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La nouvelle Kia Picanto fait son entrée au Maroc

Leader du segment des micro-citadines au Maroc, la Kia Picanto a toujours séduit surtout les primo-acquéreurs par sa jolie bouille, son accessibilité et son faible encombrement en ville. La nouvelle mouture adopte les derniers stylistiques de la marque et devient ainsi plus moderne et futuriste grâce à la philosophie « Opposites United » (L’alliance des contraires) chère à la marque coréenne. A l’avant, l’inspiration de l’EV9 est évidente tandis qu’à l’arrière, de nouveaux feux LED verticaux font leur apparition. La montée en gamme se poursuit à l’intérieur avec un habitacle qualitatif et des équipements inédits sur ce segment. On citera en autres l’instrumentation entièrement numérique de 10 pouces, et l’écran tactile de 8 pouces désormais disponible de série sur toutes les finitions. Au Maroc, cette Picanto Phase 3 est proposée en deux finitions : « Motion » équipée du moteur 1.0 l essence de 67 ch et la « GT Line » doté du 1.2 l essence de 84 ch. Quant au tarif, il débute à partir de 139.900 DH.

Auto Hall organise le premier salon dédié aux véhicules électrifiés

Dans une démarche pionnière, Auto Hall, vient d’inaugurer le tout premier salon automobile entièrement consacré aux nouvelles énergies dans le Royaume. Le SAVE (Salon Auto Hall des Véhicules Électriques) qui sera organisé du 1er au 10 mars 2024, souligne l’engagement du groupe en faveur d’une mobilité propre et durable au Maroc.

A cette occasion, Auto Hall a mis en avant toute une sélection de véhicules électrifiés qui allient performances avancées et respect de l’environnement. Cette gamme variée de modèles électriques et hybrides a été introduite pour répondre aux attentes des consommateurs marocains sur différents segments, de la citadine au SUV familial.

L’événement offre une occasion unique pour les visiteurs de découvrir des véhicules de dernière génération équipés des technologies les plus récentes, tout en profitant de conditions d’achat avantageuses incluant des possibilités de reprise d’anciens véhicules. Auto Hall propose, en outre, des facilités de paiement exceptionnelles, incluant des crédits à taux zéro et des garanties étendues jusqu’à 7 ans, facilitant ainsi l’accès à la mobilité verte.

Stellantis distribue près de 1,9 milliard d’euros à ses salariés

Stellantis a annoncé qu’elle distribuerait près de 1,9 milliard d’euros en reconnaissance de la performance et de l’engagement de ses employés dans le monde entier. Depuis sa création il y a un peu plus de trois ans, Stellantis a distribué 6 milliards d’euros à ses employés dans le monde entier.

Depuis 2021, la société s’est engagée à partager son succès avec ses employés, en renforçant son pilier « Care », dédié à ses employés, à ses clients et à son objectif de zéro émission de carbone.

Les employés sont au cœur de la performance de Stellantis. En 2023, environ 95 % de ses employés dans le monde bénéficieront d’une approche « pay for performance », qui reconnaît leur contribution au succès de l’entreprise. Cette approche est le résultat d’un dialogue constructif avec les syndicats dans les pays où Stellantis opère, ainsi que de la volonté de proposer une politique de rémunération et d’avantages sociaux équitable et basée sur les pratiques du marché.

Afin d’associer plus étroitement les salariés à la réussite de l’entreprise, Stellantis a lancé l’an dernier, à titre d’initiative pilote, le plan d’actionnariat salarié « Shares to Win » en Italie et en France, avec un abondement de 1 000 euros offert par l’entreprise. Stellantis prévoit d’étendre ce programme à 242.000 salariés éligibles dans le monde en 2024, avec les mêmes principes directeurs incitatifs

L’Alpine A290 EV roule autour du cercle polaire arctique

L’Alpine A290, une nouvelle voiture électrique à hayon, a officiellement fait ses débuts dans le cercle polaire arctique, marquant ainsi une étape importante dans son développement. Depuis plus de deux ans, Alpine peaufine ce véhicule, les récents essais par temps froid en Suède constituant une phase critique de son évaluation. Le prototype A290 a été repéré avec un camouflage Alpine unique, laissant présager son lancement imminent en juin 2024.

