Accueil Blog Page 15

Lynk & Co Cyan Racing remporte deux victoires au FIA TCR World Tour à Marrakech

Lynk & Co Cyan Racing a combattu la chaleur torride à Marrakech pour remporter deux victoires du Kumho FIA TCR World Tour grâce à Yann Ehrlacher et Ma Qing Hua.

La première course du week-end a vu le double champion du monde Yann Ehrlacher partir en pole position, une position qu’il a conservée tout au long de la course pour remporter sa première victoire du Kumho FIA TCR World Tour en 2024 – se hissant à la troisième place du championnat des pilotes.

« C’est un grand sentiment de remporter cette première victoire de l’année. Ce n’était pas facile, on ne sait jamais à quoi s’attendre sur un circuit dans cette chaleur. Nous avons dû pousser fort et essayer de gérer les pneus », a déclaré Yann Ehrlacher.

Lors de la deuxième course, Ma Qing Hua a dominé, remportant sa deuxième victoire en TCR World Tour. « Je suis super content ! J’ai déjà couru ici, mais c’est ma première victoire et je l’apprécie beaucoup. Un grand merci à toute l’équipe, au siège de Cyan Racing, à Lynk & Co et à Geely Group Motorsport. Continuons sur cette lancée pour le reste de la saison », a déclaré Ma Qing Hua.

Avec deux victoires et un total de trois podiums à Marrakech, Lynk & Co Cyan Racing conserve la deuxième place du championnat par équipes, à un point de BRC Hyundai.

La prochaine étape sera la troisième manche du KUMHO FIA TCR World Tour, qui se déroulera de l’autre côté de l’océan Atlantique, à Mid-Ohio, aux États-Unis, les 8 et 9 juin.

LYNK & Co officialise son arrivée sur le marché marocain en marge du TCR World Tour 2024

LK Automotive Maroc a officialisé un partenariat avec Lynk & Co, marque chinoise connue pour ses voitures hybrides et « always connected », à l’occasion du TCR World Tour 2024, qui se déroule sur le circuit Moulay El Hassan à Marrakech. Cela ouvre la voie à l’arrivée de la marque chinoise sur le marché marocain.

Filiale d’AEK Holding, LK Automotive Maroc s’associe à Lynk & Co pour conquérir le segment en forte croissance des véhicules de mobilité propre au Maroc. « Ce partenariat s’inscrit dans notre vision d’offrir une mobilité durable et accessible à tous, tout en garantissant une expérience utilisateur exceptionnelle », a déclaré Abdelouahad El Kadiri, président de LK Automotive.

La gamme Lynk & Co comprend plusieurs modèles, dont le 01 SUV, disponible en version hybride et hybride rechargeable, le 02 SUV compact et le 06 SUV urbain. Le catalogue comprend également le SUV coupé 05 et la berline 03, disponibles en versions hybride et hybride rechargeable. 

Lynk & Co se distingue par son design innovant, sa technologie de connectivité de pointe et ses motorisations hybrides et électriques. Bénéficiant de l’expertise de Volvo, la marque met l’accent sur la sécurité, en intégrant des fonctionnalités avancées pour protéger les passagers et les piétons.

C.A.C commercialise les nouveaux Touareg et Tiguan au Maroc

Volkswagen Maroc devrait consolider davantage sa position sur le marché avec le renouvellement de deux de ses modèles phare à savoir le Touareg, le Tiguan ainsi qu’une déclinaison R du T-Roc. Représentée par la Centrale Automobile Chérifienne (CAC), la marque a initié la commercialisation simultanée de ces modèles, annonçant une nouvelle ère dans l’offre automobile.

Le Tiguan de troisième génération, représente un design et une technologie de pointe. Le Maroc est l’un des premiers pays à recevoir ce modèle, disponible en quatre versions distinctes : Life, Carat, Élégance et R-Line. Avec un nombre impressionnant de 1000 précommandes déjà enregistrées, Volkswagen a pour objectif de renforcer son leadership du segment. Doté d’un moteur diesel de 150 ch, le Tiguan place la barre très haut dès sa variante d’entrée de gamme, dont le prix de lancement est de 395.000 DH.

