C’est au Centre d’essais et de recherche automobile de Mortefontaine, dans la région parisienne, que les équipes de Renault nous ont donné rendez-vous pour une journée bien chargée. Bien évidemment, les grandes vedettes étaient présentes, mais ce n’était que pour admirer leur belle plastique, leur conduite étant réservée aux pilotes.

En effet, la R.S 16 et surtout la spectaculaire R.S. 01 n’étaient là que pour rappeler les accomplissements de la division sportive de Renault, mais il faut dire que de belles bêtes nous attendaient pour faire leurs preuves sur circuit, à commencer par la Clio R.S. Trophy. Avec le temps qu’il faisait ce jour-là, elle s’est rapidement distinguée par son éclairage additionnel LED R.S. Vision, qui forme un drapeau à damier.

 

À l’intérieur, nous avons facilement trouvé la position idéale, grâce notamment, aux sièges sport au maintien renforcé, qui nous ont permis d’aborder les chicanes avec un confort déconcertant. Equipée d’un bloc qui développe 220 ch et un couple de 280 Nm et faisant appel à une boîte à 6 vitesses et double embrayage, elle obéit au doigt et à l’oeil, grâce aux palettes au volant. Elle se place avec une précision chirurgicale et sans parler du son qu’elle nous a offert, à travers sa ligne d’échappement Akrapovic et sa double canule d’échappement carbone.

Nous avons également pris en main la Mégane GT, avec son bloc 1,6l Turbo, qui développe 205 ch et qui nous a bluffés par sa maniabilité et sa tenue de route. Moins radicale que les R.S., elle s’en sort honorablement sur circuit, avec ses 4 roues directrices et son châssis 4CONTROL. Développée par Renault Sport Technologies, la technologie 4CONTROL gère le braquage des roues arrière, pour s’adapter à toutes les situations et surtout pour offrir à sa clientèle sportivité et confort.

D’ailleurs pour ceux qui rêvent d’une R.S. sans trop oser franchir le pas, elle offre le mode R.S. Drive qui modifie la réactivité du châssis, la cartographie moteur, l’étagement de la boîte à vitesses, le comportement de l’ESP, la direction et surtout la sensibilité de la pédale d’accélérateur. On peut vous dire qu’en l’effleurant, elle réagit. Mais pour vivre complètement cette sportivité recherchée, c’est au volant de la Mégane R.S. que nous avons trouvé notre bonheur. Il est vrai qu’on peut louer sa technologie embarquée ou encore sa sonorisation, mais ce n’est rien à côté des sensations qu’elle nous a offert sur circuit. Avec son châssis R.S., qui est équipé d’un Train Avant à Pivot Indépendant, un passage optimal de la puissance aux roues motrices est garanti. Animée par le moteur 2.0 T, qui développe 275 ch et un couple de 360 Nm, il y a des virages où nous n’avons même pas eu besoin de rétrograder. L’avantage d’avoir un moteur coupleux ! Pour finir la journée en beauté, c’est dans la Clio Cup que nous avons pris place, mais cette fois, en tant que passagers.

Cette version étant développée spécialement pour la course, c’est un pilote professionnel qui en a pris le volant. On aura beau faire des essais, c’est toujours aussi enthousiasmant de se retrouver dans des habitacles aussi dépouillés, sur des sièges baquets avec leurs harnais. Cette Clio Cup fait, certes, appel au même bloc que la RS, le 1,6 qui développe 220 ch et un couple de 270 Nm, mais elle joue sur le poids et les réglages techniques pour être efficace sur circuit. Renault a une nouvelle fois prouvé que sa division sportive ne cesse de se développer et d’évoluer pour notre plus grand bonheur et celui des fans de la firme au losange.
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