Philippe Krief, PDG d’Alpine, a déclaré : « Notre A290, la future voiture de sport électrique compacte du segment B, est actuellement testée dans les conditions extrêmes et exigeantes de la Laponie suédoise. Cette étape est cruciale pour confirmer notre orientation en matière de maniabilité et d’agilité, qui font partie de notre ADN sur des conditions de faible adhérence. »

En Suède, l’A290 a été rigoureusement testée dans des conditions météorologiques extrêmes, avec des températures chutant en dessous de -30°C. Les équipes techniques d’Alpine ont poussé les prototypes jusqu’à leurs limites, tant sur piste que sur route, afin de s’assurer que les performances de la voiture répondent aux normes élevées attendues de la marque. L’accent a été mis sur les performances dynamiques, notamment la réactivité du moteur, la précision de conduite et l’agilité, afin d’offrir une expérience de conduite qui résiste aux conditions extrêmes.

Le prototype a révélé sa carrosserie et ses dimensions définitives, arborant le logo « A-Arrow » et une palette de couleurs bleu alpin. Il est également équipé d’un volant sport Alpine exclusif en cuir Nappa, conçu à partir d’éléments issus du sport automobile et des volants de Formule 1 d’Alpine, avec des fonctions telles que OV (dépassement), RCH (recharge) et les modes de conduite.

Porsche présente deux nouvelles versions hybrides rechargeables de la Panamera

Dans le cadre de la stratégie E-Performance, la Panamera 4 E-Hybrid et la Panamera 4S E-Hybrid viennent compléter la gamme des berlines sportives de la marque. Avec ces nouveaux modèles, Porsche répond au fort engouement pour les motorisations hybrides rechargeables efficientes et dynamiques sur de nombreux marchés. Désormais, la Panamera en motorisation hybride rechargeable se décline au total en quatre variantes de performance.

La Panamera 4 E-Hybrid est particulièrement efficiente et polyvalente. Pour optimiser les performances d’accélération de la Panamera, Porsche a associé un nouveau système hybride rechargeable à un moteur essence V6 biturbo de 2,9 litres (224 kW/304 ch) entièrement redéveloppé. La puissance cumulée de 346 kW (470 ch) et le couple maximal de 650 Nm permettent de franchir le 0 à 100 km/h en 4,1 s. La vitesse de pointe est de 280 km/h. L’autonomie en mode 100 % électrique passe à 96 km en cycle WLTP. 

La Panamera 4S E-Hybrid est, quant à elle, davantage axée sur la dynamique de conduite et la puissance délivrée à haut régime. Son bloc six cylindres biturbo de 2,9 litres développe 353 ch (260 kW). La puissance cumulée est de 400 kW (544 ch), le couple maximal de 750 Nm. La Panamera 4S E-Hybrid abat le 0 à 100 km/h en 3,7 s, pour une vitesse de pointe de 290 km/h.

Première mondiale pour l’ID.7 Tourer de Volkswagen

L’ID.7 est le fleuron des modèles électriques de Volkswagen. La marque élargit maintenant le portefeuille ID.7 en Europe avec un break : le tout nouveau ID.7 Tourer. À l’arrière, l’ID.7 Tourer se distingue nettement de la berline fastback. La longue ligne de toit et sa transition élégante vers le couvercle du coffre, en particulier, sont des caractéristiques marquantes du design du break électrique. En termes de style, le Tourer est la fusion d’un break classique au format de la Passat et d’un shooting brake dynamique comme l’Arteon. Grâce à la hauteur accrue à l’arrière, le volume du compartiment à bagages est encore plus grand que celui de la berline fastback : avec cinq personnes à bord, l’ID.7 Tourer a un volume de bagages allant jusqu’à 605 litres. 

