’empire de votre grand-père ?

Le projet Pininfarina Extra, qui me vient tout de suite à l’esprit, est celui qui a rencontré un succès sans précédent dans le monde entier et qui est devenu une référence dans l’histoire de Pininfarina. Il s’agit du modèle de cuisine Ola de Snaidero, que nous avons présenté en 1991. Cette conception fait bien évidemment, un clin d’oeil à nos voitures ; puisque la ligne est audacieuse, pure et sensuelle, chose qui lui permet de faire parler d’elle, aujourd’hui encore.

Selon vous, quelle a été la voiture la plus importante et la plus mythique qui soit passée entre les mains de Pininfarina ?

C’est une question bien difficile. Ce n’est pas chose aisée de faire un choix parmi plus de 500 voitures, mais j’aurais tendance à pencher pour la Cisitalia 202 Coupé, qui a vu le jour en 1947. C’est le premier modèle Pininfarina à s’être imposé sur le devant de la scène internationale et qui a réussi à faire davantage parler de Pininfarina. Jusqu’à ce jour, c’est la seule et unique voiture qui est exposée en permanence au MOMA à New York, depuis 1960.

Comment voyez-vous le futur de Pininfarina ?

En ce qui concerne l’automobile, l’avenir est dans la mise en oeuvre des programmes « Fuoriserie », ce qui nous permettrait de revenir à nos origines de fabrication d’éditions très limitées et il faut aussi penser au développement d’une mobilité durable. Les deux voitures présentées le 7 mars dernier à Genève, Fittipaldi EF7 et HK600 sont des expressions parfaites de la stratégie de cette société : de nouveaux partenariats, de nouvelles opportunités, pour présenter notre conception innovante. En dehors de l’automobile, il y a la consolidation de notre présence avec des bureaux de design à distance en Amérique, en Extrême-Orient et au Moyen-Orient, ainsi que l’augmentation de notre activité dans le secteur prometteur de l’architecture du bâtiment, dans lequel nous opérons depuis 2013.

Depuis que vous êtes à la tête de Pininfarina, comment faîtes-vous pour conserver les valeurs de la marque, tout en évoluant ?

Vous savez, lorsque je suis devenu président, en 2008, j’ai demandé à chacun des employés de Pininfarina de comprendre que, pour maintenir notre place sur le marché, chacun des projets Pininfarina doit être l’expression parfaite de l’élégance, de la pureté et de l’innovation. Nous faisons en sorte que tout le monde s’en souvienne tous les jours.

Quelles voitures de collection héritées de votre grandpère sont les plus mythiques, selon vous ?

En tout, il y a une collection de plus de 40 modèles, mais deux voitures personnelles ayant appartenu à mon grand-père font aujourd’hui partie de la collection Pininfarina. Il s’agit de la Lancia Florida II 1957 et de l’Alfa Romeo GiuliaSpider, de 1963.

Et parmi les vôtres, laquelle est votre préférée ?

J’avais une Ferrari 360 Modena Spider, entre 2006 et 2009. Maintenant j’ai une FF, qui a été personnalisée par le département Ferrari Taylor made en 2013 et qui s’est inspirée de la dernière Ferrari personnelle de mon père, une 1996 456 GT 2 + 2. J’adore cette voiture, car son architecture est très innovante, bien plus que la moyenne et parce qu’elle est le résultat d’un projet marqué par une contribution profonde au niveau du design.

Si vous deviez résumer l’esprit Pininfarina en une phrase ?

Ce serait une fusion,

Nissan Micra

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La Nissan Micra a été lancée sur notre marché en grande pompe. Cette présentation ne fait que confirmer ses ambitions au sein du segment des citadines, où sa cousine française Renault Clio est l’une des références. Avec un style plus affirmé que par le passé, un intérieur moderne et une armada d’équipements technologiques, la nouvelle génération de la nippone fait une entrée fracassante dans ce segment, qui est l’un des plus importants du marché automobile. Pour son lancement national, nous avons, une nouvelle fois, été invités à la prendre en main. Découverte de la 5e génération de la Nissan Micra.

