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Gilbert Guzzo

DÉCOUVREZ L’HISTOIRE CAPTIVANTE EN PDF

Sa vie a été faite d’opportunités, mais aussi de travail acharné. Gilbert Guzzo a mis très tôt le pied à l’étrier, parce que ses parents manquaient de moyens. Nullement démonté, il a creusé son sillon en saisissant toutes les opportunités qui se sont offertes à lui. Sa passion pour les bateaux lui ouvrira les portes de l’automobile, où il se forgera une réputation d’artisan de premier ordre. Son coup d’éclat sera la Menara, qui sera la première voiture 100% marocaine. Habitué des circuits, Guzzo marquera également le sport automobile national en lançant différentes formules qui ont démocratisé l’accès à la discipline. Son rêve aujourd’hui est de relancer le projet qui lui tient le plus à cœur, la Menara.

Comment avez-vous eu le virus de la passion pour l’automobile ?

Je suis né à Casablanca et j’ai commencé à travailler à l’âge de 16 ans. Mon père était artisan bottier et ses maigres revenus ne supportaient pas la charge de la petite famille. J’ai donc été obligé d’abréger mes études en me contentant d’un CAP en électromécanique obtenu au collège Ibn Toufaïl, au Maârif. Nous habitions au quartier Bourgogne et je me déplaçais à vélo pour aller sur mon lieu de travail à Aïn Borja. Je gagnais à l’époque l’équivalent de 350 DH par mois. Puis j’ai été embauché comme simple mécanicien aux Chantiers et Ateliers du Maroc, ex-Galinari. Le salaire étant encore trop faible, j’ai décidé de me mettre à mon propre compte. J’avais remarqué à Aïn Sebaâ une station service abandonnée, la station TEXACO, devenue depuis SHELL. J’ai approché le directeur général pour le convaincre de me la donner en gérance et d’y installer un atelier mécanique. Ce n’était pas évident d’une part, parce que je n’avais que 25 ans et d’autre part, je n’avais que la somme de 900 DH comme garantie, économisée sur mon dernier salaire. Toutefois, devant ma détermination et après négociation, j’ai eu gain de cause. Comme la vente de carburant ne suffisait pas pour survivre, j’ai commencé à faire des petites réparations mécaniques. J’avais à l’époque quelques clients dont j’entretenais les bateaux et il m’arrivait souvent d’être obligé d’aller sur leur lieu de vacances à Tétouan pour effectuer des travaux de dépannage. C’est lors d’un déplacement que j’ai croisé sur le port un monsieur qui avait des problèmes pour faire démarrer son bateau. Je lui ai offert mes services et après lui avoir réglé son moteur, nous avons engagé la discussion. Il m’a posé des questions sur mon activité et mes projets d’avenir. Je passais régulièrement à Tétouan lui rendre visite et il m’écoutait toujours avec attention lorsque je lui parlais des mes rêves. Mais avec mes petits moyens, l’espoir de concrétiser ce projet était une utopie. Un jour, alors qu’il était de passage à Casablanca, il s’est arrêté à la station service et m’a proposé son aide. Il s’est porté garant auprès de la société Générale pour l’accord d’un prêt de 80.000 DH. C’était une occasion inespérée mais assortie d’une contrainte de taille : la date de remboursement du prêt ne devait pas dépasser une année. J’ai dans un premier temps importé des bateaux et des caravanes, ma société commençait à se développer jusqu’au moment où les licences à l’importation ont contribué à mettre un frein à mon activité. Je n’avais d’autre solution que de me lancer dans la fabrication des mes propres produits. A l’époque le caravaning était en pleine expansion et les camping-cars à la mode : c’est cette première conception qui est sortie de nos ateliers. Soixante-quatorze ont été fabriqués sur la base de châssis- cabines de marque Bedford et Fiat. Mais j’avais toujours la nostalgie pour les bateaux, j’ai donc fabriqué un hors-bord que j’ai baptisé «cobra». Au fil du temps, j’ai varié mon activité avec la fabrication de manèges mécaniques et électriques pour parcs d’attraction, de bungalows de chantier, de remorques spéciales, diverses fabrications et travaux spécifiques. Jusque là, je n’avais jamais pensé à m’investir dans l’automobile, à l’exception de quelques interventions sur des véhicules pour les transformer en ambulances, par exemple. Il m’arrivait également de procéder à l’aménagement et à la modification de caravanes pour le compte du garage Royal. Un jour, le Palais Royal m’a demandé si je pouvais réaliser une réplique de voiture. Au départ, j’étais circonspect, mais lorsque j’ai vu le modèle, qui était au passage une Peugeot Bébé de 1913 dessinée par Ettore BUGATTI, j’ai accepté. Ce n’était pas évident, puisqu’il fallait non seulement produire une réplique fidèle au modèle original, mais y incorporer une mécanique moderne avec boîte de vitesses automatique, direction assistée et disques de freins. Il fallait de plus que tous ces nouveaux éléments soient parfaitement simulés, de sorte que la réplique soit parfaitement identique. La réplique a été réalisée et présentée à Sa Majesté Le Roi Hassan II en 1989. Satisfait du résultat, il m’a confié d’autres projets choisis par ses soins, entre autres une Buick de 1912 qui a été exposée à l’International Motors Show de New-York en 1993 avec la mention «Made in Morocco», une Buick quatre portes de 1917, une De Dion Bouton de 1908, une Citroën Trèfle de 1928.