Pour sa part, le Touareg a bénéficié d’un lifting subtil mais percutant. Proposé en trois versions distinctes, le Touareg d’entrée de gamme fait ses débuts au prix de lancement de 625.000 DH, suscitant un intérêt significatif malgré son positionnement haut de gamme, comme en témoignent les 400 commandes déjà reçues.

Feu Vert ouvre un nouveau centre d’entretien automobile à Casablanca

Feu Vert, acteur majeur de l’entretien automobile, étend son empreinte au Maroc avec l’ouverture d’un nouveau centre à Casablanca, marquant ainsi une étape majeure dans son expansion. Ce centre situé au quartier Palmier, vient renforcer le maillage territorial de l’enseigne dans le Royaume. Doté d’une superficie de 300m² et équipé de 5 baies, il incarne le dévouement de Feu Vert à offrir des services de qualité et une expérience client des plus marquants. L’inauguration du nouveau centre s’est déroulée en présence du management du Groupe Feu Vert et du Groupe AVIS-Locafinance, acteur majeur de la location de voitures au Maroc et Master Franchisé de Feu Vert sur le marché marocain.

A cette occasion, Éric Viau, Directeur du réseau de Franchises et Succursales a déclaré : «En choisissant de nous installer à Palmier, quartier montant de Casablanca doté d’une concentration de commerces et d’un trafic très dynamique, Feu Vert souhaite offrir à ses clients marocains une offre de services et d’équipement automobile à la pointe de la technologie, toujours à des prix accessibles, rapidement et à proximité ».

Vivo Energy Maroc remporte le label « Produit de l’année » pour ses nouveaux carburants et lubrifiants

Vivo Energy Maroc a obtenu le prestigieux label « Produit de l’Année 2024 ». Cette distinction reconnaît pour la quatrième année consécutive la qualité supérieure et l’innovation de son carburant additivé SHELL V-Power dans la catégorie « Carburant », ainsi que pour la deuxième fois de sa marque de lubrifiant SHELL Helix dans la catégorie « Lubrifiants voitures ».

SHELL V-Power élimine entièrement les dépôts et protège contre l’accumulation future sur les pièces vitales du moteur. Issu d’une recherche intensive impliquant plus de 150 scientifiques, ce carburant le plus avancé de la marque à ce jour est doté de propriétés répondant aux exigences des véhicules modernes et anciens.

Notre engagement envers l’innovation et la qualité est constant. Être reconnus par le label ‘Produit de l’Année’ pour nos marques SHELL V-Power et SHELL Helix est une affirmation de notre promesse continue envers l’excellence et notre capacité à répondre aux besoins évolutifs de nos clients », se félicite Salwa Benslimane, directrice Marketing de Vivo Energy Maroc.

Ba Motors commercialise le nouveau Kia Sorento

C’est dans  le cadre enchanteur de la perle du Sud, Dakhla, que l’importateur de Kia, Ba Motors, a lancé le nouveau Sorento. Alors que la précédente génération a déjà conquis plus de 1000 clients au Maroc, le nouvel opus devrait en séduire davantage. Et les raisons ne manquent pas. Esthétiquement d’abord, on remarquera une face avant dont les phares sont désormais verticaux et la signature lumineuse rappelle celle du grand SUV électrique EV9. Bien entendu, cette mise à jour s’accompagne d’un upgrade technologique avec un innovant système d’authentification des empreintes digitales. On notera au passage, l’ajout de nouveaux coloris – Interstellar Grey, Volcanic S, Brown, et Cityscape Green à la palette déjà existante. 

À l’intérieur, les principales évolutions concernent la planche de bord qui accueille un double écran – en un seul tenant – plus large. En conséquence, les deux aérateurs verticaux centraux cèdent la place à deux petites grilles horizontales placées juste au-dessus du module qui regroupe les commandes de la climatisation, entres autres, via des boutons capacitifs. 