Présentée pour la première fois, il y a plus de 30 ans, la Nissan Micra n’a cessé d’évoluer. La citadine japonaise en est aujourd’hui à sa 5e génération, qui marque une franche rupture avec le passé. Plus expressive, plus spacieuse et plus moderne, elle s’est clairement européanisée, pour rivaliser avec les références du segment. Chose normale, quand on sait que 3,5 sur les 7 millions de véhicules produits, ont été écoulés sur le vieux continent. La nouvelle Nissan Micra réussit à vous faire oublier toutes celles qui l’ont précédée, c’est un fait ! Les lignes rondes ont disparu au profit de nouvelles bien plus marquées, qui confèrent à la japonaise sportivité et dynamisme. Cela s’applique à toute la carrosserie, à commencer par la partie avant.

En effet, la Micra 5e du nom a opté pour une face avant agressive et pour cela, elle a droit à la fameuse calandre en V distinctive de Nissan, à des optiques effilés intégrant la nouvelle signature lumineuse à LED, ainsi qu’à un capot plongeant nervuré. Autant dire que le premier regard croisé avec la japonaise ne laisse pas indifférent. De profil, le dynamisme se manifeste, notamment à travers une ligne qui s’étend du capot jusqu’aux feux arrière. Grâce à sa ligne de toit inclinée et à ses poignées de portes dissimulées dans le montant arrière, elle fait un clin d’oeil aux coupés. Pour ce qui est de la poupe, la japonaise affiche également une nouvelle signature lumineuse, à travers des optiques en forme de boomerang.

La nouvelle Micra, pour s’affirmer davantage, a aussi droit à un becquet de toit de série. L’habitacle est un des points forts de la Micra. En effet, la citadine japonaise, qui a gagné en longueur, offre une habitabilité accrue à ses occupants, mais elle ne se contente pas uniquement de cela. Elle opte pour un intérieur moderne et surtout sobre, à l’européenne. La planche de bord au dessin fluide et épuré intègre un écran multimédia de 7’’, sur lequel les images de la Nissan-AVM, Vision Intelligente à 360°, facilitent la vie au conducteur. Sur quelques versions, une première sur ce segment, la Micra a droit au Nissan Audio Bose Personal, avec 2 haut-parleurs intégrés dans l’appuietête du conducteur. Les adeptes de la marque auront remarqué le changement de la position de conduite, qui est désormais plus basse. Grâce à ses dimensions accrues, elle offre plus d’espace aux jambes et aux épaules, aussi bien à l’avant qu’à l’arrière, ce qui la place d’ailleurs bien devant ses concurrentes. Les finitions ont également été soignées et des touches de couleur peuvent être ajoutées à l’habitacle, selon le goût du client.

Sur notre marché, la Nissan Micra ne jure que par le Diesel. En effet, la seule motorisation proposée est le 1.5 dCi, développant une puissance de 90 ch et un couple de 220 Nm, qui est bien connu du public marocain. Optant pour sa Micra pour la Plateforme V de Renault, Nissan voulait avant tout offrir à sa citadine stabilité et dynamisme, 2 qualités qui la rendent fort agréable à conduire. Mais ce n’est pas dû uniquement à sa plateforme, puisque la citadine japonaise fait également appel à la technologie Intelligent Ride Control et l’Intelligent Trace Control. Autant dire qu’elle peut parfaitement faire preuve d’agilité en milieu urbain et au contraire démontrer toute la stabilité dont elle est capable sur les longs trajets. Si dernièrement les constructeurs opèrent des changements subtils sur leurs modèles, c’est loin d’être le cas de Nissan avec la Micra. En effet, la citadine a décidé de faire table rase du passé et d’écrire un nouveau chapitre de son histoire, grâce à un nouveau look et à de nouvelles technologies embarquées. Ce changement, elle l’a célébré en grand lors de son lancement sur notre marché en mai. La Nissan Micra signe donc son come-back, par la grande porte, dans le segment des citadines.

Renault Captur En phase avec la nature

 

Apparu en 2013, le Renault Captur a tout de suite séduit le public, réussissant à devenir le crossover urbain le plus vendu en Europe en 2016, avec 215.670 unités écoulées.

