Pour renforcer sa présence sur le segment des sportives de haut niveau, le département SVO de Jaguar vient de dévoiler une version démoniaque de la F-Type, dénommée SVR. Au menu : une esthétique plus suggestive, un châssis raffermi et une mécanique plus pointue. Sa présentation officielle se fera au Salon de Genève 2016.

Suite aux fuites d’une brochure de sa dernière arme, la F-Type SVR, Jaguar a réagi rapidement en dévoilant officiellement les photos de ce coupé au sang chaud. Ce dernier devrait être présenté officiellement au public lors du prochain Salon de Genève. Concoctée par le département SVO de Jaguar/Land Rover ou « Special Vehicles Operation », cette version pourtant haute performance, cultive la discrétion, sans pour autant cacher son jeu. En effet, la SVR dispose d’un kit aérodynamique spécifique, avec notamment un nouveau bouclier avant, avec des prises d’air largement dimensionnées et une lèvre ou lame de spoiler plus imposante, des bas de caisses revus, un pare-choc arrière redessiné, qui intégrera un diffuseur plus imposant que l’actuel et quatre nouvelles sorties d’échappement noires, installées de part et d’autre. Voilà qui trahit le caractère bien trempé de la bête. Il est à noter que pour mieux profiter des vocalises émises par la ligne d’échappement spécifique en titane, la F-Type SVR sera également déclinée en cabriolet.

À l’intérieur, le changement est également de mise. Ainsi, la Jaguar F-Type SVR affiche son pedigree sportif, à travers de nouveaux sièges baquets matelassés en cuir noir ou rouge à surpiqûres contrastées, un tableau de bord et console en suédine, un volant badgé SVR, des palettes de changement de vitesses en aluminium, ainsi que des inserts spécifiques, la différenciant du cockpit de la simple V8 R. Enfin, l’infodivertissement à écran tactile diffusera sa sono avec une puissance de 380 W ou 770 W. Et ceux qui ont une Apple Watch pourront ouvrir ou fermer les portes de leur bolide et contrôler certaines fonctions avec leur montre.

Au chapitre mécanique, pas de révolution, puisqu’on a toujours affaire au huit cylindres en V suralimenté de 5.0 l, avec sa caractéristique voix rauque. Sauf que sur la SVR, il a subi une cure d’amphétamines, pour développer 575 ch à 6.500 tr/min, à l’instar de la Project 7, un couple maximal de 700 Nm (+20 Nm) à partir de 3.000 tr/min, le tout au travers d’une unique transmission automatique à 8 rapports, optimisée pour passer les rapports plus vite. Pour rappel, la V8 S «se contente» de 550 ch et 680 Nm.

Côté tenue de route, le plaisir de conduite est un tantinet sacrifié sur l’autel de l’efficacité, avec le recours à la transmission intégrale. Mais pour ceux craignant un embonpoint qui risque d’édulcorer les performances, qu’ils se rassurent, la firme de Gaydon a tenu à alléger cette SVR de 25 kg par rapport à la version R (soit 1.705 kg pour le coupé et 1.720 pour le roadster), via l’échappement en titane, les nouvelles jantes ou les freins en carbo-céramique. Ces derniers sont en option et se distinguent par d’immenses disques de 398mm à l’avant et 380 mm à l’arrière. Le gain peut aller jusqu’à 50kg avec le toit en fibre de carbone et le pack fibre de carbone. Autre signe du potentiel explosif de cette Jaguar, ses roues, qui chaussent des jantes de 20 pouces en aluminium, ainsi que des pneus Pirelli PZero de 265/35 ZR20 à l’avant et 305/30 ZR20 à l’arrière.

Par ailleurs, pour garantir une meilleure stabilité en cas de conduite sportive, la SVR s’offre de nouvelles barres antiroulis et des retouches sur ses amortisseurs. De plus, la bête dispose d’un calibrage spécifique du contrôle dynamique de la stabilité, ainsi que d’améliorations du différentiel actif électronique arrière. L’aérodynamique a été également optimisée, grâce à un fond plat, un aileron arrière actif, un bouclier avant retouché et un diffuseur en carbone.

Les performances sont de ce fait préservées et se révèlent détonantes. Ainsi, la féline expédie le 0-100 en 3,7 secondes, soit 0,4 seconde de mieux que la R et pointe à 322 km/h. Le roadster, lui, se contente d’une vitesse maxi de 314 km/h. De quoi relativiser les performances d’une Porsche 911 Turbo par exemple qui exécute le 0 à 100 km/h en trois secondes. Quant à la consommation, les chiffres d’homologation annoncés clament 11,3 l/100 km, à 269 g/km de CO².

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Au final, cette version plus sulfureuse de la F-Type ne lésine pas sur les moyens pour tailler des croupières à des concurrentes allemandes et italiennes et proposer aux fans de la marque une sportive conciliant performances et raffinement, dans la pure tradition british.

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