Au niveau mécanique, en attendant l’arrivée de l’hybride, le nouveau Sorento reste fidèle au 2.2 l CRDi de 204 ch accouplé à une boîte DCT à huit rapports. Deux finitions sont au catalogue : l’Active et la Business +. Pour la commercialisation, Ba Motors, propose un tarif de lancement de 459.900 DH.

La Honda NSX du légendaire Ayrton Senna en vente

L’emblématique Honda NSX du triple champion du monde de Formule 1 Ayrton Senna est en vente, son propriétaire britannique fixant le prix demandé à un plus de 500.000 euros.

La voiture est l’un des trois exemplaires de Honda NSX appartenant à Senna, et que le Brésilien gardait chez lui au Portugal. Elle a été immatriculée pour la première fois en 1991 et a depuis accumulé 62 925 kilomètres.

La Honda rouge de Senna a été rendue célèbre par plusieurs séances photo au Portugal et a également figuré dans le documentaire de 1992 « Racing is in my Blood ».

Senna a tragiquement perdu la vie lors du Grand Prix de Saint-Marin 1994, dont le 30ème  anniversaire coïncide avec le 1er mai. Après le décès de Senna, la voiture est restée au Portugal jusqu’à ce que l’actuel propriétaire britannique, Robert McKagan, l’achète en 2013. Il l’a maintenant mise en vente via une annonce sur Auto Trader.

« J’ai acheté la voiture pour la première fois en 2013 lors d’un voyage en Algarve au Portugal et je la possède depuis, où elle trône fièrement dans mon domaine dans l’East Sussex », a déclaré McKagan.

Pour répondre aux critiques, Aston Martin dote sa DBX d’un nouvel intérieur

L’Aston Martin DBX 2025 reçoit un intérieur redessiné et un nouveau système d’interface utilisateur, qui étaient critiqués par la clientèle. En effet, le président exécutif d’Aston, Lawrence Stroll, a déclaré que l’architecture de l’habitacle et l’interface utilisateur obsolète du DBX étaient la cause la plus courante de plainte parmi les propriétaires, dont la plupart aimaient à peu près tout le reste du SUV de luxe. C’est pourquoi il a ordonné que le DBX reçoive à la fois un intérieur redessiné et le nouveau système d’infodivertissement d’Aston Martin, développé en interne et déjà présent dans la DB12.

Si l’habitacle du DBX sortant n’a jamais manqué de caractère, il manque néanmoins de cohérence ergonomique. Dans le DBX 707 pré-lifting, il présentait l’étrange combinaison de commandes de climatisation haptiques, de commutateurs de mode de conduite non haptiques pressés sur la console centrale et de sélection de vitesse via une rangée de boutons en haut du tableau de bord. Il comportait également l’un des derniers systèmes d’infodivertissement du secteur du luxe à ne pas offrir de commande tactile.

Aston a également confirmé que le DBX standard, doté d’un V8 biturbo de 4,0 litres développant 542 chevaux, et la version hybride à six cylindres proposée dans certaines parties du monde ont été abandonnées.

Le Lamborghini Urus s’enrichit d’une déclinaison Plug-in-hybrid

Lamborghini a baptisé son nouveau SUV hybride rechargeable Urus SE. Derrière son moteur V8 biturbo de 4,0 litres développant 611 ch et 800 Nm de couple, un moteur électrique se niche dans le boîtier de la transmission automatique à huit vitesses. Générant 189 ch et 482 Nm, ce moteur porte la puissance totale à 789 ch et 905 Nm. Compte tenu de son rapport poids/puissance plus favorable que celui de l’Urus à essence, la société affirme que la SE devrait être en mesure d’atteindre 100 km/h en 3,4 secondes et 200 en seulement 11,2 – des améliorations de 0,1 et 1,3 secondes, respectivement.

Le moteur électrique tire son énergie d’une batterie de 25,9 kw logée sous le plancher de chargement et au-dessus du différentiel arrière. Lamborghini affirme que l’Urus SE a une autonomie de près de 65 km en mode électrique. La vitesse de pointe en mode électrique est supérieure à 129 km/h.