Parlez-nous de l’histoire de la Menara.

Soucieux de démonter les capacités du Royaume à produire une voiture 100% Marocaine, l’idée est venue de Sa Majesté Le Roi Hassan II en 1993 lors d’une entrevue. N’ayant pas la prétention de concurrencer les gros industriels, nous avons donc décidé de concevoir une voiture sur mesure, de style néo-classique, qui susciterait l’étonnement et serait la vitrine d’un savoir- faire national. Avec une rare polyvalence, les ouvriers ont été capables d’évoluer dans des domaines aussi divers que la fabrication en fibre de verre, la soudure, l’ébénisterie ou l’assemblage. Nous avons commencé les travaux le 3 octobre de la même année et quelques mois plus tard, la voiture était terminée. Cela a donc été un défi puisqu’elle a été réalisée en un temps record. Nous avons dû la modeler dans des pains de mousse de polyuréthane pour lui donner ses formes et faire une empreinte en fibre de verre. La carrosserie étant achevée, nous avons fabriqué un châssis puis adapté tous les éléments internes. À l’exception des organes mécaniques importés de chez Ford, dont la marque Américaine m’a autorisé à afficher sur le véhicule «Powered by Ford», signe de confiance et de reconnaissance de la qualité de notre travail, le reste est de fabrication 100% locale. L’intérieur a été réalisé avec des matériaux nobles, le tableau de bord a été façonné dans une racine de thuya d’Essaouira, la sellerie en cuir fait-main, le sablage des vitres avec monogramme. Le modèle achevé, SM le Roi l’a baptisé «MENARA» en référence au site historique de Marrakech et la lettre «M» sur le bouchon du radiateur signifie l’origine du royaume. Chaque voiture est numérotée et porte le nom du propriétaire. En termes d’image, le but était également atteint puisque la MENARA a été exposée dans des salons Nord-Américains spécialisés à New-York et à Toronto. Elle a forcé l’admiration des professionnels et des fans de l’automobile d’époque. Elle n’a d’ailleurs pas laissé de marbre les amateurs, la preuve en est que quelques collectionneurs l’ont déjà adoptée.

