Ferrari veut augmenter sa présence sur le marché des GT d’origine. Et elle veut le faire de bas en haut, élargissant ainsi le champ des clients potentiels. La Roma basée sur la Portofino a un style qui ne ressemble à aucune autre Ferrari GT et est propulsée par un moteur V8 Turbo de 630 ch.

Luca Montezemolo ne voulait pas trop augmenter la production de Ferrari. Il était convaincu que l' »exclusivité » a son prix et peut être plus rentable que l’expansion de la production et la « soustraction de valeur » du produit. Voici les nouvelles de la conférence de presse qu’il a donnée à Maranello. Cette vision lui a coûté son poste chez Ferrari, car la direction du groupe FCA, voulait précisément augmenter la production car elle voyait que le marché du grand luxe et de la sportivité était en pleine croissance. Une vision qui s’appuyait sur un fait : il y a de plus en plus de marques dans ces segments et elles sont toutes en croissance.

Cette vision s’est traduite cette année par une activité inhabituelle chez Ferrari, présentant 5 nouveaux modèles, dont le dernier, la Roma, présentée en avant-première à Rome à un groupe restreint de clients, de collectionneurs et d’amateurs de Ferrari.

Le choix de Rome n’est pas sans importance, car le modèle s’appelle précisément Ferrari Roma. Il cherche à élargir la base de clients potentiels, de sorte qu’il sera placé dans un plan plus bas que les Ferrari GT traditionnelles à moteur atmosphérique V12.

La Ferrari Roma est une 2+2 GT, mécaniquement basée sur le cabriolet Portofino. EIle est dotée du même moteur, un V8 turbo de 3 855 cm3 de 620 ch, en position centrale avant. Une puissance plus que suffisante pour offrir le niveau de performance digne d’une Ferrari : une vitesse de pointe de plus de 320 km/h, alors que 3″4 suffisent pour accélérer de 0 à 100 ou 9″3 pour atteindre 200 km/h. En revanche, il n’y a pas de données sur la consommation et les émissions, qui sont en cours d’approbation. La transmission est aux roues arrière, évidemment, et utilise la boîte de vitesses à double embrayage à 8 rapports que Ferrari a incorporée dans la SF90 Stradale.

Le style, cependant, est très différent de celui du Portofino ou de toute autre Ferrari GT. En ce sens, elle est innovante et semble avoir de nombreuses références à la très exclusive Ferrari Monza bien qu’il s’agisse d’un roadster. Ce nouveau modèle renonce à la grille typique remplacée par un panneau perforé, et les phares sont placés très bas. Même le pilier C ressemble plus à une GT britannique classique que les autres Ferrari. La silhouette est nette, sans fioritures, avec le capot avant abaissé et les passages de roues arrière en saillie. A l’intérieur, on a rendez-vous avec un intérieur très soigné et sportif, avec les deux sièges avant nettement différenciés et donnant l’impression d’un cockpit.

La Ferrari Roma est assez légère pour ce type de voiture, en revendiquant moins d’une tonne et demie sur la balance. Ses dimensions sont de 4,66 m de long par 1,97 m de large, et une hauteur de seulement 1,30 m.

Si on ajoute à ce modèle l’annonce d’un SUV, le Thoroughbred, et si on tient compte de la demande pour ce type de véhicules sur le marché du luxe, on ne serait pas surpris qu’en 2021, la production de Ferrari ait augmenté d’au moins 50 % par rapport à la production actuelle.

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