Rien ne prédestinait Karim… à devenir un collectionneur et un restaurateur de voitures anciennes. Son parcours atypique l’a pourtant conduit à se passionner pour les quatre roues. C’est à Tahiti que notre gentleman driver s’est abreuvé de la culture automobile locale pour devenir un vrai connaisseur en la matière. Et comme la valeur n’attend pas le nombre des années, le jeune âge de Karim…, qui n’a que 37 ans, ne l’a pas empêché de réaliser de belles restaurations et de s’attaquer au projet fou d’implanter un moteur de S2000 dans une réplique de Lotus Seven. Récemment de retour au Maroc, il passe le plus clair de son temps libre à bichonner ses voitures et à faire du surf, son sport favori. Nous vous invitons, chers lecteurs, à en savoir un peu plus sur ce gentleman driver atypique, à travers cet entretien.

Parlez-nous tout d’abord de votre premier contact avec l’automobile.

Mis à part les aventures que l’on me raconta à propos d’un cousin de ma mère qui avait une Porsche 356 et une Maserati Ghibli 1972, mes parents n’ont pas eu de voitures marquantes. Mon père avait une Renault 4L, ma mère a acheté tour à tour une Fiat 128, une Fiat 132 et une R18. Ce n’est qu’en 1987, que nous avons eu une grande voiture taillée à la serpe : la Volvo 740. Mon père était un des premier à l’avoir à Casablanca. Quand je l’ai vue, j’ai regardé mon père et je lui ai dit : «Papa, ta voiture est vraiment spéciale». À 18 ans, j’ai obtenu mon permis et mon Baccalauréat, mais mon père a refusé de m’acheter une voiture. Il m’a conseillé de me débrouiller pour en acquérir une. Désespéré, je suis alors parti voir mon oncle qui a eu la gentillesse de me prêter sa jeep Willis de 1947. Cela a donc été mon premier contact avec une vieille voiture et ma première restauration. En effet, seul le moteur marchait dans cette voiture et il a fallu refaire tout le câblage. J’ai passé un été génial et j’étais fier de rouler dans une voiture aussi vintage. Mais j’ai fini par casser la Jeep. C’est extraordinaire, cette voiture avait fait la deuxième guerre mondiale et l’Indochine, mais elle n’a pas résisté au traitement que je lui ai infligé (rires …). Aujourd’hui, avec le recul, je regrette vraiment de ne pas avoir respecté cette voiture. Après, je suis parti en France pour faire mes études supérieures. J’étais installé à Bordeaux où j’ai appris à surfer (!). À la fin de mes études, j’avais acheté une vieille Ford Escort. À mon retour au Maroc, je me suis mis au motocross.

Comment avez-vous acquis votre première voiture ?