Le nouveau ID.7 Tourer est équipé du système de propulsion électrique de dernière génération. Volkswagen proposera deux tailles de batterie différentes pour l’ID.7 Tourer. En fonction de l’énergie contenue dans la batterie, la voiture de tourisme électrique devrait atteindre une autonomie WLTP de 685 km. La plus grande batterie est conçue pour une capacité de charge maximale de 200 kW dans les stations de charge rapide à courant continu. À ce niveau de puissance, la batterie peut être rechargée de 10 à 80 % en nettement moins de 30 minutes.

Le nouveau ID.7 Tourer sera lancé avec des caractéristiques technologiques innovantes, notamment un affichage tête haute à réalité augmentée (AR) de série.

Alejandro Mesonero (English version)

The Latin spirit 

A Spaniard from Madrid, Alejandro Mesonero is very proud of his Iberian identity and his Latin. In his collaboration with the Seat brand, this is reflected in a simple stylistic imprint with a sporty touch that is even more exaggerated in the case of Cupra. This sporty approach was confirmed with the Bigster concept car for Dacia and then in his work for his favorite brand, Alfa Romeo. A love for the transalpine brand that gave rise to the superb masterpiece, the sublime Stradale 33.

In this interview with Gentlemen Drivers Magazine, Mesonero reviews the main milestones that have marked his career, particularly with Alfa Romeo. 

Discover the captivating story in PDF

Does your passion for cars go back to childhood?

Yes, I remember starting to draw at the age of 10-11. I was playing with miniatures like all children, but I was also imagining cars that didn’t yet exist. It was quite natural. I lived in a country house and spent hours watching cars drive past my house. I’m talking about the late 70s. I could recognize Porsche 911s by the sound of them, before I even saw them… 

When did you decide to devote yourself to car design? 

I was 17, I also liked architecture and engineering (my father was an engineer), but cars were really my passion. The technical side of it, but above all the more artistic, plastic side. At that time, it wasn’t easy to study car design. There were no schools in Spain. I had to move from Madrid to Barcelona to study industrial design and then specialize in car design, four years later, in London.

3-You have a special history with Seat, as you were involved in the revival of the Seat group between 1994 and 1996, and again between 2011 and 2020. What does this brand mean to you? And are you satisfied with your achievements with Seat?

Yes, I am. When I finished my studies in London, the VV Group offered me a job at SEAT in Barcelona. The fact that it was a brand with Spanish origins and part of a major automotive group, with a strong technical background and legendary brands, made me decide to accept the offer. What’s more, in the early 1970s, SEAT made a commercial film of the SEAT 128 Sport in the garden of my house in Madrid. This was perhaps the beginning of my relationship with SEAT. 

The recent Tavascan, and Formentor for Cupra, as well as the fourth generation of the Leon, the fifth generation of the Ibiza and Arona for Seat reflect a new styling language on your part. What is the philosophy behind this?

For SEAT, the idea was to evolve the design language left by my predecessors, Luc Donkerwolke and Walter de Silva. Simplicity with character. Modern, dynamic, and Latin expressions. But with CUPRA, I’m trying to find a new language. Even more expressive, almost provocative. It was a ‘new’ brand, so it had to stand out in the street. But always with a good dose of simplicity and no baroquism. 

You also left your mark at Renault from 2001 to 2011, notably on the Laguna Coupé. Did you feel a real break with Seat in terms of styling vision and working methods?

Yes, the French and German automotive cultures are different. The French focus on the on-board experience, comfort, travel… the stylistic break. The Germans base their work on the value of continuity, technical refinement, sometimes sportiness and perceived quality at all costs. I think I learnt from both cultures and then developed my own style. The managerial cultures are very different too. 

You made a comeback at Renault to take charge of Dacia’s design. Why was your stint so short when the Bigster was so well received?