La Menara de nos jours

Pour l’anecdote, j’ai ressenti une grande satisfaction lorsqu’un jour un ami, propriétaire d’une MENARA, en vacances à Marbella m’a appelé pour me dire qu’elle jouait la vedette sur le port en se faisant photographier par nombre de personnes! À travers cette réalisation, notre société «AUTOMOBILES MENARA» qui porte le nom de sa belle inspiratrice, entend prouver que le talent, l’ingéniosité et les compétences ne sont pas exclusives à l’Europe et que le Maroc offre bien plus que de magnifiques paysages au parfum exotique. Afin de mieux promouvoir le produit, un site internet a été mis en place. Nous sommes passés à la phase de production de la MENARA en petite série, avec un nouveau projet de MENARA 4 portes. Malheureusement la réglementation européenne draconienne a fait avorter ce dernier qui est resté au stade de prototype. Cet écueil nous a empêché de poursuivre l’aventure. Ainsi je n’ai pu produire que huit MENARA au total.

De la fabrication à la restauration automobile, il n’y a qu’un pas. L’avez-vous franchi ?

J’ai fait de la restauration pour le compte de clients Marocains, mais en terme de volume cette activité n’est pas importante dans la mesure où les possesseurs de voitures anciennes tiennent à faire eux-mêmes les travaux de restauration. Néanmoins plusieurs Réplique Buick 1917 quatre portes collectionneurs étrangers ont été attirés par les prix largement plus abordables. Nous avons reçu par conteneurs leurs véhicules en admission temporaire qui ont été restaurés et réexpédiés.

Quel genre de difficultés rencontrez-vous dans cet exercice ?

Cela peut paraître anodin, mais la seule difficulté dans la restauration est de trouver les bons pneus ! Par exemple, trouver des pneus des années 1900 n’est pas facile. Heureusement internet parfois nous sauve la mise lorsque nous recherchons des pièces rares. Pour le reste, nous maîtrisons le savoir-faire, qu’il s’agisse de travaux de carrosserie ou de réparation moteur. Il est en effet plus aisé de réparer et régler une mécanique ancienne qu’un nouveau moteur truffé d’électronique.

Parlez-nous de vos voitures anciennes

Je n’en ai actuellement que deux en ma possession. La première est une Ford de 1934 qui était abandonnée dans une ferme et dans un état lamentable. Elle a nécessité une importante remise en état. Ce qui m’a le plus attiré dans cette voiture et grandement conditionné pour l’acquérir c’est son immatriculation, le chiffre «0»: première immatriculation au Maroc! Les travaux ont duré six mois. La seconde est une Renault Floride de 1962 dont j’ai fait l’acquisition à la fin de l’année dernière et qui était également en mauvais état. Elle était immobilisée depuis une dizaine d’années. Je lui ai redonné une seconde vie en l’espace de trois semaines. Lorsque j’ai annoncé la nouvelle à mes enfants en leur disant que je m’étais offert un beau cadeau de Noël, ils ont tout de suite pensé à une Ferrari, une Bentley ou une Aston Martin. Qu’elle ne fût leur déception lorsqu’ils ont su que c’était une voiture des années 60 !

Vous êtes très actif dans le domaine du sport automobile. Quelles sont vos réalisations à ce niveau?