Au bout de deux ans et demi, j’ai quitté le Maroc pour Tahiti, en Polynésie française. En effet, durant mes études à Bordeaux, il n’y avait pas beaucoup de marocains de ma génération sur le campus. J’avais beaucoup d’amis tahitiens et peu d’amis français. Je me suis donc installé dans cette île paradisiaque et avec mon premier salaire, j’ai acheté une moto KTM neuve. J’étais tellement fier de cet achat que j’ai appelé mes copains au Maroc pour leur annoncer la nouvelle. J’avais roulé à peine un mois que je devais déjà effectuer la première vidange. La facture salée de 1.500 DH m’a fait bondir. C’est à partir de ce moment, que j’ai décidé de m’adonner à la mécanique. J’ai également décidé de faire du karting. J’ai toujours voulu pratiquer ce sport au Maroc, mais je n’en avais pas les moyens. Mon patron m’a alors prêté son kart pendant un an et j’en ai bien profité, j’étais épanoui professionnellement et je surfais cinq fois par semaine. Puis, avec mon mariage, je me devais de rester un peu plus de temps à la maison et, pour m’occuper, un ami m’a soufflé l’idée de restaurer une vieille voiture. Ma première restauration fut un pick-up normal. Je l’ai complètement remis en état et c’est ainsi que j’ai appris à bricoler. Comme le résultat était encourageant, je me suis lancé un défi plus important : restaurer une voiture de valeur. Il s’agissait en l’occurrence d’une Daimler V8 (coque de jaguar MKII). Je me suis alors inspiré de mon travail dans l’aéronautique. Dans ce domaine, tout est carré et se base sur la documentation et les procédures de travail. Je me suis donc mis à chercher toute la documentation existante et après je suis parti demander de l’aide et des conseils dans les ateliers de l’entreprise car je me suis rendu compte que la voiture avait le + à la masse. Le reste a été l’affaire des mécaniciens et du responsable de chaudronnerie, qui m’ont accompagné dans la réparation du moteur et de la carrosserie. Ils me montraient ce qu’il fallait faire et après ils vérifiaient la qualité de mon travail. J’allais commander les pièces et je les montais et quand je n’y arrivais pas, je me faisais aider par mon copain Angelo, qui était un orfèvre dans la réparation des BMW. C’est comme ça que j’ai appris le métier sur le tas, en sachant notamment ouvrir des durites, monter une pompe à essence, vérifier le calage des soupapes, changer les bougies….après cela a été au tour de l’électricité de me livrer tous ses secrets. Pareil pour la sellerie, j’ai trouvé un marquisien qui était mort de rire de voir un marocain se démener pour restaurer de vieilles voitures. La restauration de cette anglaise de 1967 m’a demandé huit mois de dur labeur. J’ai roulé avec un bon moment et j’avais l’habitude de lui atteler une remorque avec mon jet ski dessus. C’était le trip, rouler au bout du monde, dans une voiture entièrement restaurée sur place, sauf pour les carburateurs qui avaient été envoyés aux États- Unis pour leur refection.

 

Biographie
1975 : Naissance à la clinique de Val d’Anfa à Casablanca
1993 : Obtention du bac au lycée Lyautey
2000 : Maîtrise en commerce international à l’Université de Bordeaux
2003 : Arrivée à Tahiti en Polynésie française
2004 : Responsable Approvisionnements dans une structure de maintenance
aéronautique.
2011 : Retour au Maroc et intégration de l’entreprise familiale spécialisée dans le Dédouanement.

Cela a été le début de votre passion pour la restauration des vieilles voitures ?

Effectivement. Par la suite, j’ai acquis deux SL 280 qui étaient dans un état délabré et qu’il fallait restaurer. Il fallait chercher les pièces sur Internet. Pour ne pas trop s’éloigner de Tahiti, il fallait chercher soit sur la côte ouest des États-Unis, soit en nouvelle Zélande, soit en Australie. La restauration des deux voitures a nécessité grosso modo sept mois. J’étais heureux d’avoir ces belles voitures, mais les voisins l’étaient moins et n’étaient visiblement pas très contents de voir mes voitures occuper autant d’espace. Du coup, j’ai décidé de vendre la Daimler et les deux Mercedes pour acheté la Triumph TR5. Cette dernière, au même titre qu’une réplique de Lotus Seven à l’état démonté, je l’ai débusquée chez un copain collectionneur qui habitait en bord de lagon. Un jour, au gré de mes pérégrinations sur la toile, je suis tombé dans un forum sur quelqu’un qui réalisait de superbes répliques de Lamborghini. Et là, il me parle de son projet de monter le moteur de la S2000 sur une Lotus Seven. Et là, il m’envoie toutes les photos, les moindres détails…Tenté par l’expérience, je décide d’acheter le moteur, les faisceaux, la boîte et la triangulation de la Honda S2000. C’est un projet que je compte finaliser d’ici deux ans (650kg pour 250 ch). Pour débusquer les perles rares, je faisais le tour des quartiers et je n’hésitais pas à aller vers les gens. À chaque fois que je remarquais un bout de capot, je m’arrêtais. On pouvait trouver voitures intéressantes sur l’île, mais je n’avais toujours pas le budget pour me les payer. En 2011, sur mon trajet de retour au Maroc, je me suis arrêté en France où j’ai trouvé une Lancia Flavia Vignale cabriolet de 1966 et une Mercedes 250 S 4 portes 1967 qui nécessitaient une restauration. Avec l’accord de mon épouse, je les achète et les stocke chez sa famille (!). S’agissant de la Lancia qui était complètement pourrie, je me suis tout simplement lancé le défi de pouvoir restaurer une voiture dans un état très dégradé. C’est une phase à laquelle il fallait s’attaquer après avoir réussi à réaliser autant de choses. Une voiture pareille, je ne l’aurai même pas regardée il y a trois ans ! Quand j’ai décidé de rentrer définitivement au Maroc, j’ai ramené avec moi trois voitures dans un seul conteneur: le chargement et déchargement furent épiques ! Il s’agit de la Lotus seven, la Mitsubishi Evo 8, la Triumph TR5. Cette dernière, je l’ai complètement restaurée au Maroc. À l’aide de mon mécanicien, je l’ai complètement dépoilée et je l’ai restaurée en puisant dans mon stock de pièces que j’ai fait venir des États- Unis et d’Angleterre. Heureusement, ma femme était encore à Tahiti car la restauration m’a pris presque 6 mois. Cinq soirs par semaine jusqu’à 23 heures. Mais à la fin, je n’en pouvais plus. Je ne suis pas très satisfait du résultat, mais je peux évaluer ma restauration à 15/20 en partie grâce à l’outillage ramené avec moi ; panoplies, vidangeurs par aspiration, cabinet de sablage,… car cet équipement aurait coûté trop cher au Maroc. En effet, malheureusement, il n’y a peu ou pas d’outillage adéquat içi. Pour enlever un rivet, certains techniciens de chez nous utilisent encore le burin. Aujourd’hui, la TR5 est en vente en France.

