Maserati - Gentlemen Drivers

Chef-d’œuvre de Giugiaro

Les nouvelles générations connaissent la Ghibli en tant que modèle d’entrée de la gamme Maserati, mais ce nom a été utilisé dans le passé pour une des GT les plus mythiques de la marque au trident. En effet, la toute première des Ghibli a fait son apparition dans les années 60 et plus précisément en 1966, au Salon de Turin.

Empruntant son nom à un vent tempétueux du désert égyptien, la Maserati Ghibli est née pour faire face aux Ferrari Daytona et Lamborghini Miura. Pour ne pas rater le coche, la firme italienne a décidé de confier cette «tâche» à Giorgetto Giugiaro, qui avait à l’époque quitté Bertone pour Ghia. Elle affiche une ligne puissante et extrêmement sportive, avec un long capot et une fine calandre, qui accueille un imposant trident au centre. Considérée par les spécialistes comme une des voitures italiennes les plus réussies des années 60, la Ghibli, malgré des dimensions généreuses ; à savoir une longueur de 4,70 m et un empattement de 2,55 m, est une stricte berlinette 2 places. La dernières des vraies GT italiennes, selon «Voitures de légende», elle se distingue par une ligne des plus pures, à l’image du pavillon et du plan arrière avec leurs lignes droites. Pour afficher une silhouette aussi basse, des ajustements ont été mis au point avec les ingénieurs. En effet, pour afficher une garde au toit d’à peine 1,16 m, la Ghibli 1re du nom fait appel à un moteur lubrifié par carter sec.

Le coupé italien reposait sur un châssis tubulaire, associé à un pont arrière oscillant à ressorts à lames. Cette propulsion était animée par un V8 en aluminium à 4 arbres à came, qui avait déjà officié sous le capot de la Quattroporte et de la Mexico. Placé en position centrale avant, il développait une puissance de 290 ch. Pour ceux qui étaient à la recherche de plus de performances, Maserati a lancé une version revendiquant 330 ch. La consommation ne représentant pas une grande préoccupation à l’époque, la Ghibli avait droit à 2 réservoirs pour pouvoir assouvir sa soif.

Alors que la GT n’a eu aucun mal à conquérir le public, Maserati a décidé de lancer 3 ans plus tard, la Ghibli SS. Toujours équipée d’un V8, elle a vu sa puissance portée à 335 ch et son couple à 480 Nm. Quelques mois à peine après sa commercialisation, la firme au trident a équipé sa GT de série de la direction assistée et a profité de l’occasion pour la rebaptiser Ghibli 5000 SS. Grâce à une vitesse maximale de 275 km/h, elle était devenue la Maserati de route la plus rapide.

Toujours en 1969, la gamme Ghibli s’est enrichie par l’arrivée d’un Spyder, dont la production a été très limitée, puisqu’en tout ce sont 125 exemplaires qui ont été vendus. Une fois encore, la version découvrable de la Ghibli s’est distinguée par ses performances, puisqu’elle faisait partie du cercle très fermé des cabriolets dont la vitesse maximale dépassait les 250 km/h. Malheureusement, en 1973, la production de la Ghibli est arrêtée. Il a fallu attendre près de 20 ans plus tard pour revoir ce modèle réapparaitre dans le catalogue de la marque.

En effet, la Ghibli II a fait son apparition en 1992, pour remplacer la Biturbo coupé. La ligne est bien loin de celle de la première génération. Elle représente de ce fait, une version plus sage de la Shamal, toutes deux ayant été dessinées par Marcello Gandini. Le coupé commençait déjà à prendre des airs de berline. Mais la sportivité faisant toujours partie de son ADN, une version Open Cup a vu le jour. En effet, Maserati organisait des compétitions monotype, mais la marque au trident est allé plus loin, en lançant une version encore plus sportive baptisée «Cup» et qui a été homologuée pour la route. Animée par le même moteur que la Open Cup, à savoir le V8 qui développe 330 ch, elle a eu droit à un châssis rabaissé, ainsi qu’à des freins Brembo plus endurants. Produite à plus de 2.300 exemplaires, la Maserati Ghibli a de nouveau tiré sa révérence en 1997. Mais comme on dit si bien, jamais 2 sans 3. La marque italienne a décidé de ressortir ce nom des cartons, pour lui donner une nouvelle vie. C’est donc en 2013 que le public a pu découvrir au Salon de Shanghai la nouvelle Ghibli.

Désormais il ne s’agissait plus d’un coupé, mais de la première berline Maserati équipée d’un moteur diesel et qui vient se placer en dessous de la Quattroporte. Vendue dans le monde entier, la Ghibli a réussi à devenir un des best-sellers de la marque italienne.

 

Article précédentMercedes-AMG Project One
Prochain articleDucati Monster 821