Pour les férus de belles voitures, la Jaguar F Type représente le firmament de ce qui se fait en termes d’esthétique et de pureté des lignes. Descendante de la mythique Jaguar Type E, elle en conserve l’ADN, tout en s’adaptant à son époque et en faisant valoir des qualités dynamiques et technologiques de haut vol. Pour vous la faire découvrir davantage, Gentlemen Drivers a pris le volant du coupé V6 à Dubaï.

Quand on parle de la Jaguar F-Type, on pense immédiatement à sa sublime carrosserie. Un design épuré, qui trouve sa source d’inspiration dans le concept-car C-X16, découvert au Salon de Francfort 2011. Mêlant sportivité et élégance, la F-Type fait clairement référence à certains modèles prestigieux du constructeur britannique, comme les Type C, D ou E. La signature esthétique du Coupé est définie par l’impressionnante calandre, ponctuée par des «branchies de requin» de chaque côté. Les feux de jour LED en forme de «J», remontent sur l’aile avant, qui ensuite retombe élégamment le long de la portière, pour se fondre dans la hanche formée par l’aile arrière. Quant au style à l’arrière, il a été préservé, grâce à un spoiler escamotable, qui se relève à 110km/h. Il se rabaisse en-dessous de 80km/h, pour équilibrer la voiture et en réduire la portance jusqu’à 120kg. La largeur de la poupe est renforcée par la finesse des feux LED qui s’étendent sur les ailes pour pratiquement atteindre les passages de roues arrière. Ces feux restent invisibles tant qu’ils ne sont pas utilisés. La F TYPE Coupé est aussi équipée d’un troisième feu stop en ruban, parfaitement intégré au hayon. S’agissant des mensurations, le gabarit de la bête est raisonnable.

La F-Type mesure 4,47 m de long (contre 4,49 m pour une Porsche 911). Séduisante à l’extérieur, la Jaguar F-Type Coupé l’est tout autant à son bord. Le style est très exclusif, mais aussi très épuré, à l’instar de cette console centrale aux rares touches visibles ou bien de l’instrumentation très minimaliste. Y a lieu de ,noter les aérateurs originaux qui se déploient lors de la mise en route.

La position de conduite, elle, est presque irréprochable, d’autant plus que les sièges offrent de multiples réglages. Malgré l’absence d’espaces de rangement, la F-Type se rattrape au niveau du coffre, doté d’une ouverture généreuse et d’un volume supérieur à la moyenne (de 315 à 407 litres). Dès la mise en route, la sonorité est rageuse et envoûtante. C’est la première fois qu’un V6 aura autant flatté nos tympans. L’échappement sport y est pour beaucoup. Le son est si guttural qu’on croirait avoir affaire à une plus grosse cylindrée. En décélération, on a droit à de jolies pétarades. Pour en avoir le plein contrôle, on s’en remet aux «palettes» pour changer les rapports. Une fois le mode sport de l’échappement activé (en option sur la F-Type V6), à chaque accélération, nos six cylindres jouent la mélodie du bonheur ! La sonorité de la Jaguar, joliment agrémentée d’explosions aux changements de rapports ou aux levers de pied, séduira les mélomanes avec son timbre polymorphe, couvrant tant les graves que les aigus. L’odorat bien servi par les effluves de cuir et de Actu évènement Motors gomme brûlée pousse à faire davantage corps avec la voiture. Bien aidée par sa boîte à huit rapports, le V6 s’avère très dynamique, avec un 0 à 100 km/h en 5,3 s et une vitesse de pointe flirtant avec les 260 km/h. Ce V6 3.0l profite de son compresseur pour délivrer un couple généreux: 450 Nm. Cette réserve de force tranquille est également disponible bas dans les tours (dès 3.500 tr/min).

Débordant de couple, le V6 assure des reprises canon. Les huit rapports courts de la boîte automatique ZF s’enchaînent sans délai et on se retrouve rapidement au-dessus de la vitesse permise. On ne s’en lasse pas, malgré le fait que la circulation peu fluide sur les artères de Dubai ne nous a pas donné la possibilité d’exploiter tout le potentiel de la bête. Il est à noter que l’adoption d’une direction à assistance électrique et non plus hydraulique, donc moins énergétivore a réduit la consommation moyenne normalisée, qui a chuté de 9,1 l/100 km à 8,9 l/100 km (211 g/km de CO²). Sur la route, la suspension active préserve un bon confort de marche. La répartition des masses quasi parfaite, avec un 50/50, garantit un comportement routier sain et équilibré, quelles que soient les conditions de conduite. La stabilité est renforcée par la structure en aluminium du châssis, qui est garante d’une belle rigidité (Jaguar annonce une progression de 80 % par rapport au roadster). Sur quelques portions sinueuses, nous avons tenté de malmener quelque peu le fauve, histoire de voir ce qu’il a dans les tripes en conduite musclée. Résultat : le châssis se révèle plaisant. En entrée de virage, si on lève le pied, l’anglaise conserve son agilité – l’arrière se met à bouger- et si on remet les gaz à fond, la Jaguar se met toujours à survirer. Très excitant.

Au final, le coupé Jaguar V6 procure beaucoup de plaisir à son conducteur, d’autant plus qu’il permet de rouler vite et avec une belle marge de sécurité. Mais il ne faut pas s’y tromper, la conduite musclée n’est pas son dada. En effet, ce sexy coupé bourgeois se destine plus au cruising qu’à l’attaque. Mais quelle jouissance !

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