Quite simply. I thought I’d done my job at Seat/Cupra, after 11 years of heavy involvement. Then my ex-CEO Luca de Meo left for Renault in France. At that point, I had a few offers to go elsewhere, to more prestigious brands. But with fewer opportunities for good design. But Luca wanted to make his own revolution at Renault, at Dacia. He said to me, ‘Come on, we’re going to make a new Dacia that respects its philosophy. But younger, cooler, and more modern. Knowing Luca, I said to myself, ‘this is a great challenge’. I really enjoyed working with Luca at Seat, I like and respect his talent and his personality enormously, I knew the teams and I love France… So, the decision was easy.

However, 9 months later I got the call from Alfa Romeo. My favorite brand, a real symbol for me. A once in a lifetime opportunity. It was impossible to say no. It was a very difficult decision. It took me over a week to think about it. My wife, Hankyung and my daughters really pushed me not to worry about anything and to listen to my heart. And it’s done.

I’m happy with the result of the Bigster Concept and the production car, which has just been presented because it’s very close to the Concept. The Renault team has done a great job over the last three years.

Have you ever dreamed of designing for Alfa Romeo? What do you think makes the design of Alfa Romeo cars so appealing? 

I think it’s due to the brand’s sporting history. The work of the ‘Carrozzieri’ of the 30’s, 40’s, 50’s, 60’s, 70’s. Works of art by Pininfarina, Bertone, Giugiaro, Carrozzeria Touring, Ghia, Franco Scaglione, and others. They have captured the Alfa spirit and reinterpreted it with their own philosophy.  In Italy, designers have a very refined, emotional aesthetic sensibility. This is a historical fact that probably dates to the sculptures and painters of the Roman era.

One of your masterpieces at Alfa Romeo is the sublime 33 Stradale. Working on a project like this releases a lot of emotion, but at the same time imposes a great deal of responsibility. How did you manage it? 

With a great deal of respect, humility and, as you say, emotion. Ever since I arrived in 2020, I’ve felt that I absolutely had to make a special car, to pay tribute to the history of Alfa Romeo. It’s easy to say, but in today’s automotive reality, that’s no easy task, indeed it’s almost impossible. But the advantage of working at Alfa is that we’re a small group of slightly crazy people (no more than 80 in total) and we don’t like the word ‘impossible’. And yet we’ve been hearing the word for no less than 16 months! We set to work, showing drawings to potential owners, and a few months later the car was created, with all the feasibility and production plans drawn up. The first Alfa Romeo of its kind since 1967 was born… Now it’s time to get the 33 Stradale right. We’re starting production of the first 00 proto before kicking off with the production of unit number 01 this year. At the same time, we’re starting work on the next One-Off…

On a more personal note, making a 33-unit hand-built Alfa Romeo for real enthusiasts, with a historic ‘Carrozzeria’ like Carrozzeria Touring Superleggera, is something unique in the career of any designer. That’s why I came to Alfa Romeo. 

Where is Alfa Romeo’s design heading and how will it be affected by the switch to electrification?

Alfa Romeo has its own DNA, its own mechanical and aesthetic culture, and we’re coming to an historic moment when we all must adapt to new demands. There’s electrification, the arrival of new competitors from Asia, and a complex economic, industrial, and geopolitical context. Style can help to position the Alfa Romeo brand in a competitive context. Alfa Romeo’s design values are based on what the brand stands for, its incredible history, its sporting past, but also the fact that it is an Italian brand. I try not to let myself be ‘influenced’ by other factors. I wouldn’t make an electric car with an ‘electric’ look just for the sake of it. I’m making an Alfa Romeo and then we’ll have to see whether it can be electric or not. 

What does the “Eurostars” award in the Design category received in 2018 mean to you?

I’d forgotten about that! Honestly, it’s a good thing. Not just for me, but for the team I represent, Seat / Cupra at the time. In the end, what I remember is that we’ve done a good job, with cars that please, that sell well and that allow the brand to move forward. But I’m always looking ahead because that’s where my future lies.

What are your favorite classic cars? 