Visuellement, l’Urus SE se distingue des Urus S et Performante existantes par son capot au « design flottant », qui s’étend entre les phares jusqu’au sommet de la calandre redessinée, éliminant ainsi la partie supérieure du bouclier avant et la ligne de coupe qui l’accompagne. Les phares à LED de série inaugurent la nouvelle signature lumineuse de Lamborghini, avec des feux de jour qui s’enroulent autour de l’extérieur de la lentille jusqu’au sommet, imitant la queue du taureau mascotte de Lamborghini. À l’arrière, l’Urus SE est doté d’un nouveau spoiler et d’un diffuseur arrière qui augmentent la force d’appui de 35 % par rapport à l’Urus à essence.

Umberto Palermo

D’origine modeste, né dans une famille ouvrière, Umberto Palermo a commencé à travailler lui-même comme ouvrier puis, après avoir déménagé à Turin pour poursuivre sa passion pour le design automobile, il est entré à l’Idea Institute et a gravi les échelons : de simple designer à directeur de département en 2007. Puis la crise est arrivée et tout a changé. Avec la liquidation, il a investi dans lui-même et a ouvert une entreprise avec trois employés ; Ainsi est né UP Design (des initiales d’Umberto Palermo). En quelques années seulement, il a réussi à embaucher plus de quarante personnes et à conquérir de nouveaux clients importants. Grâce à un laboratoire de création à Moncalieri et un site de production à Rivoli, il est arrivé à se faire connaître comme un designer qui excelle dans l’art du sur- mesure. Parallèlement, ce turinois a lancé le concept de café destiné à réunir designers, musiciens, journalistes et plus généralement tous ceux qui apportent de la créativité. Parce que c’est par la rencontre des gens, avec l’échange d’opinions et d’idées créatives que les grands projets se réalisent. L’ambition déclarée de Palerme n’est rien de moins que devenir le porte-parole de la renaissance du design automobile turinois.

Découvrir l’histoire captivante en PDF

Comment êtes-vous devenu passionné de voitures ?


Ma passion pour les voitures remonte à l’enfance. À l’âge de dix ans, j’avais une collection infinie de modèles réduits. Enfant, j’aimais démonter les modèles réduits pour en changer les couleurs et les formes.

Vous avez commencé votre carrière à l’Idea Institute. Comment avez-vous eu cette opportunité ?


En 2000, j’ai eu une grande opportunité de travail : par la volonté d’Ermanno Cressoni (un important designer qui a conçu de nombreuses Alfa Romeo, Fiat, Lancia et qui est devenu plus tard consultant pour Idea Institute), j’ai été embauché par Idea Institute en tant que jeune designer manager pour créer un nouveau groupe de travail dédié aux projets Fiat, Fiat Professional, Alfa Romeo et Lancia. Ce fut une expérience merveilleuse qui a duré dix ans, au cours de laquelle j’ai eu la chance de travailler en étroite collaboration avec Roberto Giolito (superviseur). Grâce à Giolito, j’ai grandi professionnellement et j’ai eu l’occasion de contribuer à la conception de nombreuses voitures et véhicules utilitaires de l’ancien groupe Fiat.

Quels sont les projets sur lesquels vous avez travaillé à l’Institut ?


Au cours de mon expérience à Idea Institute, j’ai eu l’occasion de travailler avec un groupe de travail de vingt personnes sur de nombreux projets, par exemple : Fiat Ducato, Fiat Qubo, Fiat Punto Evo, Fiat Trepiuuno, Fiat 500L, Lancia Delta et bien d’autres projets. J’ai également conçu des projets pour de nombreux groupes étrangers, par exemple : Hyundai, Honda, Faw, Dongfeng, Ford et bien d’autres. Parallèlement, j’ai conçu des produits ménagers tels que des appareils électroménagers pour Ariston, Indesit, Candy, des tracteurs pour Same, des canapés pour B&B. Mon expérience au sein de l’Idea Institute a également été très importante car en 2009, au salon de l’automobile de Genève, j’ai présenté l’ERA (spider biplace), une voiture de démonstration que j’avais conçue, et en 2010, toujours au salon de l’automobile de Genève, j’ai présenté la SOFIA (berline coupée). Ces deux expériences m’ont donné les bases pour créer Mole Costruziine Artigianale dans le futur.