Je suis un grand passionné de sports automobiles. Dès mon plus jeune âge, j’assistais à toutes les courses qui se déroulaient à Aïn Diab. Ma passion n’était pas de piloter, mais de régler ou de préparer les voitures. Cela dit j’ai constaté que la scène automobile, au fil du temps, était toujours occupée par les mêmes pilotes avec de gros bolides et de gros budgets. Il m’est donc venu l’idée d’engager une dynamique de changement : l’objectif étant de permettre à de jeunes passionnés aux revenus limités d’accéder à ce sport. Avec le lancement de la voiture économique au Maroc, j’ai décidé de ressusciter la Formule Nationale dont la dernière manifestation remonte aux années 70 avec le Renault 5. C’est ainsi que j’ai lancé en 1999, en partenariat avec Fiat, le Trophée Palio-Menara sur deux années avec pas moins de vingt-sept véhicules. J’ai constitué à cet effet un Team qui se chargeait de préparer les voitures et de les entretenir. Mon deal avec le constructeur consistait à obtenir de lui un bon prix sur les véhicules en contrepartie de la publicité dont il bénéficierait. La formule a connu un grand succès et a permis à de nouveaux talents de faire leur entrée dans la cours des grands. J’ai enchaîné de 2008 à 2010 avec la Formule Nationale Rio Cup qui reconduisait le même rapport qualité-prix. Mais comme les pilotes sont de grands enfants et qu’ils en demandaient plus, il a fallut passer de l’amateurisme à la catégorie professionnelle. En 2011 mon choix s’est porté sur une formule beaucoup plus puissante avec la Renault Clio RS. Pour la circonstance, Renault Maroc a fait un gros effort sur le tarif des voitures qui a été réduit de 30%.

Pourquoi avez-vous choisi Renault et Wafa Assurance comme partenaires ?

La renommée de la Clio n’étant plus à faire, j’ai choisi Renault car la marque dispose d’un département compétition qui permet de faire évoluer les véhicules. Ainsi on peut augmenter la puissance ou installer une boîte séquentielle. Pour les habitués des deux précédentes formules, il s’agissait d’un grand saut en termes de puissance et de sensations. Il ne faut pas oublier que le rapport poids/puissance de 5kg/ ch est très compétitif. La préparation des véhicules est également située un cran au-dessus puisque tous les équipements de la voiture sont livrés par le département Renault Sport et sont aux normes FIA. Je voudrais ajouter que le département Sport est très professionnel puisqu’au moindre souci il répond immédiatement présent. Wafa Assurance nous accompagne dans l’aventure. Forte de sa notoriété et de son leadership, elle s’applique à accompagner l’élan économique, social et sportif en assurant les grands projets et les évènements d’un Maroc en plein essor. Pour sa clientèle jeune, dynamique et responsable en s’investissant dans le domaine du sport automobile, Wafa Assurance pointe les éléments principaux liés au métier de l’assurance, à savoir la prévention et la sécurité. Je rappelle que Wafa Assurance a été l’assureur officiel en 2009 et 2010 de Marrakech Grand Prix et réitère son engagement avec l’édition 2012. Nous sommes actuellement en pleine préparation de la première manche de l’année qui se déroule sur le circuit d’ASCARI en Espagne. Ce sera l’occasion pour les pilotes d’évoluer dans des conditions d’organisation similaires à celui du Grand Prix de Marrakech, auquel notre Team, avec la «CLIO RS CUP MAROC» participera au mois d’Avril.

Quels sont vos futurs projets en sport automobile?

C’est regrettable que de nos jours le sport automobile soit si peu médiatisé, tout comme que le karting, alors que la pratique de ces deux sports est essentielle pour en faire de bons pilotes, responsables et conscients des dangers. Je pense qu’il faudrait dans un premier temps profiter de l’organisation des circuits urbains pour détecter les jeunes talents en proposant des baptêmes de piste. Au sein de notre championnat, certains pilotes se sont portés volontaires pour embarquer des jeunes et leur faire découvrir les sensations du pilotage. Dans ce sens, j’ai demandé à la Fédération de me confier des profils intéressants pour les mettre en contact avec l’univers de la course. Ensuite il faut leur permettre de faire leurs armes au sein d’un championnat accessible financièrement. Dans ce cadre, je me suis rapproché de mes partenaires, Renault Maroc et Wafa Assurance, pour leur proposer le lancement d’une course junior, comme cela se fait en France par exemple, avec la Logan Cup. Cette formule s’appellerait «Dacia Sandéro Cup». Mon prochain challenge est donc de former des jeunes pour qu’ils deviennent de futurs champions. J’attends également la mise en place d’un circuit permanent pour qu’ils puissent évoluer en toute sécurité. Ce sera aussi l’occasion de lancer la Formule Zagora qui est aujourd’hui à l’état de prototype. Il s’agit d’une voiture légère équipée d’une mécanique de moto.