A difficult question for a true classic car enthusiast… Every week I could change my mind (laughs…)! It also depends on whether we’re talking about the 30s, 50s, 70s… That’s the beauty of our passion! But there are always some classics that can’t be ignored: the 1938 Alfa Romeo 8C 2900 Touring, the 1963 Chevrolet Corvette Rondine, the 1963 Alfa Romeo TZ, the 1968 Lamborghini Miura, the 1968 Ferrari 365 GTB4 Daytona… just to mention the first ones that come to mind.

What car do you drive every day? 

A beautiful red Alfa Giulia « Veloce », with a dark red interior. One of the most fascinating cars to drive. Its chassis is just a masterpiece. I enjoy it every day. I’ve got 30 km of mountain road to drive to the Centro Stile… And at weekends I drive a 1969 Giulia GT Sprint ‘Giallo Ocra’, which is the same age as me…

Who is your favorite designer?

I have several, for different reasons. The elegance of Pininfarina, the intelligence of Giugiaro and the provocation of Bertone. 

What are your other hobbies? 

Reading (I have a beautiful bookshop with over 800 books), travelling with my classic cars in search of good restaurants (there’s certainly no shortage of them in Italy…) and spending time with my family. All in all, a pretty simple life.

 

Biography:

1968: born in Madrid 

1995: he joined SEAT’s Design department in Martorell

2001: he signed with Renault and moved to Paris

2009: he was the design director of Renault Samsung Motors

2011: he returns to SEAT as Design director

2021: appointed Design Director of Dacia before leaving to take up the same position at Alfa Romeo.

Alejandro Mesonero

DÉCOUVREZ L’HISTOIRE CAPTIVANTE EN PDF

L’esprit latin 

Espagnol originaire de Madrid, Alejandro Mesonero revendique haut et fort son identité ibérique et son ADN latin. Cela s’est traduit dans sa collaboration avec la marque Seat par une empreinte stylistique simple matinée d’une touche sportive qui se veut un plus exacerbée dans le cas de Cupra. Ce parti pris sportif se confirme avec le concept car Bigster chez Dacia et ensuite dans ses réalisations au sein de sa marque fétiche Alfa Roméo. Un amour pour la marque transalpine qui a donné lieu au superbe chef d’œuvre la sublime Stradale 33.

Dans cet entretien accordé au Magazine Gentlemen Drivers, Mesonero passe en revue les principaux jalons qui ont marqué son parcours et en particulier pour Alfa Roméo. 

Votre passion pour les voitures remonte-t-elle à l’enfance ?

Oui, je me rappelle d’avoir commencé à dessiner à l’âge de 10-11 ans. Je jouais avec des miniatures comme tous les enfants, mais en plus j’imaginais des voitures que n’existaient encore. C’était assez naturel. J’habitais dans une maison de campagne et je passais des heures à voir des voitures passer devant chez moi. Je vous parle de la fin des années 70. Je reconnaissais les Porsche 911 par le son, avant de les voir… 

A quel moment avez-vous décidé de vous consacrer au design automobile ? 

J’avais 17 ans, j’aimais aussi l’architecture, l’ingénierie (mon père était ingénier) mais l’automobile c’était vraiment ma passion. Son côté technique mais surtout sa partie plus artistique, plastique. A cet époque-là, ce n’était pas évident d’étudier le design automobile. En Espagne il n’y avait pas d’écoles. J’ai dû me déplacer de Madrid à Barcelone pour faire mes études de design industriel pour après me spécialiser en design automobile, quatre ans plus tard, à Londres.

Vous avez une histoire spéciale avec Seat puisque vous avez œuvré au renouveau du groupe Seat entre 1994 et 1996, puis de nouveau entre 2011 à 2020. Que représente pour vous cette marque ? Et êtes-vous satisfait de vos réalisations avec Seat ?