Vous avez ensuite lancé UP Design dans un contexte de crise. Quelles difficultés avez-vous rencontrées au début ?


En 2008, en raison de la grande crise financière mondiale, Idea Institute a été vendu à un fonds financier et je n’étais pas d’accord avec leurs idées.

En 2010, j’ai décidé d’ouvrir ma propre entreprise parce que je voulais poursuivre mon rêve de devenir un designer établi. La période historique a été très difficile, mais heureusement, presque tous les clients que je suivais à l’Idea Institute ont décidé de continuer à travailler avec moi dans ma nouvelle entreprise, ce qui m’a permis d’avoir beaucoup de travail malgré la crise. Au début, nous n’étions que trois, mais en peu de temps, le groupe de travail s’est élargi à plus de dix personnes. La plus grande difficulté était de ne plus avoir une organisation comme celle de l’Idea Institute, mais en ouvrant mon entreprise, je devais non seulement concevoir, mais assurer d’autres volets comme l’administration, la communication et surtout, je devais toujours trouver de nouveaux clients. Au début, c’était très difficile, mais au fil du temps, j’ai fait appel à des managers pour m’aider.

Les résultats obtenus ont-ils été à la hauteur de vos espérances ?


Je suis très satisfait des résultats que j’ai obtenus avec mon entreprise. Je me suis beaucoup concentré sur la création d’une marque en dépensant tout ce que je gagnais pour construire des voitures d’exposition afin que le monde me connaisse. Immédiatement après la naissance d’UP-Design, avec le premier argent que j’ai gagné, j’ai conçu et construit la Mole Cesistenza Artigianale VITTORIA. Avec ce modèle, j’ai inauguré une série de voitures d’exposition, par exemple: LUCREZIA, 001, LUCE, VALENTINO, ALFA MOLE, FIAT 124 MOLE, ALMAS. Je n’ai jamais pensé à ma richesse économique personnelle, mais même aujourd’hui mon objectif est de m’établir en tant que styliste et innovateur. Je crois fermement que la vraie richesse réside dans le fait d’être reconnu.

Vous avez également été à l’origine de l’ouverture d’un café pour réunir les designers. Quel était le but de cette initiative ?

J’ai créé un lieu de rencontre pour les designers, les journalistes, les écrivains et les collectionneurs de voitures, où ils peuvent échanger des idées. Les bonnes idées ne se développent pas toujours et parfois elles peuvent échouer pour de nombreuses raisons. Mon intention n’était pas de faire un simple restaurant, mais de créer un lieu inspiré des cafés littéraires du XVIIIe siècle, où la culture était plus importante que la nourriture. Je suis tombé amoureux de ce projet, mais j’étais probablement trop jeune et trop seul pour le laisser se développer et le mener à bien. Aujourd’hui encore, on se souvient de ce projet comme d’un brillant exemple d’agrégation et cela me suffit. Peut-être qu’un jour, lorsque je serai plus âgé, j’essaierai à nouveau, en apprenant des erreurs que j’ai commises.

La relance de l’Alfa 4C était une aubaine pour les puristes. Pourquoi ce projet est-il resté lettre morte ?

