Depuis 2011, la Triumph Speed Triple n’avait guère changé. En 2016, sans faire de révolution, elle revient avec son caractère unique et nombre de modifications, qui la remettent dans la course. En version R, c’est encore meilleur…

La Speed Triple a toujours su nous charmer avec son caractère unique, son gros moteur à l’ancienne et ses doubles optiques exorbitées. La firme anglaise l’a bien compris, preuve en est cette évolution, pour le modèle 2016. La Speed semble ne pas avoir changé, alors que le seul moteur compte pas moins de 104 modifications techniques ! 2016 marque le retour des feux diurnes intégrés et, surtout, celui des réflecteurs ronds.

Ils sont placés plus bas et le petit déflecteur inclut une prise d’air dynamique triangulaire. Pour le reste, beaucoup de détails sont revus : selle, carénages latéraux, silencieux… Du côté de l’électronique, des modes de conduite (5 choix), un ride by wire (3 modes), un contrôle de traction (3 modes) et l’ABS (2 modes) apparaissent. En selle, la position est typique des roadsters sportifs, avec un guidon large et plutôt bas, une selle galbée pour se caler à l’accélération et des repose-pieds un peu en arrière. Le réservoir plus étroit au niveau des cuisses et la selle moins large sur le devant facilitent la prise en main et la conduite.

Le démarrage s’accompagne du bruit typique du gros trois-pattes et les nouveaux silencieux accentuent l’agréable et caractéristique sonorité du calage à 120° x 3.

En mode Sport, le moteur est nettement plus vif qu’auparavant, les montées en régime sont rapides et s’accompagnent d’un couple balèze dès les 3 000 tours, qui se renforce encore jusqu’aux 8 000 tours. C’est ça, un trois-cylindre réussi : beaucoup de couple sur une large plage de régime et un côté explosif en fin de course, jusqu’à 9.500 tr/min. Mais les chiffres parlaient déjà en sa faveur.

Avec 140 ch et plus de 11 m.kg, Triumph tape fort ! Ici, on voit qu’un anti-patinage peut vite s’avérer indispensable par grand froid ou sur une chaussée humide. Reste que le son de ce bloc à l’ancienne est toujours aussi sympa !

Côté cadre, la Triumph, dans sa version R est équipée Öhlins TTX 36 et NIX 30, on a sorti le grand jeu, avec un poids d’environ 205 kg tous pleins faits, mais surtout un centre de gravité bien centré. Dans les grandes courbes bien lisses, la Speed est impériale de précision et d’équilibre.

Elle s’affirme comme une nouvelle référence du genre, tant elle soutient le rythme. Quelle que soit la phase de pilotage, la Triumph reste de marbre et ne se désunit jamais. Le freinage est ultra-puissant sur l’avant, avec les étriers radiaux Brembo M4-34, couplé à un ABS discret mais efficace et correct sur l’arrière.

Bref, avec un moteur plus vif et plus puissant, combiné avec une ergonomie en progrès et un style plus moderne, la Triumph Speed Triple 2016 est encore meilleure, tout en préservant son esprit. Elle offre une balance et un caractère qu’il est difficile de ne pas apprécier !

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