C’est vrai. Après mes études à Londres, j’ai eu une offre du Groupe VV pour aller travailler chez SEAT à Barcelone. Le fait d’être une marque avec une origine espagnole et faire partie d’un grand groupe automobile, avec un fort bagage technique et des marques mythiques, m’a poussé à prendre la décision d’accepter l’offre. En plus, au début des années 70, SEAT a réalisé un film commercial de la SEAT 128 Sport dans le jardin de ma maison à Madrid. C’est là où réside peut-être le début de ma relation avec SEAT. 

Les récents Tavascan, et Formentor pour Cupra, ainsi que la quatrième génération de la Leon, la cinquième génération de l’Ibiza et Arona pour Seat traduisent une nouveau langage stylistique de votre part. Quelle en est la philosophie ?

Pour les SEAT l’idée c’était de trouver une évolution du langage stylistique laissé par mes prédécesseurs, Luc Donkerwolke et Walter de Silva. De la simplicité avec du caractère. Des expressions modernes, dynamiques et latines. Cependant avec CUPRA, j’essaye de trouver un langage de rupture. Encore plus expressif, presque provocateur. C’était une marque « neuve », alors il fallait se faire remarquer dans la rue. Mais toujours avec une bonne dose de simplicité et pas de baroquisme. 

Vous avez également laissé votre empreinte chez Renault de 2001 à 2011, notamment sur la Laguna Coupé. Avez-vous senti une vraie rupture par rapport à Seat en termes de vision stylistique et de façon de travailler ?

Oui, les cultures automobiles française et allemande sont différentes. La française mise sur l’expérience à bord, le confort, le voyage… la rupture stylistique. Les Allemands basent leur travail sur la valeur de la continuité, l’affinement de la technique, parfois la sportivité et la qualité perçue à tout prix. Je pense avoir appris des deux cultures puis j’ai élaboré mon propre style. Les cultures managerielles sont très différentes aussi. 

Vous avez opéré un come-back chez Renault pour s’occuper du design de Dacia. Pourquoi votre passage fut bref alors que le Bigster a été bien accueilli ?

Très simple. Je pensais avoir effectué mon travail chez Seat / Cupra, après 11 ans de forte implication. Puis, mon ex-CEO Luca de Meo est parti en France, chez Renault. A ce moment, j’eu quelques offres pour aller ailleurs, chez des marques plus prestigieuses. Mais avec moins des possibilités de faire un bon design. Mais Luca voulait faire sa révolution chez Renault, chez Dacia. Il m’a dit, viens, on va faire une nouvelle Dacia tout en respectant sa philosophie. Mais plus jeune, cool et moderne. Connaissant Luca, je me suis dit, « c’est un très beau challenge ». J’ai beaucoup aimé travailler avec Luca chez Seat, j’aime et respecte énormément son talent, la personne, je connaissais les équipes et j’adore la France… Alors, la décision était facile.

Cependant, 9 mois plus tard j’eu l’appel d’Alfa Romeo. Ma marque préférée, un vrai symbole pour moi. Une opportunité unique dans la vie. C’était impossible de dire non. Ce fut une décision très difficile à prendre. Il m’a fallu plus d’une semaine pour y réfléchir. Mon épouse, Hankyung et mes filles m’ont vraiment poussée à ne me préoccuper de rien et d’écouter mon cœur. Et c’est fait.

Je suis content du résultat du Concept Bigster et de la voiture de production, qui vient d’être présentée car elle est très proche du Concept. L’équipe Renault a fait un grand travail pendant ces trois dernières années.

Vous avez rêvé un jour de vous occuper du design d’Alfa Roméo ? Selon vous qu’est- ce qui fait que le design des voitures de cette marque plaît autant ? 

Je pense que c’est dû à l’histoire sportive de la marque. Le travail des « Carrozzieri » des années 30, 40, 50, 60, 70. Des œuvres d’art de Pininfarina, Bertone, Giugiaro, Carrozzeria Touring, Ghia, Franco Scaglione et autres. Ils ont su capter l’esprit Alfa et le réinterpréter avec leur propre philosophie.  En Italie, les designers ont une sensibilité esthétique très épurée, très émotionnelle. C’est un fait historique qui probablement remonte à l’époque des sculptures et peintres de l’époque romaine.

