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ESSAI RENAULT MEGANE Le bon compromis

Vingt ans après le premier modèle de la Mégane et ses 6,6 millions de voitures vendues dans le monde, la quatrième génération arrive sur le marché. Le fleuron de la gamme est pour l’instant représenté par la GT, en attendant l’arrivée de la radicale RS. Gentlemen Drivers a été invité à en prendre le volant dans la région de Cascais, près de Lisbonne.

Présentée au dernier Salon de Francfort, cette Mégane quatrième du nom n’a pas failli à la tradition de la marque au Losange, qui a l’habitude d’agrémenter ce modèle d’une version GT, à mi chemin entre confort et sportivité. Respectant parfaitement cette philosophie, le nouvel opus s’inscrit parfaitement dans la lignée de ses prédécesseurs, en mettant l’accent sur le dynamisme, tout en évitant de verser dans la radicalité, qui reste l’apanage de la sulfureuse RS.

Esthétiquement, la nouvelle GT joue la carte du dynamisme, en affichant ses muscles via des lignes tendues le long de la carrosserie et des épaules sculptées. De face, cette version se distingue du reste de la gamme par ses entrées d’air qui troquent leurs lames horizontales pour de petites fléchettes. Quant au bouclier arrière, il est percé de deux sorties d’échappement chromées de part et d’autre du faux diffuseur, qui font écho aux deux écopes de l’avant. Le tout est valorisé par de superbes jantes alliage « Magny-Cours », qui pointent à 18 pouces.

Cette ambiance sportive se prolonge à l’intérieur. On y découvre un design façon cockpit aux finitions soignées, un volant spécifique à jante épaisse, moult surpiqûres bleues, une sellerie en alcantara perforé et les sièges avant qui ressemblent à de superbes baquets de compétition. Il y a lieu de noter la prolifération des logos « Renault Sport » qui font leur apparition sur la planche de bord, les seuils de portes, la carte de démarrage, les ailes avant, ainsi que sur le hayon. Par ailleurs, j’avais à portée de main la tablette tactile R-Link 2 de 8,7 pouces, qui pilote le système audio (Bose), les différents modes de conduite (éco, neutre, sport), le GPS et même l’inclinaison de l’affichage tête haute, en couleurs sur la nouvelle Mégane.

Plus longue que sa devancière (4,359 m, +6,4 cm), cette quatrième génération est aussi plus basse (1,447 m, -2,5 cm) avec des voies plus larges (1,591 m soit +4,7 cm à l’avant ; 1,586 m, soit +3,9 cm à l’arrière), un porte-àfaux arrière réduit et un volume de coffre de 434 litres. Ainsi trois adultes peuvent s’installer confortablement aux places arrière, plus spacieuses.

Cette version fait le plein d’équipement : alerte de franchissement de ligne, lecture des panneaux, caméra de recul, sièges avant chauffants, jantes de 18 pouces ou sélection des modes de conduite, de série, l’avertisseur d’angle mort, la commutation automatique des feux de route / croisement et le parking mains libres. Le régulateur de vitesse adaptatif et l’affichage tête-haute restent toutefois optionnels. Mais la grande nouveauté de cette Mégane GT, ce sont ses roues arrière qui deviennent directrices. C’est une première sur la Mégane et dans tout le segment des compactes. Le système 4Control braque les roues arrière à l’inverse des avant sous 60 km/h (sous 80 km/h en mode Sport) pour privilégier l’agilité, puis dans le même sens au-delà pour renforcer la stabilité.

Actif tout le temps, le 4Control recalcule 100 fois par seconde l’angle de direction des roues afin de l’ajuster en permanence. Il joue également sur l’angle de braquage du volant en le réduisant de 40 %. La sensation d’efficacité dans les épingles est sidérante, tant la Mégane recule les limites d’adhérence qui deviennent difficiles à atteindre sur route ouverte et sèche, comme lors de notre essai. Pour résumer, la GT se révèle vive, agile, tout en étant littéralement collée à la route.

Quant à l’antipatinage, il se réveille juste pour assurer la motricité en sortie d’épingle. Avec un tel niveau d’adhérence, je me suis pris vite au jeu…Le 1.6 turbo de 205 ch et 280 Nm (emprunté à la Clio RS) grâce à son caractère tonique , permet d’exploiter le châssis à bon escient, surtout au-delà de 4. 000 tr/min. Et cerise sur le gâteau, la boîte robotisée à sept rapports qui m’a séduit par sa rapidité et sa bonne gestion des changements de rapports en mode auto, offre la fonction «rétrogradage multiple», qui se déclenche en tirant la palette de gauche vers soi. C’est l’idéal pour celui qui veut se mettre dans la peau d’un pilote de rallye. De plus, la boîte embarque une fonction « Launch Control », assistant les départs canon. Ce gadget amusant, permet à la Mégane GT d’annoncer un 0 à 100 km/h en 7,1 s et une vitesse de pointe 233 km/h. Ces performances, heureusement, n’engendrent pas une consommation excessive, puisqu’elle ne dépasse les 6% en cycle mixte selon les données du constructeur.

Les émissions de CO² sont également contenues (134 g/km). Il est à noter que le conducteur peut moduler la tenue de route et la tonicité du moteur en fonction de cinq modes de conduite : Sport, Normal, Confort, Personnalisé, Eco. En mode Sport par exemple, l’habitacle est envahi par un bruit rauque développé artificiellement, tandis que le volant se raffermit, offrant une conduite très précise. Aidée par la fermeté des suspensions et des pneus taille basse, l’engin se pilote parfaitement, même sur les routes les plus sinueuses. Au final, cette Mégane GT m’a charmé par sa bonne finition, son homogénéité et l’agilité que lui confère le système 4Control. Au fil des kilomètres, j’ai été conquis par la tenue de route de ce bolide, surtout sur les routes sinueuses, au point de regretter que le moteur ne délivre pas davantage de puissance. Décidément, cette GT est un bon compromis entre confort et sportivité.

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