Après de nombreux show cars portant la marque Mole Cstruigianale, j’ai demandé aux dirigeants de FCA, qui étaient à l’époque Marchionne et Altavilla, de me donner l’opportunité de créer des modèles uniques en co-branding avec FCA. J’ai montré mes rendus et ils les ont immédiatement appréciés, mais surtout, ils ont créé une belle histoire à raconter. La première pièce unique a été la Fiat 124 Mole ostruzione Artigianale, mais dans ce cas, il s’agissait de petites modifications qui donnaient cependant une interprétation différente de l’original. Mais le projet le plus important a été l’Alfa Romeo 4c Mole Costruzione Artigianale. J’ai eu l’occasion de la redessiner complètement à mon goût, elle m’a tout de suite plu et ils m’ont autorisé à la construire, la transformant en une véritable Alfa Romeo by Umberto Palermo Design. Il ne s’agissait pas d’un projet pour une seule voiture, mais nous imaginions en construire une centaine, mais malheureusement, avec la mort de Marchionne et la fuite d’Altavilla, le projet s’est arrêté à un seul exemplaire. Beaucoup ne savent pas que le concept Almas Mole Costruzione Artigianale présenté à Genève 2019 ainsi que l’Alfa 4c Mole Cappello Artigianale ont servi de base à la création d’une nouvelle voiture de sport Alfa Romeo Mole ostruzione Artigianale. Nous avions utilisé le châssis de la 4c modifié pour créer une voiture plus grande afin d’accueillir un 6 cylindres. Parallèlement à ces projets, d’autres n’ont pas été réalisés. À l’avenir, je publierai quatre projets entre Alfa Romeo et Maserati qui n’ont jamais été réalisées et qui, je vous l’assure, sont à couper le souffle. Même si l’Alfa 4C Mole n’a été produite qu’à un seul exemplaire, elle a été pour moi un résultat important et inégalable, car concevoir et produire une Alfa, c’est comme toucher le paradis.

Quelle est l’idée qui a présidé au lancement du projet Mole Urbana ? Correspond-il à votre vision de la mobilité du futur ?

Le projet Mole Urbana est né parce qu’il était clair qu’il fallait repenser la petite voiture urbaine. Dans des centres-villes de plus en plus encombrés par des voitures de plus en plus volumineuses, il était clair qu’il y avait un besoin de très petites voitures. Dans le même temps, les vitesses de déplacement étaient de plus en plus réduites, jusqu’à atteindre 30 km/h. J’ai regardé attentivement ce que certaines entreprises automobiles commençaient à produire. Lorsque la Citroën Ami a été présentée, le projet Mole Urbana était presque prêt, et j’ai alors compris que le moment était venu de présenter mon projet à la presse. La chose la plus importante que j’ai imaginée est qu’il ne suffisait pas de mettre un moteur électrique sur une carrosserie construite avec les processus de production habituels, mais qu’il était très important de changer la méthode de construction pour réduire la production de CO2. Mon projet n’utilise pas de techniques gourmandes en énergie, la tôle n’est pas imprimée avec des presses et je n’utilise pas de moules à injection pour les plastiques. Pour produire Mole Urbana, j’utilise des profils en aluminium extrudé pour la carrosserie et des profils en acier inoxydable pour le cadre. J’utilise l’acier inoxydable pour éviter la cataphorèse qui est malheureusement un système de protection contre la corrosion très polluant. Certains composants sont thermoformés à l’aide d’ABS recyclé. Cette technique de construction me permet de produire de nombreux modèles différents afin de créer des modèles deux places, trois places et quatre places. Enfin il y a aussi de nombreux modèles dédiés au monde du travail. Je suis designer et devenir aussi industriel pour produire des voitures, je vous assure que ce n’est pas facile. J’ai dû passer de nombreux tests pour obtenir ma licence de constructeur automobile et j’ai ensuite eu besoin d’une grande usine. En 2023, j’ai réussi à acheter une vieille usine de 10 000 m² près de Turin et il m’a fallu près d’un an pour la restaurer. J’ai commencé avec une idée, mais j’ai dû surmonter de nombreux obstacles. Aujourd’hui, l’usine est terminée et, après de nombreux sacrifices, nous commençons la présérie. Je suis convaincu que les «quadricycles» électriques sont une excellente solution pour la mobilité urbaine. Les ventes de quadricycles électriques doublent d’année en année. Mole Urbana vise la sécurité et une gamme très étendue. Il s’agit d’un vrai projet italien, car il a été conçu, dessiné et construit entièrement en Italie avec des composants provenant d’entreprises européennes.