La Mitsubishi EVO 8 ne court pas les rues. Comment avez-vous eu l’idée de l’acheter ?

S’agissant de l’Evolution 8, c’est une autre histoire. À Tahiti, il y a un niveau de vie élevé, mais il n’y a pas mille possibilités pour dépenser l’argent. Soit tu as de l’argent et tu en profites pour voyager, t’adonner à des sports nautiques et le dépenser dans une voiture. Soit tu n’en as pas et tu le dépenses quand même dans une caisse. En effet, à Tahiti, la voiture est un objet culte. Même les nanas lavent leurs voitures ellesmêmes. C’est une culture locale très ancrée. Parmi mes copains, il y avait les passionnés de BMW et ceux fous des Subaru et Mitsubishi EVO. Sur cette petite île de 150.000 habitants qui n’a qu’une route de 120 km, il y a au moins une centaine de Porsche Cayenne, des 911, des X5, des M3, une douzaine de Subaru Impreza et 6 ou 7 Mitsubishi Evolution. En général, ce sont des fils de riches qui se pavanent dans de telles voitures. Moi avec mes moyens modestes, je regardais tout cela de loin mais j’avais un copain herboriste, mécanicien passionné à ses heures perdues, qui avait une EVO avec 500 bourrins sous le capot. C’était une bombe. Quand je montais dedans, je me sentais comme dans un dragster. Cette voiture est une icône du WRC: son aileron arrière est reconnaissable entre tous et des générations de jeunes ont joué sur PS3 ou Xbox avec ce modèle, sans parler de ses apparitions dans la série des « Fast and Furious »