Un des chefs-d’œuvre que vous avez réalisé chez Alfa Roméo est la sublime 33 Stradale. Travailler sur un tel projet dégage beaucoup d’émotions mais en même temps impose une grande responsabilité. Comment l’avez-vous géré ? 

Avec beaucoup de respect, d’humilité et comme tu le dis avec de l’émotion. Depuis mon arrivée en 2020, je sentais qu’il fallait absolument faire une auto spéciale, rendre un hommage à l’histoire d’Alfa Romeo. C’est facile à dire mais dans la réalité automobile d’aujourd’hui, ça ce n’est pas chose aisée, voir presque impossible. Mais l’avantage de travailler chez Alfa c’est que nous sommes un petit groupe de personnes un peu folles (pas plus de 80 au total) et nous n’aimons pas le mot « impossible ». Et pourtant on nous a répété ce mot pendant pas moins de16 mois ! On s’est mis à travailler, à montrer des dessins aux possibles propriétaires et quelques mois plus tard la voiture est créé avec tout le plan faisabilité et de production fait. La première Alfa Romeo de ce genre depuis 1967 est née… Maintenant c’est le moment de bien exécuter la 33 Stradale. Nous entamons la production du premier proto 00 avant de démarrer avec la production de l’unité numéro 01 cette année. En même temps nous initions la prochaine One-Off…

A titre plus personnel, faire une Alfa Romeo artisanale à 33 unités pour de vrais passionnés, avec une « Carrozzeria » historique come Carrozzeria Touring Superleggera, c’est quelque chose d’unique dans la carrière de n’importe quel designer. C’est pour ça que je suis venu chez Alfa Romeo. 

Dans quelle voie s’oriente le design d’Alfa Roméo et comment sera -t-il impacté par le passage à l’électrification ?

Alfa Romeo a son ADN, sa culture mécanique, esthétique et nous arrivons à un moment historique où nous devons tous s’adapter à des nouvelles exigences. Il y a l’électrification, l’arrivée de nouveaux concurrents venus d’Asie, un contexte économique, industrielle et géopolitique assez complexe. Le Style peut aider à positionner la marque Alfa Romeo dans un contexte compétitif. Les valeurs du Design Alfa Romeo son établies en fonction de ce que représente la marque, son incroyable histoire, son passée sportif, mais aussi du fait que c’est une marque italienne. J’essaye de ne pas me laisser « influencer » par d’autres facteurs. Je ne ferais pas une voiture électrique avec une esthétique « électrique » pour le plaisir de le faire. Je fais une Alfa Romeo et puis, il faut voir si elle peut être électrique ou pas. 

Que représente pour vous le prix « Eurostars » dans la catégorie Design reçu en 2018 ?

J’avais oublié ! Sincèrement, c’est une bonne chose. Pas juste pour moi mais pour l’équipe que je représente, Seat / Cupra à l’époque. A la fin, ce que je retiens c’est que nous avons fait un bon boulot, avec des voitures qui plaisent, qui se vendent bien et qui permettent à la marque d’aller de l’avant. Mais je regarde toujours vers l’avant, puisque c’est là que se je joue mon avenir.

Quelles sont les voitures anciennes que vous préférez ? 

Une question difficile pour un vrai passionné des voitures classiques… Chaque semaine je pourrais changer d’avis (rires…) ! Ça dépend aussi si l’on parle des années 30, 50, 70… C’est la beauté de notre passion ! Mais il y a toujours des incontournables si l’on parle des classiques : l’Alfa Romeo 8C 2900 Touring de 1938, la Chevrolet Corvette Rondine de 1963, l’Alfa Romeo TZ de 1963, la Lamborghini Miura de 1968, la Ferrari 365 GTB4 Daytona de 1968… juste pour mentionner les premières que me viennent à l’esprit. 

Dans quelle voiture roulez-vous au quotidien ? 