Qu’est-ce qui vous a motivé à concevoir l’hypercar 777 souhaité par l’entrepreneur et collectionneur Andrea Levy et conçu par Dallara ? Êtes-vous satisfait du résultat ?

Mon métier d’origine est d’être designer et lorsque mon ami Andrea Levy m’a présenté son projet, j’ai été très impressionné et j’ai immédiatement accepté de relever le défi. Je me suis retrouvé à travailler avec une Mole Urbana qui ne dépasse pas les 80 km/h jusqu’à une super voiture de 350 km/h. La meilleure expérience a été de me confronter aux grands ingénieurs de Dallara. La meilleure expérience a été de me confronter aux grands ingénieurs de Dallara, grâce à eux j’ai acquis beaucoup d’expérience sur le thème de l’aérodynamique et j’ai appris beaucoup de choses. Mon objectif était de respecter les contraintes imposées par Dallara mais en même temps de donner une forte personnalité à une voiture de course. Je suis très satisfait du résultat car c’est un projet qui vous emmène vers un rêve.

Que pensez-vous du design automobile actuel et quelles sont les perspectives d’avenir ?

Ces dernières années, en raison également de l’électrification de la voiture, il est nécessaire de trouver de nouveaux langages et de nouvelles caractéristiques stylistiques. Je vois de nombreux constructeurs automobiles s’efforcer de trouver la bonne voie pour l’avenir tout en restant attachés à la tradition. J’ai été positivement frappé par le dernier concept de BMW Neue Klasse. Un autre exemple que j’ai apprécié est le travail que Lotus a fait avec l’Eletre et l’Emeya, deux modèles stylistiquement excitants qui incarnent la nature actuelle du monde des voitures électriques de luxe et dont le style est fascinant. J’apprécie et j’accepte l’électrification, mais j’ai toujours des moteurs à combustion à huit cylindres dans mon cœur. Je suis amoureux de la marque Maserati et j’ai possédé deux Ghiblis. Son design est encore magnifique aujourd’hui, reconnaissable et envoûtant comme une femme splendide. J’espère qu’à l’avenir, les nouveaux modèles Maserati retrouveront la bonne voie avec un design exclusif.

Quels sont vos projets futurs ?

Aujourd’hui, je me concentre à la fois sur le projet industriel Mole Urbana où, en plus de la production, nous devons toujours travailler pour développer le style, mais aussi sur un projet très important avec la marque Mole Costruzione Artigianale. Pour ce projet, nous sommes en train de créer un roadster doté d’un moteur à combustion à huit cylindres, dont les formes sont très captivantes et excitantes.

Quel est votre designer préféré ?

Je suis fasciné par de nombreux stylistes, en particulier j’ai toujours apprécié et admiré Flaminio Bertoni pour ses chefs-d’œuvre mais aussi pour sa personnalité. J’ai Giorgio Armani dans mon cœur parce qu’il représente «l’harmonie», la vertu la plus importante pour créer des objets éternels.
Vous intéressez-vous aux voitures anciennes ? Si oui, quel modèle préférez-vous ?
Je considère les voitures anciennes au même titre que la littérature, la culture n’existerait pas sans les livres et les voitures historiques représentent la base pour concevoir le futur. Ne pas aimer les voitures du passé, c’est ne pas aimer le beau, je suis enchanté par l’observation de leurs formes mais surtout ce qui me fascine le plus, c’est que dans leurs formes s’imprime le témoignage de l’époque à laquelle elles ont été produites. Il est facile de comprendre comment l’Art nouveau de la fin du 19e et du début du 20e siècle a influencé les formes des voitures de cette période ou comment les arêtes des années 70 représentent un témoignage d’une période historique sociale tumultueuse. J’aimerais en posséder beaucoup mais, étrangement, je trouve de la satisfaction à simplement les regarder.

Quels sont vos autres loisirs ?

Mon passe-temps favori est de faire ce que je fais tous les jours : me consacrer à ma famille et au travail.