Un jour, je suis tombé sur l’opportunité que j’attendais depuis longtemps. C’était un jeune qui avait acheté une Mitsubishi Evolution 8 à Hawaii. Elle avait été préparée et prêtée au champion du monde de drift Tarzan Yamada lors d’une démonstration organisée à Honolulu. En conduisant la voiture à Tahiti, il en a perdu le contrôle et il l’a abîmée. Blessé dans son amour propre, il a décidé de ne plus sortir avec l’Evo qui devait sommeiller dans un garage et personne ne devait la voir. Grâce à mes relations, je suis entré en contact avec le propriétaire de la voiture et je l’ai rassuré de ne sortir la voiture que le jour de mon départ pour le Maroc. Finalement, il a accepté de me la vendre. Quand je l’ai vu, j’ai eu la surprise de constater qu’elle était complètement modifiée : suspensions HKS réglables, embrayage et ligne d’échappement HKS, préparation faite sur banc de puissance, ailes en carbone… Du fait de la spécificité de ce moteur et en prévision de mon retour au Maroc, tout de suite après l’achat, j’ai confié la voiture au spécialiste local en EVO qui m’a fait acheter les jantes d’origine 17 pouces, un turbo et un intercooler préparés ainsi que le capot alu de l’Evo 9. Il ne restait plus qu’à refaire les ailes pour les adapter aux nouveaux phares de l’evo 10, option de tuning qui avait été choisie. Autre détail important, c’est la sellerie spéciale de la voiture, des Recaro Tomcat, offerte par Tarzan Yamada et fabriqués à 175 exemplaires au monde.

Je savais que je ne pouvais pas rêver d’un tel niveau de professionnalisme au Maroc. Là-bas, c’est le traitement aux petits oignons. Les interventions se font selon un manuel qui est respecté à la lettre. C’est une culture américaine. C’est très clean. On peut carrément ouvrir le capot et manger sur le moteur !! Mais je tiens quand même à rendre hommage à l’équipe du garage « Le Tôlier » sis à Aïn Sebaâ, qui a réalisé les modifications de face, d’aile et de capot sur l’Evo. Ces gens sont de vrais professionnels qui ne comptent pas leur temps et font du bon travail. Ce sont d’ailleurs eux qui m’ont fait un devis pour une modification de la structure de la Lotus Seven. L’équipe est motivée pour le projet, mais pour l’instant je ne peux pas le faire, faute de moyens. Aujourd’hui, mon problème est d’affiner les réglages par rapport à la qualité de l’essence que l’on trouve au Maroc. C’est une mission quasi impossible car il n’y a pas de banc d’essai dans notre pays malgré un parc de véhicules de sport qui commence à prendre de l’ampleur. Il n’y a que des installateurs de puce préprogrammées et je n’ose même pas en parler.

Vous êtes également un mordu des pick-up….

J’ai toujours rêvé d’avoir un bon pick-up américain vintage. Un jour en cherchant sur le site ebay, je tombe sur une enchère intéressante : un Américain qui voulait vendre son Ford F100 de 1954. C’était une simple cabine avec un gros V8 de 5 litres. Je remporte les enchères en pleine nuit, vers 4heures du matin, à un prix très intéressant. Le propriétaire m’appelle le lendemain pour annuler et propose de me rembourser. Constatant que je ne voulais rien céder, il s’est finalement résigné. Je lui ai versé un acompte sur le champ et après, mon cousin de Boston lui a fait un transfert et il a récupéré la voiture. Le problème c’est qu’à cette époque, tous les États aux États-Unis ne délivraient pas de carte grise et une simple attestation de vente suffisait. Or, au Maroc, la carte grise est obligatoire. Donc, il fallait refaire les papiers aux États-Unis. Cela m’a pris une année avant de pouvoir ramener la voiture au Maroc.

Parlez-nous de votre histoire avec la Mini…

À Tahiti, je me suis fait un petit nom en me spécialisant dans les Mini cooper. J’en ai acheté onze au total. Il s’agissait de voitures accidentées que je retapais. J’en ai revendu huit et trois m’ont servi d’épaves. À la fin, BMW Tahiti, m’a envoyé deux personnes qui avaient besoin de pièces ou voulaient gonfler leur moteur. J’ai ressenti ce geste comme une reconnaissance du travail que j’avais accompli. À l’origine de cet intérêt pour la Mini, ma femme qui voulait une Mini et comme ce modèle coûte cher à Tahiti, j’ai eu l’idée d’en chercher une accidentée et de la retaper. Un jour quelqu’un a vu la voiture et a insisté pour l’acheter. J’ai donc cherché une autre Mini pour ma femme et entre temps, j’en ai acheté deux autres. Et c’est ainsi que ce business s’est amorcé. Ma femme est celle qui en a tiré le plus profit, parce qu’elle avait chaque trois mois une Mini de couleur différente (rires…). Au Maroc, un ami m’a confié sa Mini que j’ai restaurée complètement et boostée. Cela a été un travail lourd, parce qu’il a fallu complètement désosser la voiture, ce qui m’a demandé trois mois de travail.