Une belle Giulia « Veloce » rouge Alfa, intérieur rouge foncé. Une des plus fascinantes voitures à conduire. Son châssis c’est juste un chef d’œuvre. Je me régale chaque jour. J’ai 30 km de route de montagne pour aller au Centro Stile… Et les weekends je roule en Giulia GT Sprint « Giallo Ocra » de 1969, qui a le même âge que moi…

Quel est votre designer fétiche ?

J’en ai plusieurs et pour des raisons différentes. L’élégance de Pininfarina, l’intelligence de Giugiaro et la provocation de Bertone. 

Quels sont vos autres hobbies ? 

La lecture (j’ai une belle librairie avec plus de 800 livres), voyager avec mes voitures anciennes à la recherche de bons restaurants (ils ne manquent certainement pas en Italie…) et passer du temps avec les miens. Une vie assez simple en somme.

Biographie :

1968 : né à Madrid 

1995 : il rejoint le département Design de SEAT à Martorell

2001 : il signe avec Renault et s’installe à Paris

2009 : il est directeur du design de Renault Samsung Motors

2011 : il revient chez SEAT en tant que directeur du design

2021 : il est nommé directeur du design de Dacia avant de partir occuper le même poste chez Alfa Romeo.

SMEIA lance le nouveau BMW X2 au Maroc

C’est dans le cadre enchanteur du Golf Royal Dar Essalam à Rabat, SMEIA transporteur officiel du tournoi Hassan II du Golf a procédé au lancement en avant-première mondiale du nouveau X2. Cette deuxième génération se veut radicalement différente et entend faire oublier le premier X2 qui a connu une carrière commerciale en demi-teinte au Maroc. Pour cela, BMW a mis les petits plats dans les grands à commencer par un design plus évocateur reprenant les derniers codes stylistiques du constructeur ainsi qu’un profil s’inspirant du X4. Plus grand, le nouvel opus offre plus d’habitabilité et un plus grand coffre, confirmant sa vocation familiale. A l’intérieur, pas de révolution avec une planche de bord typique des dernières créations de la marque caractérisée par une console centrale flottante et une dalle numérique de qualité supérieure. La finition est bien entendu au diapason de la réputation de la marque bavaroise. S’agissant des motorisations, un seul bloc diesel de 150 ch est disponible en deux finitions : Elegance et Pack M. une offre 100% électrique devrait suivre dans la foulée. Les tarifs, quant à eux, démarrent à 489.700 dh.

Bamotors Maroc et FastVolt : un partenariat innovant pour la mobilité électrique au Maroc

Bamotors Maroc, filiale du groupe GBH, et distributeur exclusif des marques KIA et GEELY au Maroc, annonce son partenariat stratégique avec FastVolt, acteur majeur des solutions de recharge pour véhicules électriques. Ce partenariat précurseur symbolise une avancée significative dans la promotion d’une mobilité plus écologique et durable sur le territoire marocain. FastVolt porté par Afrimobility, est à l’avant-garde de la révolution énergétique, proposant un accès à des bornes de recharge électrique rapide et semi-rapide à travers un réseau stratégiquement déployé. Les bornes sont déjà présentes dans des lieux tels que les stations-service, les centres commerciaux, les parkings privés et les hôtels, et feront l’objet d’une extension prochaine dans les showrooms KIA et GEELY. Ce sont les showrooms de Marrakech et de Rabat qui accueilleront les premières bornes de recharge FastVolt en libre-service installées dans le cadre de ce partenariat. À ce titre, tous les utilisateurs de voitures électriques, quelle que soit la marque, pourront venir y recharger leurs véhicules. 

En outre, pour chaque véhicule électrique acquis de la marque Kia ou Geely, les conducteurs auront le privilège de choisir entre deux possibilités : l’installation gratuite d’une borne de recharge, ou une offre inédite de deux ans d’abonnement au réseau de bornes de recharge FastVolt entièrement pris en charge par Bamotors Maroc.