Que pensez-vous du WTCC et que représente pour vous la participation de la Clio RS Cup à cet évènement?

Le grand Prix de Marrakech est une manifestation qui revêt beaucoup d’importance pour le Maroc en termes d’image et de contribution au développement du sport automobile. S’agissant de la Formule Clio RS Cup, il est évident que notre participation à la manche du WTCC aura des répercussions positives auprès du public et un impact médiatique pour nos pilotes et nos partenaires.

Avez-vous déjà participé au Rallye Classic du Maroc ?

Le Rallye Classic est une très bonne carte de visite pour le Maroc. J’ai participé à trois reprises à cet évènement au volant d’une Mercedes 280 SL, d’une Jaguar Type E et d’une Talbot. Mais c’était de la figuration, parce que je n’ai pas cherché à décrocher une place sur le podium. Ce rallye est excellent pour découvrir notre si beau pays!

Comment concevez-vous l’avenir du sport automobile au Maroc ?

Personnellement, je suis très optimiste, par que ce sport connaît aujourd’hui une dynamique qui le remet progressivement sur le devant de la scène. Je sais que la réflexion autour de la construction d’un circuit permanent est très avancée et pourrait aboutie prochainement. Par ailleurs le WTCC va certainement donner une impulsion à l’organisation d’autres manifestations similaires et pourquoi pas la Formule1? Enfin je me réjouis de voir autant de rallyes autos ou motos s’organiser et passer par le Maroc.

Est-ce que l’adage «Tel père, tel fils» se vérifie dans votre cas ?

De par mon métier et mes diverses activités, mon fils Marco, a grandi dans une ambiance particulière et très tôt il a manifesté son goût pour les sports mécaniques, il était donc prévisible qu’un jour cette même passion se manifesterait. À deux ans il avait déjà une petite moto, à huit ans en secret, son grand-père lui a apprit à conduire et lui confiait son pick-up dans la ferme, il faut dire qu’il ne risquait rien de grave dans les champs de blés ! Quand il a eu onze ans, je lui ai offert son premier kart et l’année suivante il a participé aux premières courses de karting sur le circuit de VGK. Il a eu le privilège alors qu’il n’avait pas encore son permis de conduire de participer à la première formule nationale Palio-Menara. Parti poursuivre ses études à l’étranger, il s’est engagé sur deux saisons au championnat de France FFSA Clio Cup et a remporté la troisième place Junior en 2005. A la fin de ses études il a souhaité revenir dans son pays natal et travailler à mes côtés, puis il a enchainé en compétition avec la formule Kia Rio. En 2010 nous avons rencontré en marge du Grand Prix de Marrakech, le patron de Chevrolet qui a manifesté son souhait de le revoir en Suisse. Il a intégré l’espace d’un week-end le championnat «Cruze-Cup» sur le circuit de Hockenheim. Pour une première participation, sans connaissance ni de la voiture ni du circuit, il a réalisé le meilleur temps aux essais libres, le troisième temps aux essais qualificatifs et remporté la troisième place sur le podium. Je ne cache pas que j’ai été fier que Marco évolue à l’étranger sur une voiture portant le drapeau Marocain. Avec 5 titres de champion du Maroc, il évolue actuellement en Renault Clio RS Cup.

Quelles sont les voitures qui vous passionnent le plus?

Les Ferrari, comme tout le monde (rires…) et plus particulièrement les 360 Modena et 458 Italia. En parlant de la marque Maranello, je garde un merveilleux souvenir de l’évènement que nous avons organisé, à savoir un périple touristique au profit de quelques dix-sept chanceux propriétaires de Ferrari et Maserati venus du Portugal. Il y a également une voiture datant des années 50 que j’apprécie beaucoup, c’est la Duesenberg.

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