Cela ne vous a-t-il pas donné l’idée de faire de la restauration un business ?

Mes collègues au travail, mes amis et ma femme m’ont énormément aidé pour apprendre le métier et être capable aujourd’hui de réaliser de belles restaurations Le fait d’avoir travaillé dans l’aéronautique et côtoyé deux orfèvres de la mécanique, Angélo et Yannick m’a permis de découvrir une autre passion que le surf, à savoir l’automobile. Ces derniers m’ont également inculqué leur savoir-faire, basé sur le perfectionnisme et le professionnalisme. Donc, chemin faisant, j’ai gagné davantage en confiance et décidé à mon retour au Maroc d’ouvrir un atelier. Mon ambition était de créer un corps de métier de restauration. Elle était d’autant plus légitime que toutes les conditions matérielles sont réunies pour réussir une telle activité : nous avons les ébénistes, les selliers, les carrossiers et la main d’oeuvre. L’objectif était de ramener des voitures d’Europe pour les restaurer à un prix beaucoup plus compétitif. J’ai donc ouvert un atelier à Médiouna, mais malheureusement, il n’y a pas d’encouragements, ni d’appui de la part de structure corporative, associative ou culturelle car la voiture de collection doit être considéré comme un patrimoine. En outre, chez nous, confier une voiture de collection à un professionnel n’est pas encore ancré dans nos moeurs. Par conséquent, j’ai mis le projet en veilleuse. J’ai fait le choix de la qualité et je préfère de loin restaurer en une année deux voitures dans les règles de l’art que d’en bâcler une dizaine.

Etes-vous serein par rapport à l’avenir de la restauration au Maroc ?

Le message que je voudrais faire passer ici s’adresse aux collectionneurs marocains qui doivent prendre des initiatives pour partager leur passion et faire en sorte que leur patrimoine chargé d’histoire soit accessible au plus grand nombre. C’est pourquoi je suggère la mise en place d’un musée participatif à l’instar de ce que j’ai vu dans d’autres pays. Dans ce musée, on trouverait des voitures exposées non roulantes, d’autres proposées à la vente et enfin une troisième catégorie de voitures roulantes appartenant à des collectionneurs qui ne s’en servent que quelques fois par an.

Est-ce que vous continuez à faire du moto cross ? J’ai arrêté la moto après mon mariage parce qu’elle représente trop de risques. J’ai un ami qui est paraplégique à cause du motocross. Personnellement, j’ai subi cinq opérations (chevilles, poignets, greffe de ligaments) et je ne suis pas prêt de continuer à m’exposer. La moto c’était surtout un challenge. Je voulais surtout me prouver que je pouvais faire comme les autres. A l’époque, j’attendais le départ de tout le monde pour m’entraîner à réussir des sauts. Le jour où j’ai sauté 5 centimètres, j’ai été très heureux (rires…).

Pourquoi n’avez-vous pas songé à participer au Rallye Classic ?

J’aurais bien voulu faire le Rallye Classic avec la TR5. Mais malheureusement, c’était trop cher pour moi. Mine de rien, cette anglaise arrache parce qu’elle est légère : 950 kg pour 150 ch. À 160 km/h, la voiture vibre de partout et les sensations sont extraordinaires. Ces voitures d’une autre époque ne sont pas aseptisées et distillent un plaisir de conduite unique.

Quelle est la voiture qui vous a le plus marqué ?

J’ai eu la grosse chance d’assister à Las Vegas à l’ouverture de la caisse de la Lamborghini Reventon. Tu te crois dans Startrek. Ce supercar est une maquette. Ce n’est pas une voiture ! C’est presque de la science fiction!

Quelle serait votre voiture de rêve ?

La voiture que j’aimerais un jour avoir, c’est soit une Delahaye, une Talbot Lago Figoni Falaschi ou une Gullwing 300 SL.

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