Arrivé à mi- carrière, le Captur est passé par la case restylage, pour afficher un design encore plus distinctif, mais aussi se mettre à jour au niveau des technologies embarquées. Pour découvrir la 2 e phase du crossover et plus particulièrement la signature INITIALE Paris, c’est à Copenhague que nous avons été conviés pour les essais presse internationaux.

Les crossover ont été rapidement plébiscités par le public. Ce succès ne fait que s’amplifier avec les années et les constructeurs ont su surfer sur cette vague. C’est notamment le cas de Renault et de son Captur. Le Français a su rapidement s’imposer dans ce segment plus que disputé, pour en devenir les leaders incontestés en Europe.

Pour être à jour et répondre aux besoins de sa clientèle, le crossover français est repassé entre les mains des équipes de design de la firme. Le premier coup d’œil est suffisant pour déterminer les nouveaux changements subis par le Renault Captur, qui prend exemple sur son grand frère Kadjar et suit sa trace stylistique.

Respectant la règle des restylages, c’est la partie avant qui bénéficie d’un soin particulier. En effet, le français adopte une nouvelle calandre, avec un jonc chromé qui s’inspire tout naturellement des autres crossovers Renault. À l’instar des derniers modèles présentés par la marque, le Captur a droit à de nouveaux feux avant full LED, qui lui confèrent une signature lumineuse distinctive, en forme de «C».

Les feux arrière affichent également la même signature lumineuse, qui fait son effet aussi bien de jour comme de nuit. Certes, c’est un modèle qui évolue principalement en milieu urbain, mais son côté baroudeur s’affirme davantage, grâce à l’intégration de nouveaux skis dans les boucliers avant et arrière. Pour ceux qui voudraient opter pour un toit en verre fixe, il est uniquement possible de le faire en configuration bi-ton. Également de la partie lors de ces essais internationaux, la version Initiale Paris se différencie par sa grille de calandre chromée spécifique, ses skis avant en gris métallisé, ses contours de fenêtre, ainsi que ses lécheurs au rendu noir brillant. Elle affiche la signature Initiale Paris sur différentes parties de la carrosserie et inaugure des jantes de 17’’ spécifiques.

Dans l’habitacle du Renault Captur, le saut qualitatif n’échappe à personne. Le crossover français qui se veut plus raffiné, fait appel à des matériaux de meilleure qualité, les plastiques principalement. Grâce à ce restylage, le modèle au losange affiche un style plus moderne, grâce à l’éclairage LED, au levier de vitesses ou encore aux panneaux de porte qui intègrent les commandes. La version d’essai mise à notre disposition avait droit à de nouveaux sièges plus enveloppants et offrant donc un meilleur maintien latéral et un confort renforcé. Bien évidemment, Renault a profité de ce restylage pour bien booster l’équipement technologique du Captur, à commencer par les aides à la conduite, puisqu’il offre pour la première fois l’avertisseur d’angle mort, qui fonctionne entre 30 et 140 km/h. Il est aussi équipé de la caméra de recul et surtout, dans certaines versions, du système Easy Park Assist. Dans notre version d’essai, nous avons eu droit au système multimédia R-Link Evolution, avec son écran capacitif de 7’’.

Le Renault Captur, qui conserve son châssis, offre le choix entre 6 typesde motorisation. Lors de notre essai dans la région de Copenhague, nous avons pu essayer 2 d’entre elles, à savoir le dCi 110 ch et le TCe 120. Le premier, grâce à un couple de 260 Nm et à une nouvelle architecture de turbo, s’est montré disponible même à bas régime. La version essence tire également son épingle du jeu. Le Renault Captur revendique son côté urbain à travers sa direction précise et sa maniabilité.

Le restylage du Renault Captur ne fait que confirmer ses ambitions. Le français est devenu une référence et compte bien le rester. Pour cela, il se donne tous les moyens ; un look plus affirmé mettant davantage en avant ses qualités de crossover, un intérieur soigné et plus moderne, une panoplie de technologies embarquées, sans oublier des motorisations qui font leurs preuves depuis quelques années.